Festival d’Anjou : la bande du Tabou et un lion sous la pluie


Rédigé par - Angers, le Dimanche 6 Juillet 2014 à 10:15


La 65e édition du Festival d’Anjou a bien failli s’achever comme elle avait commencé, c'est-à-dire par une annulation. Mais c’était sans compter sur la persévérance de François Morel qui, malgré les trombes d’eau, a poursuivi son spectacle « Le soir, des lions » pour le plus grand plaisir d’un public transi.



François Morel, dans son spectacle "un soir, des lions"
François Morel, dans son spectacle "un soir, des lions"
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Les pluies orageuses de juillet ? Il en aurait fallu beaucoup plus à François Morel pour mettre fin à son spectacle. Debout, en maillot de corps sous la pluie, buvant un verre de vin rouge, « pour se réchauffer », l’humoriste, comédien et excellent chanteur, n’a pas plié. La pluie, il s’en est même amusé. « Tiens il pleut » disait-il alors que les spectateurs avaient déjà enfilé leurs ponchos, donnant du même coup une touche colorée aux gradins.

L’après-midi les techniciens avaient déjà prévu le coup, en installant des tentes au-dessus des instruments de musique, afin de protéger les musiciens de François Morel. Le dispositif s’est montré efficace et aura permis de maintenir le spectacle coûte que coûte.

François Morel était comme le public l’attendait. Lui dont le leitmotiv est « pour un rire désarmant, faites l’humour pas la guerre », a montré hier soir toute l’étendue de son répertoire, jouant avec les mots et les attitudes, parfois attendrissantes, notamment avec son ours en peluche. Comme on l’aime. Désarmant, François Morel l’est vraiment, même quand il chante des textes parfois surprenants repris à sa sauce, aux grands de la chanson française.

Hier soir tout était prétexte à rire, parfois jaune, même le titre « Un soir, des Lions » qu’il évoque au cours de son spectacle. Ce titre est né d’une rencontre de la troupe des Deschiens avec le patron d’une trattoria de Francfort en Allemagne. « Le patron regardait ses serveurs qui avaient fait la fête toute la nuit et qui, le midi, n’étaient pas très frais », souligne Morel. « Regardez les, le soir, des lions, le matin des pauvres cons… », reprend Morel qui affirme que « lorsqu’on est sur scène le soir on se sent lion » (même sous la pluie). Mais parfois le matin on est un peu moins brillant ».

L’humoriste joue aussi avec les trois musiciens qui l’accompagnent, tous aussi cabotins que lui, n’hésitant pas eux aussi à payer de leur personne dès que Morel a le dos tourné. Excellent chanteur, celui que beaucoup de ceux qui étaient là hier soir prennent plaisir à écouter chaque semaine sur France-Inter, a chanté les lendemains de fêtes arrosés, les cas sociaux et les nappes à carreaux qui ont bercé toute sa jeunesse, à quelques encablures d’Angers. Un vrai régal pour les oreilles et pour les yeux, les mimiques de Morel étant uniques. Même, quand assis songeur sur son tabouret, il s’arrache une crotte de nez pour faire semblant de la manger. La tendresse, la malice, l’émotion… du grand Morel, quoi !

A lire, pour mieux connaitre François Morel ...

Le prix du jury professionnel à « la bande du Tabou »

Stéphane Martinez, Président de Mécène et Loire, remettant le prix aux comédiens de la bande du Tabou
Stéphane Martinez, Président de Mécène et Loire, remettant le prix aux comédiens de la bande du Tabou
La dernière soirée du festival d’Anjou est aussi l’occasion de remettre les prix et trophées aux meilleures compagnies qui se sont produites au cours de la semaine.

Le prix du jury professionnel doté de 20 000 € a été attribué à « La bande du tabou », un spectacle haut en couleurs et chansons qui retrace les moments forts du Tabou, cher à Boris Vian entre autres, le célèbre cabaret parisien de Saint Germain des Prés.

Le prix du jury professionnel à un(e) comédien(ne), doté de 1 000 € a été remis à Paul Jeanson pour son interprétation magistrale de Marito dans « Le cas de la famille Coleman ».

Le prix du jury étudiants, d’une valeur de 5 000 € a été attribué à la compagnie le Fouic pour « Mangez-le, si vous voulez », un spectacle électro-rock sur un fait divers sordide qui n’est pas passé inaperçu du jeune public.

Créé en 2006 par Nicolas Briançon, le directeur artistique du Festival d'Anjou, le concours des compagnies a pour objectif de présenter et encourager financièrement les nouveaux talents de la scène théâtrale française.

Pari réussi, une fois de plus par Nicolas Briançon, dont le contrat qui arrivait à échéance cette année, devrait être renouvelé l’an prochain. « Je vais agir auprès du Conseil Général pour que ce soit le cas », affirmait hier Christophe Béchu, maire d’Angers, mais aussi président de l’EPCC Anjou-Théâtre, organisateur du festival.







Yannick Sourisseau
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