Gare d’Angers : démolition des entrepôts Sernam


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 17/01/2011 - 16:10 / modifié le 18/01/2011 - 08:03


Le projet d’Ecoquartier Gare+ à Angers, est désormais entré dans sa phase active. Après la partie située de part et d’autre du Boulevard Yvonne Poirel, ce sont les anciens entrepôts de la société Sernam qui sont en cours de démolition. Bientôt les vastes halles des services de messagerie ne seront plus qu’un lointain souvenir.



Les anciens locaux Sernam en cours de démolition (Photo Ville d'Angers - Communication)
Les anciens locaux Sernam en cours de démolition (Photo Ville d'Angers - Communication)
Ce sera un quartier vivant, novateur, respectueux de ses habitants et de son environnement », explique la plaquette de présentation du nouvel écoquartier d’affaires GARE+ qui devrait voir le jour en 2012, non loin de la gare d’Angers. Ce quartier situé au cœur de la ville, à proximité de la gare St Laud, desservie par les trains, les cars, les bus et bientôt le tramway, est un lieu privilégié pour les affaires. Dans cette zone plus de 65 000m2 de bureaux, 20 000 m2 de logements, 4 500 m2 de commerces et 1 300 m2 d’équipements publics devraient voir le jour. « Ils feront de ce quartier un site de référence capable de générer à terme plus de 2500 emplois », affirme Angers Loire Métropole, le maître d’ouvrage du projet,dans son document.

Entreprise de messagerie installée dans la ZAC de l’Aubière à Saint Barthélémy d’Anjou, la SERNAM, a occupé pendant de nombreuses années un espace de 5000 m2 constitué d’immenses halles bétonnées situés dans le prolongement des bâtiments de la gare Saint Laud. Dans le cadre du projet Gare+, ce site que l’on appelle désormais « l’îlot Sernam » est en cours de déconstruction.

L’ensemble du site de 9645 m2 a été préalablement racheté en 2009 par Angers Loire Métropole. Après démolition et nettoyage, le terrain sera revendu, une consultation auprès d’opérateurs chargés de la construction de locaux tertiaires ayant été lancé par la collectivité. A terme, le site devrait accueillir 20 000m2 de bureaux, ainsi qu'un hôtel ou une résidence hôtelière de service.

Avant d’en arriver à ce stade des engins ont investi les lieux afin de démolir et évacuer les anciennes halles dans lesquelles étaient entreposés les colis acheminés par la SNCF et la Sernam. Piloté par la Direction des Bâtiments de la Ville d’Angers et réalisé par l’entreprise orléannaise ANTEA, il s’agit d’un véritable travail de précision, lequel ne doit pas occasionner une gêne, même temporaire, pour le réseau ferroviaire situé à proximité, toute vibration importante pouvant entraîner un dérèglement des aiguillages.

Bombardé pendant la guerre, le site pourrait faire apparaître, pendant la phase de démolition et de mise à nu, des engins réputés dangereux, à moins que ce soit les restes d’une nécropole gallo-romaine, comme ce fut le cas lors de la réhabilitation du parking silo voisin. En l’absence d’engins explosifs et avant tout travaux, ce sont donc les géologues de l’Institut National de Recherche Archéologiques Préventives qui devraient intervenir, un fois le site débarrassé de tous ses gravats.



Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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