François Burdeyron a sacrifié à la photo traditionnelle dans les jardins de la préfecture
Articles Similaires
-
Sophie Briand-Boucher : « redonner le pouvoir à la société civile »
-
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault attendu à Angers vendredi
-
Front de Gauche angevin : " l’austérité n’est pas la solution "
-
"Frédéric Béatse n'a pas besoin de moi pour exister politiquement"
-
Le patron d'EELV à l'écoute des chefs d'entreprise angevins
Affable, cultivé et souriant. S'il fallait dégager une première impression, on pourrait presque écrire que François Burdeyron n'est pas sans nous rappeler un certain Richard Samuel. Trois jours après le départ de son prédécesseur et " ami ", le nouveau préfet de Maine-et-Loire a pris ses fonctions ce lundi, enchaînant rencontres et protocoles d'usage : son cabinet et ses collaborateurs, le président du Conseil Général, le maire d'Angers et des parlementaires, le traditionnel dépôt de gerbe au Monument aux Morts, place Leclerc...
Entre temps, il a pris soin de rencontrer la presse locale pour une première présentation courtoise et, par nature, relativement convenue. Mais marquée d'un style de toute évidence plutôt direct et franc, parfaitement assumé. " Ce n'est pas un métier de concertation éternelle. J'ai pour habitude de dire les choses clairement et le plus rapidement possible "non" aux gens à qui on doit refuser quelque-chose, plutôt que de laisser trainer des dossiers pendant des semaines et des mois, quelque soit la demande d'ailleurs " prévient François Burdeyron quand on l'interroge sur son rôle.
Entre temps, il a pris soin de rencontrer la presse locale pour une première présentation courtoise et, par nature, relativement convenue. Mais marquée d'un style de toute évidence plutôt direct et franc, parfaitement assumé. " Ce n'est pas un métier de concertation éternelle. J'ai pour habitude de dire les choses clairement et le plus rapidement possible "non" aux gens à qui on doit refuser quelque-chose, plutôt que de laisser trainer des dossiers pendant des semaines et des mois, quelque soit la demande d'ailleurs " prévient François Burdeyron quand on l'interroge sur son rôle.
Des expériences utiles
" La recherche du consensus à tout prix " n'est pas dans sa façon de faire. " Appliquer ", " mettre en œuvre " les orientations de politique nationale demeurent, rappelle-t-il, les fonctions premières d'un préfet, sous un gouvernement de gauche, comme de droite. " Ce qui change, c'est la politique que j'ai à appliquer, pas la façon dont je fais le métier " insiste le nouveau préfet, en prenant soin de ne pas s'attarder, lorsque l'on lui évoque sa courte expérience politique.
Ancien directeur général de la région Centre, François Burdeyron s'était présenté aux législatives en 1998 face à un certain Jack Lang dans la 1ere circonscription du Loir-et-Cher (il avait récolté 44% des voix), puis aux municipales de Blois en 1989 où, devancé par l'ancien ministre de la Culture et le maire sortant Pierre Sudreau, il n'avait pu participer au deuxième tour. " Je n'étais pas fait pour ça. Mais cette expérience a peut-être accru le regard que je porte sur les élus et la difficulté de leur métier " admet-il, " sans regret " sur ses échecs électoraux.
Ancien directeur général de la région Centre, François Burdeyron s'était présenté aux législatives en 1998 face à un certain Jack Lang dans la 1ere circonscription du Loir-et-Cher (il avait récolté 44% des voix), puis aux municipales de Blois en 1989 où, devancé par l'ancien ministre de la Culture et le maire sortant Pierre Sudreau, il n'avait pu participer au deuxième tour. " Je n'étais pas fait pour ça. Mais cette expérience a peut-être accru le regard que je porte sur les élus et la difficulté de leur métier " admet-il, " sans regret " sur ses échecs électoraux.
Face à la crise, "accompagner"
De la compréhension, il en concède aussi à l'égard des chefs d'entreprise, " je veux leurs faire comprendre que je suis à leur disposition, tout comme je suis au service des élus ". François Burdeyron dit en avoir partager " les inquiétudes " et " les contraintes " durant six ans en tant que directeur général de Bernard Krief Marketing (1990-1996), une "PME" de conseil en management, à ne pas confondre avec le très controversé fond d'investissement éponyme, " serial repreneur " d'entreprises en difficulté (Heuliez), auquel elle a donné naissance
La crise ? La conjoncture économique ? Le nouveau préfet sait qu'il aura un rôle " d'accompagnateur " à jouer. Auprès des sociétés en difficulté et de leurs salariés, comme auprès de celles qui sont en " difficulté de croissance ". Et que la revitalisation des territoires relève aussi de ses attributs. "Je ne crois pas que l'État soit capable de tout faire. En revanche, il doit jouer son rôle pour que les territoires touchés le soient le moins possible." Des propos qui ne laisseront pas insensible tous ceux - salariés, élus, candidats à la reprise - qui suivent l'évolution du dossier Technicolor.
La crise ? La conjoncture économique ? Le nouveau préfet sait qu'il aura un rôle " d'accompagnateur " à jouer. Auprès des sociétés en difficulté et de leurs salariés, comme auprès de celles qui sont en " difficulté de croissance ". Et que la revitalisation des territoires relève aussi de ses attributs. "Je ne crois pas que l'État soit capable de tout faire. En revanche, il doit jouer son rôle pour que les territoires touchés le soient le moins possible." Des propos qui ne laisseront pas insensible tous ceux - salariés, élus, candidats à la reprise - qui suivent l'évolution du dossier Technicolor.









Les autres brèves du Net

Actualités