Festival d'Anjou, les jurys à pied d'oeuvre


Rédigé par - Angers, le Mercredi 22 Juin 2016 à 07:50


Cinq professionnels et cinq étudiants. Réunis par la passion du théâtre, ils désigneront en fin de semaine les lauréats du 12e concours des compagnies. Dont le succès annoncé donne quelques fourmis aux jambes de Nicolas Briançon, le directeur artistique du Festival d'Anjou.



De gauche à droite, entourant les cinq membres du jury étudiant, le jury professionnel : Daniel Besse, auteur et dramaturge (debout), Alexandra Ansidei, Claude Aufaure, Sophie Guillemin, comédien(nes) et Michel Lumbroso, directeur de théâtre.
De gauche à droite, entourant les cinq membres du jury étudiant, le jury professionnel : Daniel Besse, auteur et dramaturge (debout), Alexandra Ansidei, Claude Aufaure, Sophie Guillemin, comédien(nes) et Michel Lumbroso, directeur de théâtre.
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Le plaisir est manifestement partagé. A l'heure se de présenter mardi à la presse et aux partenaires de l'événement dans les salons du Grand Théâtre, les membres des deux jurys du Concours des compagnies -le professionnel et le "jeune"- ont laissé transparaître un évident bonheur d'être là. En dépit de l'exercice, un peu convenu pour les uns, sans doute intimidant pour les autres, difficile de ne pas percevoir dans leurs témoignages, un même fil rouge tissé de curiosité et de passion pour la chose théâtrale. 

"Moi, ce que j'adore, c'est quand on sort du spectacle en se disant : "Wouah, ça c'est du théâtre !". Et en regardant la programmation du concours, j'ai eu la sensation qu'on pourrait ressentir ça" s'enthousiasme la dramaturge Daniel Besse, pas complètement inconnu du Festival d'Anjou puisqu'il était venu y présenter  il y a une quinzaine d'années Les Directeurs, pièce pour laquelle il avait reçu le Molière de l'auteur en 2001.

Assis à ses côtés, Claude Aufaure, le doyen des jurés, n'invoque pas vraiment autre chose quand on lui demande ses attentes : "La surprise !, souffle-t-il comme quelque-chose qui ne se discute pas, On a vécu une première journée étonnante lundi avec Madame Bovary ici, au Grand Théâtre, et Le Roi Lear au Plessis-Macé : c'était tout et son contraire. Le théâtre, c'est aussi cela, voir quelque-chose qui ne ressemble pas du tout à ce que l'on a vu la veille." "Ce qui m'intéresse aussi, c'est le mélange des genres" appuie Alexandra Ansidei, d'autant plus heureuse d'être là que Nicolas Briançon lui a offert son premier rôle au théâtre (c'était en 2005 avec Le Malade Imaginaire).
"C'est un privilège de pouvoir donner sa chance à des pièces qui ne pourraient pas bénéficier de la même médiatisation et du même soutien ailleurs." Michel Lumbroso, directeur du Théâtre de la Madeleine

Venue elle-aussi par affinités pour le directeur artistique du festival, Sophie Guillemin reconnaît que, faute d'expertise -elle joue principalement pour le cinéma-, elle "s'attachera moins à la forme des pièces" qu'à se propre "émotion" : "Si je commence à regarder les lumières, c'est que le spectacle ne m'accroche pas". Implacable... Quant au dernier juré professionnel, Michel Lumbroso, c'est bien en tant que producteur de spectacle et récent directeur de théâtre (il a racheté celui de La Madeleine à Paris) qu'il place son propos : "C'est un privilège de pouvoir donner sa chance à des pièces qui ne pourraient pas bénéficier de la même médiatisation et du même soutien ailleurs. Il ne faut jamais oublier que la programmation est aussi un risque financier." 

Comme ces cinq professionnels, cinq étudiants angevins, sélectionnés sur lettre de motivation, auront le privilège de désigner à l'issue de la semaine leur propre prix. Consciencieux -même une coupe à la main, ils ne lâcheront pas un mot d'appréciation sur le spectacle programmé à l'ouverture du concours lundi !-, Elise, Estelle, Charles, Pauline et Clara partagent un même goût pour le théâtre. Trois d'entre eux sont des fidèles du festival depuis leur enfance et l'une espère entrer au conservatoire l'an prochain. "Je suis arrivée sur Angers il y a deux ans et j'ai découvert la richesse de ce festival et son ouverture. Je suis heureuse de pouvoir faire profiter de notre regard à une compagnie" résume Clara.

Rappelons l'enjeu pour les compagnies en lice. Le jury professionnel décernera deux prix : le premier de 20 000€ (subventionné par Strego) pour la meilleure compagnie et le second de 1000€ (subventionné par Cegelec) pour le meilleur interprète (homme ou femme). Le jury jeune remettra lui un prix de 5000€ (subventionné par Setig) à la compagnie qui aura retenu le plus son adhésion. "Il faut que le théâtre leur parle à eux aussi" appuie Nicolas Briançon, ravi de voir le concours "aérer les pièces" du festival et remplir quasiment chaque soir les 650 places disponibles du Grand Théâtre. "C'est à nous de le faire avancer." En allongeant dans le temps le Concours des Compagnies l'an prochain ? "Si on peut rentrer dans cette logique là, oui", lâche-t-il, tout en rappelant... qu'il n'est pas le seul à décider. 




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