Alceste, Célimène et Philinte, hier soir sur la scène du Plessis-Macé
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Convaincu que le Misanthrope qu’il a mis en scène est certainement l’un des meilleurs que l’on soit amené à voir, Francis Huster qui semble haïr la terre entière s’est glissé à merveille, comme on pouvait l’imaginer, dans la peau d’Alceste, le personnage principal de l’une des plus belles œuvres de Molière.
« L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait », disait Alceste à Philinte (Francis Perrin), son ami, celui dont il ne comprend pas qu’il puisse au contraire apprécier ce qui l’entoure. Mais Alceste est ainsi parce qu’il aime follement Célimène. « Mais Alceste ne peut pas aimer parce qu’il ne s’aime pas lui-même », déclarait Francis Huster lors de la présentation de ce qu’il considère comme une véritable tragédie, loin devant celles de Shakespeare.
« Le Misanthrope est certainement l’un des plus beaux chants d’amour que l’on ait écrit », expliquait Nicolas Briançon, le Directeur artistique du Festival d’Anjou, en présentant cette comédie, qui inaugurait une semaine du Festival d'Anjou dédiée à Molière.
Sans décor, avec des costumes très actuels, smoking pour Alecste, anorak pour Philinte ou encore pantalon noir et chemise blanche pour Célimène, le Misanthrope d’Huster est certainement l’un des meilleurs que l’on puisse voir, tant il est imprégné de son personnage. Vraisemblablement invivable dans la vie, tout au moins c’est l’image qu’il se donne, il l’est parfaitement sur scène.
Comme il le fut l’an dernier dans Don Juan, sur la même scène, Huster - Alceste est un personnage odieux, vaniteux, à l’égo surdimensionné, faisant partie de ceux que l’on n’aimerait pas compter parmi ses amis. D’ailleurs a-t-il encore de vrais amis, pas sûr ? Sur scène, Francis Huster fait table rase de ses proches, le genre humain étant, comme il le déclare dans le Misanthrope, peu fréquentable.
« Moi, votre ami ? Rayez cela de vos papiers », adresse-t-il à Philinte, lui démontrant qu’il n’a que faire de son amitié. Quant à Célimène qui profite pleinement de la vie, faisant la fête avec quelques jeunes marquis, Alceste préfère fuir que se joindre à cette troupe. L’amour n’étant pas concevable selon lui, sans colère et sans mépris. Il n’arrivera jamais à lui déclarer sa flamme, préférant alors s’enfermer dans la solitude.
Dans ce style du personnage pédant, incompris, Francis Huster excelle, tout comme Philinte – Perrin, totalement opposé, qui essaie vainement de le ramener à la raison. Mais il n’y parviendra pas.
Tout en conservant le texte d’origine, Francis Huster qui se fond dans la peau de Molière, lequel jouait Alceste le 4 juin 1666 au Théâtre du Palais-Royal, a réussi la prouesse de transposer cette comédie à notre époque, grâce aux costumes, mais aussi aux comédiens, à l’exemple des deux jeunes marquis, que l’on imagine plus dans une fête branchée que sur une scène du théâtre classique.
Les comédiens ont l’âge de leur personnage. Ils démontrent que Molière n’a pas pris une ride, les mœurs de la cour de Louis XIV et l'hypocrisie des courtisans sont encore d’actualité notamment dans les milieux où s’enferment de nos jours les célébrités qui défraient la chronique people.
« L’ami du genre humain n’est point du tout mon fait », disait Alceste à Philinte (Francis Perrin), son ami, celui dont il ne comprend pas qu’il puisse au contraire apprécier ce qui l’entoure. Mais Alceste est ainsi parce qu’il aime follement Célimène. « Mais Alceste ne peut pas aimer parce qu’il ne s’aime pas lui-même », déclarait Francis Huster lors de la présentation de ce qu’il considère comme une véritable tragédie, loin devant celles de Shakespeare.
« Le Misanthrope est certainement l’un des plus beaux chants d’amour que l’on ait écrit », expliquait Nicolas Briançon, le Directeur artistique du Festival d’Anjou, en présentant cette comédie, qui inaugurait une semaine du Festival d'Anjou dédiée à Molière.
Sans décor, avec des costumes très actuels, smoking pour Alecste, anorak pour Philinte ou encore pantalon noir et chemise blanche pour Célimène, le Misanthrope d’Huster est certainement l’un des meilleurs que l’on puisse voir, tant il est imprégné de son personnage. Vraisemblablement invivable dans la vie, tout au moins c’est l’image qu’il se donne, il l’est parfaitement sur scène.
Comme il le fut l’an dernier dans Don Juan, sur la même scène, Huster - Alceste est un personnage odieux, vaniteux, à l’égo surdimensionné, faisant partie de ceux que l’on n’aimerait pas compter parmi ses amis. D’ailleurs a-t-il encore de vrais amis, pas sûr ? Sur scène, Francis Huster fait table rase de ses proches, le genre humain étant, comme il le déclare dans le Misanthrope, peu fréquentable.
« Moi, votre ami ? Rayez cela de vos papiers », adresse-t-il à Philinte, lui démontrant qu’il n’a que faire de son amitié. Quant à Célimène qui profite pleinement de la vie, faisant la fête avec quelques jeunes marquis, Alceste préfère fuir que se joindre à cette troupe. L’amour n’étant pas concevable selon lui, sans colère et sans mépris. Il n’arrivera jamais à lui déclarer sa flamme, préférant alors s’enfermer dans la solitude.
Dans ce style du personnage pédant, incompris, Francis Huster excelle, tout comme Philinte – Perrin, totalement opposé, qui essaie vainement de le ramener à la raison. Mais il n’y parviendra pas.
Tout en conservant le texte d’origine, Francis Huster qui se fond dans la peau de Molière, lequel jouait Alceste le 4 juin 1666 au Théâtre du Palais-Royal, a réussi la prouesse de transposer cette comédie à notre époque, grâce aux costumes, mais aussi aux comédiens, à l’exemple des deux jeunes marquis, que l’on imagine plus dans une fête branchée que sur une scène du théâtre classique.
Les comédiens ont l’âge de leur personnage. Ils démontrent que Molière n’a pas pris une ride, les mœurs de la cour de Louis XIV et l'hypocrisie des courtisans sont encore d’actualité notamment dans les milieux où s’enferment de nos jours les célébrités qui défraient la chronique people.








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