Green IT : 48h pour rendre un objet connecté plus vert


Rédigé par - Angers, le 06/12/2015 - 08:38 / modifié le 28/05/2016 - 09:39


De plus en plus nombreux, les objets connectés nécessitent des logiciels gourmands en énergie électrique. Pour tenter de rendre ces objets technologiques plus verts plus de 400 élèves ingénieurs ont participé dernièrement au « Green Code Lab Challenge », à Angers, en France et dans le monde. Les plus efficaces vont partir pour un séjour à San Francisco (USA).



Les locaux de l'ESAIP de St Barthélémy d'Anjou, pendant le Green Code Lab Challenge
Les locaux de l'ESAIP de St Barthélémy d'Anjou, pendant le Green Code Lab Challenge
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Fatigués, affalés sur leur clavier ou avalant les dernières gouttes d’une boisson énergisante, les 420 étudiants qui participaient à la troisième édition du « Green Code Lab Challenge », ont réussi a relever le défi. Pendant 48h sans interruption, ils ont puisé dans leurs ressources, tant physiques qu’intellectuelles, pour rendre les services internet d’un  « Raspberry Pi », un objet connecté commun installé sur un serveur informatique distant, plus économe en énergie électrique et réduire l’empreinte carbone correspondante.
 
« Un objet connecté consomme quelques milliwatts heure. Mais il y en a plusieurs milliards dans le monde. Ce sont souvent dans les échanges entre les appareils et sur la conception des logiciels qu’il y a des points à améliorer », explique Nicolas Gutowski,   Responsable du cycle ingénieur Réseaux et Technologies du Numérique à l’ESAIP de Saint Barthélémy d’Anjou, près d’Angers, l’une des 18 écoles supérieures qui participent au challenge de l’informatique et de l'internet plus verts.  
 
 « Le domaine du logiciel, par son immatérialité, néglige trop souvent l’impact environnemental alors que les possibilités d’optimisations sont importantes », poursuit Nicolas Gutowski. Le Green Code Lab Challenge, qui reste une compétition entre étudiants français et internationaux a été pensé pour sensibiliser les futurs ingénieurs à ces enjeux et apporter des solutions concrètes. Et en pleine COP21, à Paris, cette prise de conscience en matière d’écoconception de logiciels, prend tout son sens. Qui plus est quand le thème choisi est celui des objets connectés dont la ville d’Angers est en train de se tailler une une réputation internationale par l’intermédiaire de sa Cité de l’Objet Connecté.
 
Pour les 65 étudiants de l’ESAIP à Angers, favoriser l’écoconception logicielle, c’est un enjeu de taille dont il faut d’ores et déjà tenir compte. « Pour nous c’est une bonne expérience qui nous apprend à analyser le code informatique et l’améliorer pour qu’il sollicite moins les composants électroniques », explique Mickaël, l’un des membres du groupe  « Assassin’s Green (nom emprunté au célèbre jeu d’action et d’aventure assassin’s creed), pour  le challenge « Green IT » et délégué de promo à l’ESAIP. « Le principe de cette compétition c’est de gagner quelques watts, quantifiés par un outil informatique, et de développer une véritable stratégie d’information à travers les réseaux sociaux ». Pour cela Il faut choisir le bon outil de codage et ne pas dévoiler ses cartes tout de suite. « L’action que nous menons sur les réseaux sociaux compte aussi dans le challenge », poursuivent Mickaël et ses équipiers. « Ça nous apprend à travailler en équipe et trouver des solutions dans un temps donné, comme nous aurons à le faire lorsque nous serons dans le vie professionnelle ».
 
« Même si le code informatique est international, les développeurs français utilisent leurs propres éléments de langage pour échanger ».

Lilith, l'étudiante allemande de Leipzig, très concentrée.
Lilith, l'étudiante allemande de Leipzig, très concentrée.
Constitués en équipe de diverses promotions et expériences, les étudiants suivent en temps réel et en visioconférence, les autres concurrents, installés sur les autres sites européens, en France, en Espagne, en Hongrie, au Maroc, en Tunisie ou encore au Québec.

Et même les étudiants étrangers embarqués dans le programme d’échange Erasmus, participent au défi. C’est le cas de Lilith, une jeune Allemande, étudiante en Informatique et Médias à Leipzig, installée à Angers pour un semestre. « Le plus difficile c’est la langue, car même si le code informatique est international, les développeurs français utilisent leurs propres éléments de langage pour échanger et notamment chez ceux de mon âge. Ça m’apprend à m’adapter dans un minimum de temps. Mais je ne sais pas si je suis vraiment utile ».

Pour son groupe la participation de Lilith est plutôt intéressante. « Elle comprend très bien et surtout elle nous apporte une méthode de travail différente de la nôtre », poursuit Mickaël, plutôt ravi de cette opportunité.
 
Malgré l’optimisme de rigueur et leur choix méthodologique, les Assassin’s Green, n’ont pas remporté le challenge. C’est une équipe de l’IUT de Nantes, « le Quintuplet », qui empoche le billet pour San Francisco. L’ESAIP de Saint Barthélémy d’Anjou, dont une équipe avait emporté le challenge l’an dernier, termine sur la troisième marche du podium grâce aux « GreenOuille ».
 
Pour les organisateurs, convaincus de l’urgence de passer à l’action pour rendre le numérique plus vertueux, cette troisième édition est surtout couronnée de succès. «  La vague verte s’est étendue du Canada à la Chine en passant par l’Australie,  avec plus de 2600 tweets sur l’hashtag #GCLChallenge uniquement cette semaine et plus de 360 000 impressions sur les réseaux sociaux », affirment-ils. Avec l’augmentation de ces échanges, pas sûr qu’ils aient contribué à la réduction des gaz à effets de serre. Mais la prise de conscience est bien réelle.
 





Yannick Sourisseau
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