Feydeau et sa môme crevette ont enthousiasmé le public


Rédigé par - Angers, le 24/06/2010 - 20:44 / modifié le 26/06/2010 - 10:38


Mardi soir, sous un ciel étoilé, le château du Plessis Macé, près d'Angers, accueillait La dame de chez Maxim, de Georges Feydeau, interprétée avec énergie par les comédiens du studio d’Asnières, accompagnés d’Henri Courseaux.



Feydeau et sa môme crevette ont enthousiasmé le public
« C’est une pièce qui démarre sur un noir. Il ne fait pas encore nuit, ce sont les aléas du plein air. Donc, tout le monde va jouer. Pendant quelques secondes, vous allez fermer les yeux, pour être vraiment dans les conditions de la pièce. Vous les rouvrirez au grand cri, celui de deux comédiens. », explique Nicolas Briançon, avant le début de la représentation. Et ça marche, la plupart des spectateurs, pris dans la magie du lieu, joue le jeu.

L’histoire commence par le réveil en chanson du docteur Petypon, qui n’est pas dans son lit à baldaquin comme le pense son ami Mongicourt et Etienne, le domestique, mais sous le canapé. Après une nuit bien arrosée, il ne se souvient plus comment il a atterri là. Une fois le domestique sorti de la chambre, des bruits se font entendre en provenance du lit de Petypon : c’est la môme crevette, en liquette, bottines et jarretelles rouges. Commence alors une série de quiproquos en tout genre et un joyeux méli mélo de liens entre les personnages.

Feydeau et sa môme crevette ont enthousiasmé le public
Pendant près de trois heures, les personnages s’évitent, se cherchent, se trouvent et se séparent avec rythme et bonne humeur. Côté public, pas le temps de s’ennuyer, car les rebondissements et effets de surprises sont nombreux, toujours dans un registre burlesque et loufoque.

La môme crevette est caché dans le lit conjugal de Monsieur et Madame Petypon ? Qu’à cela ne tienne, un vieil abat-jour sur la tête, le drap blanc du lit autour d’elle, une lampe torche astucieusement dirigée vers son visage et la môme crevette se transforme en Séraphin. Une apparition divine pour faire perdre pied à Madame qui arrivait, et lui annoncer qu’elle doit se rendre place de la Concorde où un fils lui naîtra.

Les jeux de mots ne sont pas en reste, pour le plaisir du verbe et de la rime. Le personnage du Général l’utilise lorsqu’il doit accompagner une dame du monde, et lui annonce, « Duchesse, mon bras est à vos pieds ». C’est aussi un moyen mnémotechnique pour retenir le nom de l’ami, et collègue, de son neveu : « Mon gilet est trop court, mon gilet trop court, Mongicourt ! ».

Et au milieu de toute cette fête, la Môme crevette revoit d’anciens amants, soudainement liés à la famille Petypon, chante, danse, ravie les hommes qui l’entourent, dévergonde les jeunes filles de bonne famille avec ses manières populaires et son franc parler.

Une pièce tout en légèreté, sur fond d’adultère, mais traitée avec humour et apparente désinvolture. A l’issue de la représentation, les applaudissements nourris du public et le sourire des comédiens traduisaient un beau succès.


















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