Etat d'urgence, deuil national : quelles conséquences en Anjou ?


Rédigé par Rédaction Angers Mag - Angers, le 16/11/2015 - 08:29 / modifié le 28/05/2016 - 09:34


Après avoir réuni samedi matin une réunion d'état major extraordinaire puis reçu l'après-midi les élus du département, la préfète de Maine-et-Loire, Béatrice Abollivier, a annoncé les mesures prises au plan local, suite à l'instauration de l'état d'urgence.



Sur le parvis de l'Hôtel de Ville d'Angers, les drapeaux sont en berne. Ils le resteront jusqu'à mardi soir, au terme des trois jours de deuil national.
Sur le parvis de l'Hôtel de Ville d'Angers, les drapeaux sont en berne. Ils le resteront jusqu'à mardi soir, au terme des trois jours de deuil national.
la rédaction vous conseille
Alors que les premières bougies ont été allumées samedi après-midi sur les marches du Grand Théâtre, place du Ralliement, la nouvelle préfète du Maine-et-Loire a tenté de dissiper devant la presse le flou qui régnait quant aux conséquences locales de l'état d’urgence.

Quelques heures après que le Président de la République a décrété trois jours de deuil national (dimanche 15, lundi 16 et mardi 17 novembre), Béatrice Abollivier a donc d’abord donné sa position quant à la tenue de rassemblements spontanés. "Le temps du deuil rend inopportun les rassemblements de toute nature et j'appelle donc à décaler ces initiatives après les trois jours". En clair, si la préfète n'interdit pas explicitement ces manifestations spontanées dans l'intervalle, elle a souligné, à plusieurs reprises durant son allocution, qu'elle les "déconseill[ait] vivement". "Il faut être très prudent dans l'émotion. Tout débordement peut être risqué".

En toute logique, concernant la minute de silence prévue lundi midi par Matignon, Béatrice Abollivier invite les citoyens à "l'observer à l'endroit où ils se trouvent."  Que faire alors de l'invitation lancée aux Angevins par Christophe Béchu à se réunir à cette occasion, à 12h, sur le parvis de l"Hôtel de Ville ?

Pas d’interdiction non plus à propos des manifestations culturelles ou sportives. "Nous sommes entrés en contact avec les organisateurs pour leur rappeler les règles du plan Vigipirate renforcé, en place depuis septembre 2014". Une piqûre de rappel donc, mais pas d’annulation, ni pour la Foire Saint-Martin, ni pour les matchs dominicaux de football (mais les fédérations nationales de basket et de volley en ont décidé autrement), ni pour la Tricks Party prévue ce samedi soir au Chabada ou le festival Les Z'Eclectiques à Chemillé, par exemple.

Enfin, Béatrice Abollivier a annoncé la suspension des voyages et sorties scolaires dans le département et ce, jusqu'à nouvel ordre, comme c'est le cas au niveau national. 

L’état d'urgence annoncé hier par François Hollande semble donc être "à deux vitesses", selon les mots du procureur d’Angers, Yves Gambert. En effet, s'il a été décrété au niveau national, sa mise en place reste beaucoup plus restrictive en Île de France qu'ailleurs. "Notre rôle est d'adapter la posture à la menace ressentie au niveau local", a précisé Béatrice Abollivier.

L'état d'urgence dans le texte
(source préfecture de Maine-et-Loire)
"Cette disposition exceptionnelle est prévue par la loi du 3 avril 1955 et permet dans un contexte de trouble grave à l’ordre public, à l’autorité administrative (les préfets) de prendre des mesures renforcées pour préserver l’ordre public et prévenir de nouveaux attentats terroristes.

Dans tous les départements, les préfets peuvent ainsi :
• Restreindre la liberté d’aller et venir en instaurant des zones de protection ou de sécurité particulières, ou en interdisant la circulation dans certains lieux (couvre-feu)
• Interdire le séjour dans certaines parties du territoire à toute personne susceptible de créer un trouble à l’ordre public.
• Réquisitionner des personnes ou moyens privés.

En Ile-de-France, les préfets peuvent :
• Interdire certaines réunions publiques ou fermer provisoirement certains lieux de réunion.
• Autoriser des perquisitions administratives en présence d’un officier de police judiciaire.
• Assigner à résidence toute personne dont l’activité s’avère dangereuse pour la sécurité et l’ordre public."



















Angers Mag











Angers Mag : RT @IncroyableSCO: Angers SCO à la pêche aux points face aux Merlus du @FCLorient ce soir (20h) à Jean-Bouin ! #SCOFCL #VibrezSCO https://t…
Samedi 3 Décembre - 12:56
Angers Mag : ChroniK'Ô Noir - #18 : "Plateau", de Franck Bouysse: Chaque mois, la journaliste Martine... https://t.co/V0soKdy4ie https://t.co/07YeiZrSfq
Samedi 3 Décembre - 09:00
Angers Mag : Report'Cité : portez la plume, s'il vous plaît !*: Un an et demi après son lancement, le... https://t.co/Qf1FyGW1iJ https://t.co/P8YYlZPYdm
Vendredi 2 Décembre - 19:06
Angers Mag : #musique De Macao à Pergolèse,la riche actualité de l'ensemble Amarillis @Angers https://t.co/hAW8WkdOUw
Vendredi 2 Décembre - 10:46



cookieassistant.com