Festival d'Anjou : les trois coups de la 68e édition


Rédigé par - Angers, le Vendredi 9 Juin 2017 à 08:00


Le Festival d'Anjou s'ouvre lundi 12 juin et animera les planches du département jusqu'au 1er juillet. Avec un programme théâtral aussi copieux qu'éclectique, et qui devrait attirer des publics très divers. En voici un aperçu...



"La fille sur la banquette arrière", avec Christian Vadim et Christelle Reboul sera donnée le 19 juin au château du Plessis-Macé.
"La fille sur la banquette arrière", avec Christian Vadim et Christelle Reboul sera donnée le 19 juin au château du Plessis-Macé.
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La 68e édition

Il fut un temps où le théâtre était itinérant. Les troupes de comédiens posaient leurs tréteaux ça et là, de village en village et remettaient chaque soir en jeu leur réputation, devant un public aussi diversement composé qu'attentif.
Le Festival d'Anjou n'est pas revenu à ces fondamentaux, mais force est de constater que, depuis plusieurs années, il porte une ambition de rayonnement sur l'ensemble de son territoire d'élection, l'Anjou. Que ce soit pour des raisons politiques, culturelles ou socio-économiques -après tout peu importe- l'événement théâtral a largement sillonné les routes du Maine-et-Loire, depuis quelques années.

Si le fantastique Château du Plessis-Macé reste le lieu chéri du festival -et le cœur de l'action culturelle tout au long de l'année- Angers (le Grand théâtre, le Cloître Toussaint, Le Quai), Saumur ou Doué-la-Fontaine accueillent régulièrement les compagnies invitées. Et cette 68e édition marque le retour dans la boucle artistique de Cholet. Plus avant, la programmation jeune public sera donnée à Montreuil-Bellay, Verrières-en-Anjou, La Cornuaille ou Baugé. Bref, le Festival d'Anjou dynamite, disperse et ventile aux quatre coins du département. Surtout, il diffuse l'idée que l'art est vivant et que la culture a toujours son mot à dire.

Bruno Salomone. Crédit photo : Renaud Corlouer.
Bruno Salomone. Crédit photo : Renaud Corlouer.
Les têtes d'affiche
 
De Molière à Sacha Guitry, de Georges Bernanos à Georges Feydeau, de Paul Pörtner à Jérémy Lippman, en passant par Woody Allen ou Patrick Modiano, le Festival d'Anjou offre traditionnellement une diversité de formes et de textes propre à réjouir et éveiller la curiosité de tous les publics.

Mais le rendez-vous théâtral, c'est aussi quelques noms qui parlent à l'oreille. Et en la matière, l'édition 2017 accompagne le changement de génération en cours dans la profession. Cette année, les stars se nomment Edouard Baer -un habitué du festival qui vient mettre en son et en scène "Un Pedigree", le texte de Patrick Modiano, au Plessis-Macé, le 30 juin- Christian Vadim et Christelle Reboul -qui portent "La fille sur la banquette arrière", la pièce de Bernard Slade montée par Thierry Harcourt- ou... JoeyStarr. Le fondateur d'NTM, acteur désormais reconnu, viendra brûler les planches du Plessis-Macé, le 15 juin, en donnant corps à des textes entendus depuis deux siècles au cœur du Palais Bourbon : "Eloquence à l'Asssemblée", mise en scène par Jérémy Lippman et Pierre Grillet est un seul-en-scène intense et attendu.
Autre habitué de l'Anjou, François Morel est présent avec deux spectacles, au théâtre Saint-Louis de Cholet, avec son complice et harmonisateur Antoine Sahler. Ils donneront "Hyacinthe et Rose" le 28 juin, avant de porter "La vie (titre provisoire)", un spectacle mis en scène par Juliette, le 29 juin.

Plus inattendu, le Grand Théâtre accueille le 24 juin, à l'occasion de la remise des prix du Concours des Compagnies, "Michel Drucker seul... avec vous", 50 ans de vie cathodique mis en scène par Steve Suissa. Et c'est une autre figure médiatique, Bruno Salomone -quel succès pour la série "Fais pas ci, fais pas ça" !- qui vient clore la 68e édition, le 1er juillet, avec "Euphorique", un spectacle fantaisiste contant l'histoire de Golri, le premier enfant de l'histoire né en riant.

Sacha Guitry
Sacha Guitry
La création : Briançon et la fantaisie Guitry
 
Pas de festival digne de ce nom sans création. C’est l’un des credo du directeur artistique de l’événement depuis son arrivée en Anjou, il y a 13 ans. Et pour cette 68e édition, Nicolas Briançon a été entendu, et bien plus encore : il met en scène et interprète l’un de ses auteurs fétiches, Sacha Guitry. « Faisons un rêve », création du Festival d’Anjou donc, sera donnée à cinq reprises en trois semaines, et dans trois lieux différents (Château du Plessis-Macé –notamment pour l’inauguration le 12 juin- au Théâtre Saint-Louis de Cholet et au Dôme de Saumur.

Voilà pour le décor. Pour ce qui est du choix de Guitry, qui d’autre que Nicolas Briançon pour en parler ? « Liberté, allégresse, modernité, vivant, fantaisie, vérité, élégance, panache, on réalise pourquoi il nous est si nécessaire : il semblerait que notre temps en manque cruellement », avance le comédien et metteur en scène dans sa note d’intention.
Comédie de mœurs, « Faisons un rêve » a été créée il y a un siècle, en 1916, et écrite au cœur de la Première guerre mondiale. Le mari, la femme, l’amant… tous les ingrédients sont là pour la cuisine follement inventive et les dialogues savoureux de Guitry. Avec la promesse de Briançon, qui s’attaque à ce texte pour la deuxième fois de sa carrière, de « rendre sur scène la liberté, l’amour et la fantaisie » qui anime cet œuvre de jeunesse de Guitry. »

Le festival en famille
 
Une même exigence, quel que soit le public... La 68e édtion du Festival d'Anjou ne déroge pas à cette règle et en propose même encore plus pour satisfaire les plus jeunes de ses spectateurs, seuls ou en famille.

Le Sunday, la journée familiale du 25 juin, se déroulera entièrement dans un lieu inédit pour l'événement : les jardins du Conseil départemental. Avec une programmation de spectacles et d'animations de très belle facture : la compagnie Digital Samovar revisitera le classique Alice, de Lewis Caroll, quand la compagnie Lézartical proposera  Corvest, sur le thème du clown et du cirque. Les Pigeons, intervention mobile et visuelle de rue  (Cie Les Hommes Poissons) et Les Oreillers rouges, installation sonore (Cie Le Lieu-Dit) prendront le relais, avant que Messieurs Messieurs ne vienne mettre un terme à ce Sunday... au Cloître Toussaint voisin.

Mais le festival, c'est aussi une programmation Jeune public, avec pas moins de cinq représentations de compagnies locales : La vraie princesse ou la "Princesse au petit pois" (Cie Piment Langue d'Oiseau), Eurêka ! (Monsieur Barnabé) et Pas un mot en poche (Cie Plumes) seront données à travers tout le département.

Le teaser de "La vraie princesse ou la Princesse au petit pois", par la Compagnie Piment Langue d'Oiseau.

Modern Resa
Poussiéreux, le théâtre ? Que nenni ! Non content de faire vivre, chaque année, les propositions contemporaines et d'ouvrir la scène aux forces vives du 6e art -à travers le Concours des Compagnies- le Festival d'Anjou a aussi décidé de jouer la modernité, côté coulisses.
Un engagement qui prend forme, à l'occasion de cette 68e édition, avec la mise en place d'une plateforme de réservation complète. Où réside la nouveauté ? A compter du samedi 20 mai, 8 heures du matin, il sera possible d'y acheter billets à l'unité ET abonnements. On appelle ça une billetterie full web et, à ce qu'en disent les initiés, ça simplifie la vie... Reste que le Festival d'Anjou, c'est aussi une tradition de billetterie et de file d'attente au guichet, qui fait le charme de l'événement. Les guichets physiques sont donc maintenus, et leur nombre doublés, à l'entrée du Grand Théâtre, dès le samedi 20 mai.
Un savant mélange de classique et contemporain...

www.festivaldanjou.com



Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur




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