Festival d’Anjou : un Roger Dumas plus vrai que nature


Rédigé par - Angers, le Samedi 14 Juin 2014 à 12:13


Si la menace de perturbation ou d’annulation d’un ou plusieurs spectacles plane toujours sur le festival d’Anjou, les organisateurs poursuivent leur programmation. Hier soir, ils présentaient une comédie à la fois drôle et émouvante, « L’étudiante et Monsieur Henri » d’Ivan Calbéjac . Le public a adoré, nous aussi…



Festival d’Anjou : un Roger Dumas plus vrai que nature
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Les rapports entre les générations, voila un sujet inépuisable pour les metteurs en scène. Quand on met sur les planches Roger Dumas qui n’a pas besoin de forcer le trait pour interpréter un vieillard irascible, un fils niais (Sébastien Castro), une belle-fille, plus idiote que méchante (Lysiane Meis) et une jeune étudiante provinciale (Claudia Dimier), il y a la matière à quelques conflits qui ne laissent pas insensibles le spectateur, chacun ayant certainement vécu, à un moment ou un autre de sa vie, des situations semblables.

A 78 ans, Monsieur Henri, un ancien expert-comptable particulièrement bougon vit seul dans son appartement parisien, refusant tout placement en maison de retraite. Craignant un accident, le fils qui a pris la suite du cabinet de son père, lui envoie Constance, une fraiche et enthousiaste étudiante provinciale à la recherche d’une chambre à louer.

Si Monsieur Henri refuse au début cette colocation, il finit par tomber sous le charme de Constance, avec une idée derrière la tête : se servir de la jeune ingénue pour séduire son fils et se débarrasser de sa « bru », une « nunuche » qui trouve tout « magnifique ». Le vieillard est loin d’imaginer le chaos familial qu’il va provoquer.

Personnage central, Roger Dumas campe un vieillard irrésistible, un personnage pittoresque à la fois drôle, décapant, méchant et … attachant, un personnage complexe, comme le sont tous les personnages de cette comédie relativement bien écrite.

En face, Constance malgré son jeune âge, n’a pas l’intention de s’en laisser compter. Elle aussi est irrésistible quand elle tente de séduire, à la demande du propriétaire de sa chambre, le fils, un personnage écrasé par la forte personnalité du père. Irrésistible, le fils l’est également quand il troque le costume serré de petit comptable pour un jean et une chemise à fleurs pour répondre aux avances de l’étudiante. Quant à la belle fille, c’est un vrai festival. Sous son air imbécile se cache une femme digne, cachant son chagrin de ne pas avoir d’enfant.

Dans l’étudiant et Monsieur Henri, Ivan Calbérac a réussi un mélange subtil d'humour caustique, de fraicheur de la jeunesse et de sensibilité de personnages fragiles et en manque de repères. Une situation qui pourrait paraître cocasse, mais qui n’est que le reflet de notre quotidien, fait de rapports et petits arrangements qui conduisent parfois à l’implosion du cercle familial. Un vrai ouragan théâtral qui a fait un tabac sur la scène parisienne comme il l’a fait hier soir au festival d’Anjou.

La comédie "L'étudiante et Monsieur Henri" est de nouveau joué ce soir, samedi 14 juin, au Plessis-Macé à 21h30




Yannick Sourisseau
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