Eva : Quand les robots se confondent aux hommes

Premiers Plans Angers 2012


Rédigé par Coralie Ganivet - Angers, le 25/01/2012 - 12:31 / modifié le 25/01/2012 - 12:41


Passionné de science-fiction, Kike Maíllo rêvait depuis de nombreuses années de réaliser un film où robots et humains se confondraient dans un même environnement. Un film unique en son genre, où les robots seraient aussi inquiétants qu’attachants. Pari gagné pour le jeune réalisateur qui signe avec Eva son premier long métrage.



Kike Maillo, le réalisateur.
Kike Maillo, le réalisateur.
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Dans le paysage cinématographique du festival, le film en compétition de Kike Maíllo a le mérite de détonner. Alors que la sélection officielle rassemble d’ordinaire uniquement des films d’auteurs, Eva, présenté hier soir à une salle archi-comble, s’apparente davantage à un film grand public, touchant à la fois à la fantaisie et à la science-fiction. Un parti pris que le cinéaste assume pleinement, se réjouissant même de l’accueil toujours enthousiaste des spectateurs. « A chaque projection, le public est toujours surpris », s’enchante-t-il.

Eva, c’est avant tout une histoire futuriste où Alex, ingénieur en cybernétique revient après dix ans d’absence à Santa Irene pour réaliser un projet ambitieux pour la faculté de robotique, celui de créer un enfant robot capable de ressentir des émotions et de les exprimer. En reprenant sa vie d’avant, Alex vient bouleverser le quotidien de son frère David, désormais en couple avec Lana, son premier amour qu’il a abandonné dix ans plus tôt. Très vite, il va s’attacher à leur fille, Eva, dont la singularité l’intrigue.

Souvenirs d'enfance

Ce scénario, Kike Maíllo l’avait en tête depuis de nombreuses années, alors qu’il n’était encore qu’un enfant. C’est en voyant un épisode de « Dr Who » (série télévisée de science-fiction britannique N.D.L.R), dans lequel il y avait beaucoup de Daleks (une espèce d’extraterrestres inventée pour la série dont l’allure est caractéristique de celle des robots N.D.L.R), que le jeune homme s’est pris de passion pour ces « créatures ». Avant de pouvoir les mettre en scène dans un long métrage, Kike Maíllo s’amusait à en créer avec tout ce qu’il avait à portée de mains, cartons, crayons, boîtes…

Pour présenter au public un film qui lui ressemble, le réalisateur s’est inspiré de son vécu et de ses ressentis. C’est comme ça que l’on comprend pourquoi le personnage d’Alex est inséparable d’un chat-robot dans le film. Il y a cinq ans, Kike Maíllo a perdu le sien, dont il était très proche. « Depuis, je vis seul », plaisante-t-il.



















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