Festival d'Anjou : la 66e édition par le menu...


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Lundi 8 Juin 2015 à 07:37


Le Festival d'Anjou débute lundi soir par la création de son directeur artistique, "Paris Broadway", au château du Plessis-Macé. Le premier jour d'une quinzaine éclectique et qualitative, sur scène comme en dehors. Petit tour d'horizon ci-dessous.



Triomphateur des derniers Molière, le directeur artistique du festival, Nicolas Briançon, présentera sa nouvelle création, "Paris Broadway" et donnera la réplique à Marie Gillain dans "La Vénus à la fourrure" (notre photo).
Triomphateur des derniers Molière, le directeur artistique du festival, Nicolas Briançon, présentera sa nouvelle création, "Paris Broadway" et donnera la réplique à Marie Gillain dans "La Vénus à la fourrure" (notre photo).
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L’ouverture : « Paris-Broadway »

« J’adore le cabaret, le show, le strass et les paillettes… et je l’assume pleinement. Je l’assume d’autant plus que je pense que l’époque actuelle a besoin de cette légèreté, qui n’est pas une facilité ». Le directeur artistique du festival Nicolas Briançon se fait plaisir et veut faire plaisir en créant « Paris / Broadway », une comédie musicale rendant hommage à cette tradition née en France et sublimée outre-Atlantique.

« C’est ici, avec l’opérette, qu’est né le genre « comédie musicale ». Le peuple français est l’un des rares à avoir aussi bien intégré le jazz dans la chanson. De Trenet à Aznavour, nous possédons des mélodistes extraordinaires. Et, bien sûr, les Américains lui ont donné ses lettres de noblesse : « Irma la douce », « Singing in the rain », « All that jazz »… ».

Sur scène, quatre musiciens et cinq interprètes racontent l’histoire de deux danseuses à Paris qui, peinant à trouver du travail à Paris, s’envolent vers les Etats-Unis… habillées en homme. « La comédie musicale parle souvent d’elle-même, de comédiens qui connaissent la galère avant de triompher. Cette création est donc en forme de clin d’œil à cette tradition. Mais nous avons essayé de complexifier l’histoire et de faire naître des réactions troubles entre ces travesties et le monde qu’elle découvre ».

Comme un clin d’œil à ses débuts, aussi, lui-même ayant commencé sa carrière dans le théâtre musical, et avec cette idée de mettre en lumière l’élégance et le raffinement au cœur de l’humour et de la légèreté, Nicolas Briançon ouvrira cette et sa 66e édition avec « Paris / Broadway », lundi 8 juin au Plessis-Macé. Un spectacle coproduit par le Festival d'Anjou, sa compagnie et le théâtre de la Pépinière à Paris et où il sera joué lors de la saison 2015/2016.

"Née sous Giscard" de Camille Chamoux, clôturera la 66e édition du Festival d'Anjou. Un choix audacieux, malgré le succès de la proposition partout où elle passe.
"Née sous Giscard" de Camille Chamoux, clôturera la 66e édition du Festival d'Anjou. Un choix audacieux, malgré le succès de la proposition partout où elle passe.
Les têtes d’affiche

Têtes d’affiche…  comprenez des noms du théâtre et du cinéma qui parlent à tout le monde pour de bonnes raisons. Elles sont nombreuses à débarquer en Anjou pour cette 66e édition. Petite revue de détail.

Par ordre d’apparition, citons Gérard Jugnot qui incarne le cultissime François Pignon, aux côtés d’Alexandra Vandernoot (Le dîner de cons, la série Highlander), dans « Cher Trésor » de Francis Weber. Véritable carton populaire, le « boulevard » sera joué les 10, 11 et 12 juin au Plessis-Macé.

Claude Brasseur sera également de la fête : le comédien incarne Clémenceau » dans « La colère du Tigre » de Philippe Madral (15 et 16 juin), face à un fidèle du festival, Yves Pignot, dans la peau de Claude Monet.
L’humoriste (mais pas que) Chantal Ladesou prend la robe d’avocate dans la pièce que Jean Robert-Charrier a écrite pour elle, « Nelson » (17, 18 et 19 juin aux Arènes de Doué-la-Fontaine), ou la rencontre de deux familles aux antipodes.

Attention, aéropage d’étoiles : le rare et précieux Michel Piccoli, la concernée Jane Birkin et le sociétaire de la Comédie-Française Hervé Pierre lisent « Gainsbourg, poète majeur » le 20 juin.

En écrivant « La Vénus à la fourrure », l’auteur allemand Léopold von Sacher-Masoch fit naître réflexion philosophique (Deleuze), films (le récent et très beau de Polanski) et pièces, dont celle de David Isner. Le directeur du festival Nicolas Briançon et la comédienne Marie Gillain endossent avec talent les costumes de Thomas et de Wanda, sous le regard de Jérémie Lippman (24 juin). L’actrice et la pièce ont été couronnées chacune par un Molière.

Il a étonné, envoûté, ravi lors de son dernier passage, sous la pluie, au château du Plessis-Macé : François Morel revient en terrain conquis avec « La fin du monde est pour dimanche » (26 juin). Et c’est au Quai d’Angers !

Le même jour, le facétieux Ged Marlon met en scène l’artiste inclassable Tom Novembre pour un « Récital » forcément iconoclaste et drolatique au Petit Théâtre Bouvet Ladubay à Saumur.

Enfin, le lendemain, la révélation Camille Chamoux clôturera le festival en réglant leur compte à ceux qui sont « nés sous Giscard ».

Les nouveautés

Retour dans la cité. Cela faisait longtemps que Nicolas Briançon l’espérait. Le festival est bel et bien de retour à Angers (lire notre dossier à ce sujet). Et notamment par le biais d’une invention griffée Briançon : le Concours des Compagnies.  Les cinq spectacles retenus se jouent sur la scène du Grand Théâtre, à 19 heures. « Les troupes seront sur un pied d’égalité et ne dépendront pas de l’orage, du vent ou du beau temps. Pour l’équité, ce n’est pas rien » se félicite le directeur.

Le Quai se fait aussi écrin du festival. Il y accueille François Morel le 26 juin.

Temps resserré. « Ces quatre semaines épuisaient tout le monde, équipes et publics ». D’un mois, le Festival s’étale cette année sur trois semaines. Avec l’espoir de créer une nouvelle dynamique.

SunDay, la journée familiale. Le château du Plessis-Macé s’ouvre à la famille pour un moment festif autour de la thématique du spectacle vivant. Au menu : spectacles, concerts, visites et pique-nique géant.

« Dernière minute ». Réservé aux étudiants, ce tarif leur permet d’acheter une place à 8 €, sur le site du spectacle, dans la limite des places disponibles.

Navettes gratuites entre Angers et les sites de spectacles pour les scolaires, étudiants et demandeurs d’emploi.

L'affiche de ce 66e Festival d'Anjou.
L'affiche de ce 66e Festival d'Anjou.
L'affiche : Champagne !

« Pour une fois que l’on demande mon avis ! (rire). C’est la première affiche dont je suis pleinement satisfait. Elle est moderne, belle et élégante ». Il n’aura fallu que deux secondes à Nicolas Briançon pour trancher.

Il faut dire le visuel de cette 66e édition correspond tout à fait à l’esprit cabaret si cher au directeur artistique du festival, esprit qui anime son spectacle « Paris Broadway ». Et c’est pourtant le fruit du hasard, comme le souligne Virginie Jouet (Carré de Lune), graphiste indépendante qui signe cette création. « J’ai proposé cinq visuels, avec, il est vrai, une préférence pour deux d’entre eux, dont celui retenu. Ce qu’il y a de vraiment génial avec l’équipe du festival, c’est qu’elle fait entièrement confiance. J’avais carte blanche. En général, le cahier des charges est assez strict. Cette liberté permet de faire des expériences, même si le fait de partir de rien peut aussi faire un peu peur ».

Virginie Jouet avoue avoir imaginé cette image assez rapidement, assez naturellement. « J’avais l’idée d’une présence humaine et aussi celle d’un personnage théâtral festif, qui représente les arts vivants. Il fallait qu’émane de lui une impulsion, une dynamique, comme une invitation à venir découvrir les spectacles. Et puis il y a un côté mode aussi, qui me vient de mon passage, pendant cinq ans, chez le couturier Kenzo ».

Sans visage, le personnage n’impose rien et permet à l’imaginaire de vagabonder. « Les codes couleurs sont importants aussi… On pense à Mondrian et à Ben. Ça lui donne un aspect contemporain ».












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