Fukushima à Angers : Et si vous buviez du lait irradié ?


Rédigé par - Angers, le 12/03/2014 - 08:58 / modifié le 12/03/2014 - 09:05


Triste anniversaire que celui célébré mardi, partout dans le monde et particulièrement au Japon. Trois ans jour pour jour, le 11 mars 2011, la centrale nucléaire de Fukushima connaissait l’un des plus graves accidents nucléaires que la terre ait connus. Pour éveiller les consciences, l’association « Sortir du Nucléaire 49 » organisait, hier à Angers, une dégustation de lait, un produit de consommation facilement irradié.



Dégustation du lait du lendemain (après la catastrophe nucléaire ...), mardi soir à Angers
Dégustation du lait du lendemain (après la catastrophe nucléaire ...), mardi soir à Angers
la rédaction vous conseille
Sur place, à Fukushima Daiichi (Japon), la plaie n’est toujours pas refermée. Au péril de leur vie, des ouvriers s’activent pour essayer de réparer et démanteler ce qui reste des réacteurs éventrés lors du séisme de mars 2011. Cette catastrophe que certains prévoyaient depuis des années, a rappelé les risques de maintenir en activité des équipements pour certains vieillissants. C’est le cas notamment en France, à Fessenheim en Alsace et plus près de nous, à Chinon - Avoine (Indre et Loire), une centrale située à 80 km d’Angers.

Et si l’un de ces réacteurs explosait, comme à Tchernobyl (Ukraine) ou Fukushima ? La question est sur toutes les lèvres et particulièrement celles des 700 associations « Sortir du nucléaire » que compte la France. Quelles mesures sont prises pour que pareille catastrophe ne survienne pas ?

« Les 58 réacteurs français ont été conçus pour fonctionner 30 ans et maintenant la plupart d’entre eux ont 40 ans ou plus. Malgré les milliards d’Euros engloutis dans des travaux, ils vieillissent et se dégradent » explique Gildas Charbonnier, l’un des représentants de Sortir du Nucléaire 49. « A Fukushima on néglige les risques. Les autorités japonaises ont relevé le taux de radioactivité pour que les habitants de la zone irradiée puissent revenir chez eux. Ça peut arriver chez nous et ce n’est pas le dernier plan de prévention national de réponse accident nucléaire qui nous rassure ».

« La plupart des pays sortent du nucléaire, pas la France »

Pour les militants, le risque nucléaire est patent, même en France, pays où une catastrophe nucléaire majeure n’est pas exclue. « EDF ne parvient pas assurer la maintenance et le volume de travaux a doublé depuis 5 ans. Un accident est donc plus que probable », affirment les militants. Mais quand ?

« Le mieux c’est de supprimer le plus tôt possible le risque nucléaire en investissant dans des sources d’énergie renouvelables et sans risques pour les populations ».

Pour alerter l’opinion et la préparer à ce qui pourrait suivre si pareille catastrophe survenait, les militants organisaient une dégustation de lait dans les rues d’Angers. « Le lait est l’un des aliments les plus sensibles aux radiations, par les vaches qui peuvent brouter de l’herbe contaminée », expliquait Gildas Charbonnier aux badauds, nombreux dans les rues d’Angers en cette fin de journée printanière.

Si la dégustation de lait en cours de journée était loin de faire l’unanimité, plusieurs Angevins se sont prêtés au jeu en buvant consécutivement un verre de lait du jour suivi d’un verre du lendemain, après une catastrophe nucléaire. « Il y a une nette différence », notait une jeune fille. « Je suis sure, les deux laits n’ont pas le même goût ». Et pourtant il s’agissait du même lait, acheté en grande surface le jour même, l’un comportant le petit sigle caractéristique des produits radioactifs, rien plus, fort heureusement. « Vous voyez, il n’y a aucune différence, ce sera pareil lorsqu’un jour vous boirez du lait irradié. Vous ne sentirez rien au premier abord, et ensuite … ». Très convaincant.

Les militants présents qui ne peuvent pas admettre que l’on puisse vivre avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, multiplient les actions de ce type afin de rallier à leur cause le plus grand nombre de citoyens. Et pas seulement le jour de la commémoration de la catastrophe de Fukushima. « La plupart des pays d’Europe sortent du nucléaire. Les énergies renouvelables augmentent partout sauf en France. Et pourtant c’est possible ».

Un rassemblement des antinucléaires est prévu le samedi 12 avril prochain devant la centrale de Chinon. Des cars seront organisés au départ d’Angers au tarif de 9 € (5€ réduit). Départ à 11h depuis la place de La Rochefoucauld, retour à 23h30. Réservation obligatoire au 06.85.04.92.31 ou bus.angers.fukuchinon@gmail.com




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur








Angers Mag















Angers Mag : Séance critique : "Ma'Rosa" de Brillante Mendoza: Dans Séance critique, deux fois par... https://t.co/UXYZ0kjrdt https://t.co/JrsEK1vwBv
Samedi 10 Décembre - 11:00
Angers Mag : « Ces pédagogies ne sont pas ignorées »: Et l’Education Nationale ? Quel regard... https://t.co/JnPQWXILNL https://t.co/5glkXOM6T3
Samedi 10 Décembre - 07:45
Angers Mag : #JPEL "Contre le complotisme, on ne peut pas enrayer tout (...) Mais on peut entraîner les cerveaux." 👏👏JB Schmidt… https://t.co/6pn23fJUHD
Vendredi 9 Décembre - 15:01
Angers Mag : L'indépendance, un état d'esprit ? #Angers Mag bien chez soi à la journée de la presse en ligne à Paris. #JPEL https://t.co/EpAgR2dt6N
Vendredi 9 Décembre - 12:17


cookieassistant.com