Florence Foresti décortique les joies de la maternité


Rédigé par - Angers, le Jeudi 11 Mars 2010 à 20:35


Florence Foresti avec son nouveau spectacle « Mother Fucker », autrement dit, en français dans le texte, « mère débauchée », a fait salle comble, mercredi dernier à l’Amphitea d’Angers.



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Florence Foresti décortique les joies de la maternité
A 20h45, lorsque l’humoriste fait son entrée sur la scène d’Amphitea, les applaudissements fusent de toute part. Attendue avec impatience sur Angers, la soirée affiche complet depuis plusieurs mois. Et c’est parti pour une heure trente de show durant lesquels la pétillante Florence est omniprésente sur les planches. Rire et succès garantis, le public est aux anges. Pas d’entracte, à peine prend-t-elle le temps de boire quelques gorgées d’eau, toujours sur scène, qu’elle enchaîne déjà avec le sketch suivant.

Désormais elle est mère, ça change sa vie, et elle partage son expérience avec le public.
Dès les premières secondes, elle dresse le décor avec une imitation de phoque volontairement ridicule, pour mieux rebondir sur le sujet de la maternité. Cette imitation fait rire sa fille de 2 ans, aussi, faussement naïve, elle s’étonne du peu de réaction chez les ados et adultes.

Les enfants croient tout ce qu’on dit ? Cela peut avoir quelques avantages, surtout quand la jeune mère rentre de soirée, un peu trop éméchée. « Chérie, la dame qui ressemble à maman, et que tu as vu rentrer cette nuit dans un état particulier, avec son soutien-gorge sur la tête. Ce n’était pas maman. Non, c’était sa jumelle maléfique. Tata Kronenbourg ! »

La grossesse ? Selon l’humoriste, les nouvelles mamans seraient soumises au « secret maternel », pour ne pas effrayer les générations futures et ne véhiculer que le positif. Par exemple, pendant cette période, « tu as de beaux cheveux et de beaux ongles. Super ! T’as déjà essayé de draguer avec tes cuticules ? ».

Et puis, il y a la nounou gothique qui revisite les comptines, les gars qui ont inventé la pièce rendant si difficile le pliage des poussettes, les mamans croisées au parc avec les enfants, Mathéo, le copain de sa fille, avec qui elle organise un « plan crèche » depuis son téléphone portable en plastique.
Le temps passe et les lendemains de fêtes ne sont plus comme à 20 ans. Difficile parfois de se reconnaître dans la glace au réveil. Parce que « à 20 ans, tu es fraîche comme la rosée du matin. A 30 ans, tu es fraîche comme la bouteille de rosé de la veille ! ».

90 minutes plus tard, le spectacle se clôt par une Florence Foresti en ombre chinoise, au milieu d’un cercle lumineux, et déjà les spectateurs échangent leurs impressions.

Pour Lydia, ravie de sa soirée, l’humoriste « est arrivée à maturité avec la maternité. Merci à elle de balancer des vérités et des non-dits si bien orchestrés. ».

« Le spectacle était réussi, l’ambiance au top. J’avais peur qu’elle ne parle que de la grossesse, mais en fait non. Elle donne une autre image de la femme et de la maman, dans le quotidien d’aujourd’hui, à travers diverses situations : le square, les sorties trop arrosées. Sa façon de danser quand elle avait 20 ans et la musique à fond ont également mis l’ambiance. », se remémore Laurence, sourire aux lèvres.











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