Evenement 1 - 120x600





Accueil
Envoyer
Imprimer
Agrandir
Réduire
Partager
Société

Forte mobilisation des angevins face à la pénurie de dons du sang


Rédigé par Florence Macquarez - le 1 Février 2009 à 17:07


L’Etablissement français du sang (EFS) a lancé à la mi-janvier un appel « urgent » aux donneurs sur toute la France, qu’ils soient novices ou réguliers. Appel entendu par les habitants du 49 qui se sont fortement mobilisés selon les dernières estimations de l’antenne du Maine-et-Loire.



Forte mobilisation des angevins face à la pénurie de dons du sang
Chaque fin d’année, les dons sanguins baissent dangereusement en France. La cause ? Selon l’EFS, l’établissement français du sang, cette réduction de dons serait due aux épidémies de grippe, de gastroentérite et aux mauvaises conditions climatiques. Particulièrement cet hiver où la neige, puis le verglas ont sévi dans une bonne partie de la France. Jugée « alarmante » par l’EFS, la situation n’en est pas moins réversible. Outre sa force de communication au plan national, l’association dispose d’un atout indéniable : son réseau. Un réseau déployé en « ambassades » régionales et sites départementaux.

Celui du Maine-et Loire est basé à Angers, à proximité du CHU. Il centralise les dons du sang du département (sang, plaquettes et plasma), récupérés sur place ou via les collectes locales. Les produits sont ensuite envoyés à Nantes pour y être analysés, préparés, puis répartis sur les départements des Pays de la Loire en fonction de leurs besoins précis. Mireille Bona Guidi, responsable des prélèvements pour le Maine et Loire, indique : « Si nos réserves régionales sont excédentaires, nous en faisons profiter d’autre régions. Ces dernières semaines par exemple, l’aide systématique que nous apportons à l’Ile de France a fortement augmenté». Cette aide signifie t-elle que le sang afflue actuellement dans notre région ?

S’exprimant pour le Maine-et-Loire, le docteur Bonaguidi a déjà fait ses comptes, et ils sont positifs : « sur le centre EFS d’Angers, l’offre de dons du sang a été multipliée par trois la semaine qui a suivi l’appel de l’EFS, et par deux la semaine suivante. C’est impressionnant ! Je voudrais sincèrement remercier toutes les personnes qui se sont déplacées malgré des conditions difficiles. Parmi ces donneurs, 24% sont venus pour la première fois, le double de ce qui est constaté en temps normal. La mobilisation a également été très forte dans les collectes, grâce notamment aux donneurs réguliers. Nous les avions sollicités dès la mi-décembre, et la campagne nationale a fait le reste. Sur deux semaines, le site d’Angers et les collectes ont totalisé 1435 dons, c’est au-delà de nos espérances !» (l’EFS 49 attendait 1000 donneurs environ).

Si ces dons servent avant tout à alimenter le pot commun régional, Mireille Bona Guidi se réjouit : « cela a aussi des retombées positives pour notre département : nous sommes actuellement dans une situation qu’on peut appeler de « confortable », avec un stock de 600 poches ». Un plus pour voir l’avenir en rose ? Pas si sûr, car les besoins ne s’arrêtent pas après une campagne de communication. Ces dernières années, la tendance est même à l’inflation dans les Pays de la Loire : la demande en produits sanguins a augmenté de 8 % par rapport à l’an passé. « D’une part, explique le médecin, nous avons un afflux de population avec l’arrivée de seniors migrant à l’ouest, et d’autre part, certaines pathologies se soignent beaucoup mieux qu’avant, et donc plus longtemps. C’est une avancée réelle en soi, mais cela nécessite des transfusions forcément plus nombreuses ».

Pour Mireille Bonaguidi, un bon équilibre des réserves en produits du sang passe par une bonne gestion : « notre objectif est d’être au plus près possible des besoins pour faire appel aux donneurs, et pour cela, il faut anticiper. Sachant qu’un concentré de globules rouges se conserve 42 jours, nous ajustons sans cesse nos demandes. » Ainsi, chaque semaine, les médecins des différents sites des Pays de la Loire se consultent pour faire un état général des besoins de chacun. Grâce à ces objectifs chiffrés, peu de pertes sont à déplorer (0,6%). « Cette gestion rigoureuse nous permet de ne pas lasser les donneurs en criant au loup à tout bout de champ ! » ajoute Mireille Bonaguidi. Une attitude zen qui contraste avec les termes assez alarmistes employés dans le dernier appel lancé aux donneurs ? « Dans la conjoncture où nous étions, c’était vraiment justifié», conclue le médecin angevin. En tout cas à Angers, la mobilisation n’est pas retombée. Au standard de l’EFS, les demandes de rendez-vous affluent toujours.

Le don du sang en pratique

Qui peut donner ?
Toute personne âgée de 18 à 65 ans, en bonne santé. Il faut peser au moins 50 kg et respecter un intervalle de 56 jours entre chaque don.

Comment ça se passe ?
Qu’il s’agisse d’un prélèvement dans un lieu de collecte ou sur le site d’Angers, les donneurs remplissent sur place un questionnaire avant de rencontrer le médecin de permanence pour un court entretien. Le don de sang total dure de 8 à 12 minutes, le don de plasma, de plaquettes ou de globules rouges varie de 30 à 90 minutes.

Pour quelles pathologies ?
Les cancers et les maladies du sang (50%), les opérations chirurgicales (27%) et les hémorragies.

Pour tout savoir sur le don du sang et les lieux de collecte :
Site EFS du Maine-et-Loire : 16 Bd Mirault à Angers (côté ouest du CHU)
Tél : 02 41 72 44 44 (dons du sang sur rendez-vous)

Florence Macquarez

Tags : : social

On en cause ... | Locales | Société | Culture | Economie | Environnement | Sports - Loisirs | Social | Portrait | Numérique | Services | Zoom sur ... | Billet d'humeur | video | vacances | meteo














Twitter Waze ou l'avertisseur de radars du futur

Vu sur Numerama.com le 8 février 2012
Au Brésil, le gouvernement de l'Etat de Goias a décidé de porter plainte contre Twitter, pour l'obliger à fermer les comptes des utilisateurs qui signalent la présence des contrôles routiers sur le réseau social. Une pratique inconnue en France, où les services communautaires spécialisés sont toutefois bien présents. Depuis le 4 janvier dernier, les avertisseurs de radars sont interdits en France. Faudra-t-il interdire les téléphones mobiles qui permettent l'accès aux réseaux sociaux, sur lesquels les emplacements de radars sont parfois signalés ? …
Lire la suite sur Numerama.com

Une monnaie solidaire à Lyon

Vu sur Rue89 Lyon le 2 février 2012
Les monnaies complémentaires, locales ou sociales ne datent pas d’hier. Déjà, des modèles ont fait leur preuve en Allemagne ou en Suisse et dans différentes communes françaises. L’an dernier, la ville de Toulouse s’est également lancée dans l’aventure avec le Sol-violette. À Lyon, depuis le mois d’octobre, trois étudiants en commerce de l’école 3A planchent sur un modèle de monnaie solidaire à l’échelle du Grand Lyon, avec l’espoir d’une mise en circulation pour la rentrée 2013…
Lire la suite sur rue89lyon.fr

A quand une femme noire en couverture de "Elle" ?

Vu sur le Monde.fr le 31 janvier 2012
C'est le magazine Elle qui nous l'apprend : en matière de mode, en 2012, « la ‘black-geoisie' a intégré tous les codes blancs.. ». D'ailleurs, « le chic est devenu une option plausible pour une communauté jusque là arrimée à ses codes streetwear. » Eh oui, tandis que durant des décennies les Noirs se sont habillés comme des "cailleras" à capuche, ils ont enfin compris, grâce à l'enseignement des Blancs, qu'il convenait de faire plus attention à leur apparence. Voilà la teneur d'un article paru le 13 janvier dans l'hebdomadaire préféré des ménagères de la « white-geoisie » (puisqu'apparemment il faut désormais distinguer les bourgeois eux aussi racialement), intitulé « Black fashion power », tentant d'analyser les raisons du succès sur les red carpets de personnalités afro-américaines…
La suite sur le Monde.fr