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Samedi 20 Décembre 2014



Fête de l’intergénération : briser les frontières entre jeunes et vieux


Rédigé par - Le 09/06/2012 - 09:09 / modifié le 09/06/2012 - 09:30


Faire en sorte que les différentes générations puissent vivre en harmonie, la Ville d’Angers y travaille depuis des années. Par l’intermédiaire de son centre d’action sociale (CCAS) elle démontre au quotidien que sur les bords de la Maine, le « bien vieillir », n’est pas un vain mot. Dernièrement, deux temps forts ont ponctué cette démarche : Mix’Ages et la Fête de l’Intergénération.



Sur un petit air d'accordéon, jeunes et vieux ont dansé à la fête de l'intergénération
Sur un petit air d'accordéon, jeunes et vieux ont dansé à la fête de l'intergénération
La vieillesse à laquelle personne n’échappera même si nous sommes de plus en plus nombreux à tenter de s'y soustraire n’est pas une maladie honteuse. Les vieux que l’on appelle de manière plus politiquement correcte « les ainés » ont une place dans notre société et certainement beaucoup de choses à nous apprendre. Nous n’avons pas le droit de les abandonner à leur triste sort, car un jour viendra, qu'on le veuille ou non, où nous serons à leur place. C’est inéluctable.

La plus grande difficulté réside dans le fait que l’espérance de vie a largement augmenté alors que l’âge des premiers gros soucis de santé n’a pas reculé dans les mêmes proportions. Vivre longtemps c’est bien, mais en bonne santé c’est encore mieux. D’où l’intérêt d’aider les plus vieux à maintenir du lien social qui leur permettra de vivre en harmonie avec le monde qui les entoure et éviter qu’ils sombrent dans la déchéance et la maladie que personne ne peut tolérer. C’est donc aux plus jeunes de prendre par la main leurs parents, amis, tous ceux qui ont besoin d’un petit coup de main, d’un peu de chaleur, pour qu'ils puissent bénéficier d'une fin de vie heureuse. Être solidaire de nos vieux, c’est pourtant simple.

Mais dans les faits ce n’est pas si facile. A l’heure où l’on prône la jeunesse éternelle, où le beau et le paraître sont érigés comme les fondements d’une société active et vivante, les vieux sont le plus souvent abandonnés sur le bord du chemin, leurs cheveux blancs et leurs rides faisant tache au milieu de la rue où se pavanent des jeunes filles au corps de sylphide, dévoilant au premier venu leur peau lisse et bronzée.


Faire un pas vers les plus vieux pour qu’ils ne sombrent pas dans l’oubli

Cette situation, la Ville d’Angers qui tente d’impulser depuis plus de vingt ans une politique gérontologique, l’a bien compris. En s’inscrivant dans le programme « Ville amie des ainées » de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), Angers s’empare désormais, par l’intermédiaire de son CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) et de nombreuses associations, de la question du bien vieillir. Et dans une ville plutôt agréable comme Angers, les plus âgés semblent couler des jours heureux et paisibles. Mais la partie n’est jamais gagnée et quelques piqures de rappel ne sont pas inutiles.

Les deux événements organisés la semaine dernière, Mix’Ages organisé sur « un air de fête et d’espérance », à la salle Claude Chabrol et La Fête de l’intergénération, organisée sur la place Leclerc, en centre-ville, ont permis de tisser des liens et tenter d’établir un rapprochement durable entre les plus jeunes et les plus vieux. Mais le chemin est encore long.

« C’est toujours un grand moment de bonheur surtout pour les associations qui s’investissent dans cette démarche », déclarait Virginie ENZA la responsable du service animation du CCAS d’Angers, a l’issue de la fête de l’intergénération, mercredi dernier sur la place Leclerc d’Angers. « Nous sommes passés entre les gouttes, mais toute la journée nous avons eu un flot incessant de personnes de toutes les générations, venues à la rencontre des associations et des autres ».

Propos identiques de la part de Beaudouin AUBRET, adjoint au maire d’Angers, délégué aux personnes âgées et retraitées, lequel venait d’effectuer quelques pas de danse dans le cadre d’un bal populaire improvisé au beau milieu de place. « C’est un événement plutôt agréable qui prouve que nous pouvons facilement aller l’un vers l’autre ». Preuve par l’exemple que les frontières entre les générations n’existent pas vraiment, sauf peut-être pour les adolescents, toujours en conflit avec le monde qui les entoure.

Si elle n’a pas attiré les foules, c’est toujours difficile sur la place Leclerc, un peu excentrée du centre-ville piéton, cette fort aura montré, grâce aux associations toujours très actives qu’Angers, pas seulement par sa municipalité, faisait un grand pas vers ces plus vieux qu’il est tellement facile, pour des tas de raisons, d’oublier.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur







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