Festival de Cannes : Claude-Eric POIROUX, l’homme du cinéma européen


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le Jeudi 19 Mai 2011 à 10:40


Alors que le Festival de Cannes, véritable carrefour international du cinéma, bat son plein, des angevins, parmi des milliers de professionnels, sélectionnent les œuvres cinématographiques que l’on pourra ensuite visionner au cinéma les 400 coups à Angers, mais aussi dans près de 2000 salles européennes.



Claude-Eric Poiroux, le boulimique de cinéma
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A Angers, qui ne connaît pas Claude-Eric POIROUX. Exploitant du cinéma les 400 coups, il est aussi le Délégué Général du Festival Européen « Premiers Plans » et Directeur Général « d’Europa Cinémas », le réseau européen de distribution et promotion des films d’auteurs européen.

Pour Claude-Eric POIROUX, le Festival de Cannes c’est une longue histoire. Ce boulimique de cinéma vient surtout à Cannes pour rencontrer les professionnels du cinéma : producteurs, réalisateurs, exploitant, comme lui, le gros des participants de ce festival. Car le Festival, ce n’est pas seulement la compétition permettant d’attribuer une palme aux meilleurs films de l’année et l’escalade, très courue, des marches du palais des festivals par les stars internationales. C’est aussi et surtout un lieu de rencontre incontournable pour la profession. Et pour Claude-Eric POIROUX, ne pas venir à Cannes, c’est comme si on lui coupait une main.

« Je viens au festival depuis 1969. A l’époque je n’étais même pas professionnel, je n’avais pas de carte et je ne pouvais rentrer nul part, car à l’époque c’était déjà un festival de professionnels et surtout le début de la quinzaine des réalisateurs », déclare le directeur d’Europa Cinémas. « Comme j’étais ami avec le directeur du Festival je m’arrangeais pour avoir une petite histoire avec une fille qui travaillait avec lui pour avoir l’hôtel et l’entrée dans la salle ».

Devenu exploitant, distributeur et producteur il pourra par la suite être accrédité pour « faire son job », comme il dit, c’est à dire acheter et louer des films. « J’ai des bons souvenirs de Cannes car on y découvre des films dont a pas toujours entendu parler, comme l’un des premiers films de Lars von Trier. Personne ne connaissait « The élement of crime », c’est moi qui l’ai fait découvrir. Ce fut un choc pour Cannes et pour moi ».

Des rencontres professionnelles et beaucoup de films

Le tapis rouge avant l'arrivée des stars
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« Depuis le festival de Cannes s’est beaucoup développé » précise Claude-Eric POIROUX, il a même atteint son maximum et s’il y a beaucoup de monde il remplit toujours son rôle de lieu de rencontre international pour les professionnels des salles obscures. « C’est un lieu où il faut être beaucoup disponible pour rencontrer des gens. Pour Europa Cinémas j’ai rencontré des chinois, des américains du sud, ... ».

Une grosse partie de l’équipe d’Europa Cinémas est présente à Cannes pour soutenir le cinéma européen. « A Cannes on rencontre les exploitants européens, on y organise même l’une de nos deux réunions annuelles, avec des membre du parlement européen, dont la présidente de la commission culture ».

Le Festival Premiers Plans est également bien représenté, par le personnel qui croise des partenaires, mais aussi par des réalisateurs qui après être passés à Angers, concourent pour un prix à Cannes. « On a 25 cinéastes passés par chez nous qui sont présents ici », poursuit le Délégué Général de Premiers Plans. « On se souvient de nous ici, on beaucoup de partenaires. Le festival a tout de même 24 ans et sert de tremplin pour bon nombre de réalisateurs ».

Mais comme Anne Juliette, la programmatrice des 400 Coups à Angers, Claude-Eric POIROUX vient surtout pour visionner les films. Il se lève tôt et dès 8h30 il est dans une salle. « C’est tout de même le haut du panier ici. Cette année pour la première fois je n’ai pas de pronostic. D’habitude je suis assez bon pour trouver la palme d’or, mais pour l’instant je ne l’ai pas vu », déclare le Directeur avant de repartir vers un prochain rendez-vous d’affaire.

Quant à Anne Juliette, la programmatrice elle voit, elle aussi, un maximum de films et pas uniquement ceux qui sont en compétition pour la palme afin de les sélectionner et en assurer l’animation et la promotion lorsqu’ils seront projetés à Angers. « Je suis sur place pendant 15 jours puisque je participe aux journées Arts et Essais qui démarrent avant le Festival ». Pendant sa quinzaine sur place, Anne-Juliette verra tout de même une cinquantaine de films.




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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