Festival d'Anjou : "Gagner en cohérence"


Rédigé par - Angers, le Samedi 10 Juin 2017 à 09:00


Martin Morillon, 43 ans, a pris la tête de l’EPCC Anjou-Théâtre en octobre après huit années passées à la direction du projet Vendéspace. Un choix du cœur pour un festival plein d’avenir, selon lui.



Martin Morillon, le nouveau directeur de l'EPCC Anjou-Théâtre.
Martin Morillon, le nouveau directeur de l'EPCC Anjou-Théâtre.
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Quel est le ressort de votre arrivée en Anjou ?

« Ma passion pour le spectacle vivant. La culture est pour moi un enjeu de civilisation. Après quatre années à piloter le projet Vendéespace puis quatre autres à le diriger, j’ai eu envie de me remettre en danger sur une orientation plus proche de mon « moteur ». J’ai plus d’émotion devant une Traviata que devant un but d’Accambray (William de son prénom, arrière de l’équipe de France de handball, NDLR) aussi beau soit son geste (sourires). J’ai eu l’occasion de rencontrer Nicolas Briançon au festival de Terre Neuve à Fontenay-le-Comte et ça a tout de suite « matché ». »

Que représente le festival d’Anjou pour vous ?

« C’est d’abord une institution. Des événements de ce type qui en arrivent à leur 68e édition, ils ne sont pas légion en France. Ensuite, je suis d’origine choletaise, l’alliance de ce festival au territoire a toujours eu une résonance en moi. Toutes proportions gardées, il est aux habitants du Maine-et-Loire, ce que le Vendée Globe est à la Vendée. Personne n’imagine de le voir disparaître. C’est une fierté et une joie de diriger l’établissement public qui le porte. »

En plus d’Anjou-Théâtre, vous assumez aussi la direction du service cultures et patrimoine du Conseil départemental. Pour quelle finalité ?

« Jusqu’alors, l’action culturelle du département de celle de l’EPCC Anjou-Théâtre vivaient bien mais de manière parallèle et il était devenu de plus en plus difficile de faire entrer dans les projets de territoires, des projets artistiques souvent pluridisciplinaires. Nous allons donc créer un comité des arts vivants, en impliquant les élus des 9 EPCI (intercommunalités) de Maine-et-Loire et des professionnels pour, dès l’année prochaine, consacrer des crédits adéquats de soutien à la création. En visant des projets qui auront vocation à rayonner et tourner. L’idée, c’est de gagner en cohérence. » 




Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur








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