Festival, le retour des Cinémas d’Afrique


Rédigé par - Angers, le Lundi 15 Mai 2017 à 18:15


Longs-métrages, courts-métrages, spectacles et animations... le 16e festival Cinémas d'Afrique qui s'ouvre ce mardi invite de nouveau les Angevins à la rencontre avec notre continent voisin. Et de préférence, pas seulement sur grand écran.



« Wallay » de Berni Goldblat (Burkina Faso) sera projeté en ouverture du festival le 16 mai
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Tunisie, Niger, Maroc, Ghana, Sénégal, Afrique du Sud, Bénin... C'est bien l'Afrique dans toute sa diversité, géographique et culturelle, qui va occuper de nouveau le devant de la scène du 16 au 21 mai à Angers, et plus particulièrement, place du Ralliement. Créé il y a trente ans, porté par l'association du même nom, le festival Cinémas d’Afrique est de retour. Et avec lui, l'idée que rien ne vaut le regard des réalisateurs de notre continent voisin pour en traduire les diversités, les nuances, les traditions, les évolutions voire les révolutions.

Ces regards seront soumis au public angevin et à son appréciation via une programmation de sept longs-métrages et sept courts-métrages, "choisis sans distinction de pays, de genre, ni de durée", une sélection faite "à la source, sur le continent africain notamment via les réseaux de cinéma en Afrique mais aussi les festivals", précisent les organisateurs.

C'est un film burkinabé, "Wally" de Berny Goldblat, qui ouvre la compétition mardi soir, le récit d'un parcours initiatique d'un jeune africain partagé entre deux cultures. "La programmation comporte beaucoup de choses fortes, comme des échos aux événements qui ont touché récemment l'Afrique" indique Myriam de Montard, co-directrice du festival. C'est le cas de "Thala mon amour" du Tunisien Mehdi Hmili (jeudi à 22h15) dont l'histoire s'inscrit dans le contexte de la révolution tunisienne ou d' "Une révolution africaine", un documentaire burkinabé de Gidéon Vink et Boubacar Sangaré (vendredi à 16h15) sur la chute du président Blaise Compaoré.

Chacun de ces films a été réalisé au cours deux années passées. Leurs réalisateurs sont tous invités à venir les défendre devant le public angevin et les prix du festival seront remis, comme chaque année, par les spectateurs détenteurs du "Passeport". Un second jury, composé d'une trentaine de jeunes volontaires de 16 à 30 ans (apprentis, lycéens, étudiants...) remettra lui aussi ses propres prix. 
 
L'art de la rencontre
Mais Cinémas d’Afrique, c’est aussi une programmation jeune public (lancée dès lundi au cinéma Les 400 Coups), des ateliers-rencontres autour de contes du Mali, une conférence, un repas africain et de nouveau, un jardin éphémère, place du Ralliement. Un jardin pensé, comme il y a deux ans, par l'association Melting Paysage, en partenariat avec plusieurs établissements angevins de formation horticoles (Lycée Le Fresne, Agrocampus Ouest, lycée de Pouillé...), le collectif Vent d'Ouest et la Ville d'Angers.

Ce jardin a surtout été conçu comme un espace de rencontres et d'animations : ateliers "nouage de foulards", démonstration de henné, causeries, cérémonies du thé... . "C'est important pour nous que les cultures d'Afrique trouvent leur place en centre-ville dans un esprit d'échanges et de rencontres avec les Angevins. La rencontre est bien le fil conducteur de toute la programmation du festival" insiste Myriam de Montard.

"Ce n'est pas un hasard de placer l'Afrique au coeur de nos pensées quand on porte en soi une dimension d'enrichissement et d'ouverture sur le monde. Je suis très heureux qu'Angers accueille de nouveau ce festival qui l'honore" appuie de son côté Alain Fouquet, l'adjoint au maire d'Angers en charge de la culture. 

Pour en savoir plus : www.cinemasdafrique.asso.fr
La programmation horaire du festival est à découvrir dans le document ci-dessous joint.





Journaliste, rédacteur en Chef d'Angers Mag En savoir plus sur cet auteur








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