Festival d’Anjou : rencontre au détour d’un cimetière


Rédigé par - Angers, le Mardi 17 Juin 2014 à 12:25


Si l’on parle ce cimetière, ce n’est pas celui dans lequel l’État pourrait précipiter la Culture si aucune mesure n’est prise pour ceux qui œuvrent en coulisse, mais bien de la pièce présentée hier soir au Plessis Macé. « Le mec de la tombe d’à côté », un face à face passionnant et séduisant.



Festival d’Anjou : rencontre au détour d’un cimetière
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Voilà une histoire d’amour peu commune. Pendant que certains cherchent l’amour dans le pré, eux se sont croisés au détour d’une tombe sur laquelle ils sont venus se recueillir. Elle (Florence Hebbelynck), jeune femme intellectuelle, qui ne se remet par de la disparition d’un mari, tué dans un accident de la route. Lui (Didier Brice) paysan du cru, vient fleurir la tombe de sa mère avec une couronne de sapin et des fleurs en plastique.

Elle est bibliothécaire, mange bio et pense Culture avec un grand C (ça tombe bien …), lui a les « mains calleuses, pleines de terre ». Il pense à son tracteur, un John Deere, à ses vaches. Ils n’ont pas d’atomes crochus et pourtant, petit à petit ils vont apprendre à se connaître, à s’apprécier pour tomber dans les bras l’un de l’autre. Parce qu’elle gracile, il l’appelle « la crevette ». Elle le surnomme, « le forestier », pour son coté rustre.

Adapté du roman à succès de l’écrivaine suédoise Katarina Mazetti, tiré de son expérience de femme d’agriculteur, adapté par Alain Ganas « Le mec de la tombe d’à côté » est une longue histoire d’amour, traitée comme un journal intime, où chaque émotion est transcrite au jour le jour. Cette comédie romantique en duo qui bouscule les codes sociaux, fait tomber les spectateurs sous le charme.

Le metteur signe là une pièce attachante et pleine d’humanité. Un pur moment de bonheur où les relations complexes de deux êtres sont découpées au scalpel, avant qu’ils ne tombent amoureux et s’écartent l’un de l’autre.

D’un couple improbable nait une histoire passionnante, intelligente, avec des dialogues efficaces, tantôt comiques, tantôt graves, qui ne laissent pas le spectateur insensible. On s’amuse du choc des cultures quasi permanent, mais on s’émeut quand les deux protagonistes ébauchent un premier sourire et se touchent, parfois maladroitement.

Progressivement la relation amoureuse se construit, et le public la suit avec intérêt comme autant de voyeurs à travers le trou de la serrure. Un vrai grand moment de théâtre qui donne envie de prendre le temps de s’asseoir pour prendre conscience qu’il est nécessaire de se mobiliser pour qu'il perdure.




Yannick Sourisseau
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