Hébergement d'urgence, le retour des revendications


Rédigé par Tiphaine CREZE - Angers, le 27/01/2016 - 20:30 / modifié le 28/05/2016 - 09:44


Entre 200 et 300 personnes se sont réunies mercredi, place de la Préfecture, pour demander des réponses aux problématiques d'hébergement d'urgence. Reçues en délégation, les associations sont ressorties déçues. Un nouveau rassemblement est prévu mercredi prochain.



Dans un Etat de droit, on ne peut pas laisser dormir des gens dans la rue", a exprimé Catherine Jamil, de la LDH 49.
Dans un Etat de droit, on ne peut pas laisser dormir des gens dans la rue", a exprimé Catherine Jamil, de la LDH 49.
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C'est un dossier qui fait régulièrement débat depuis plusieurs années. Le dispositif d'hébergement d'urgence des réfugiés, demandeurs d'asile et personnes isolées en Maine-et-Loire suscite de nouveau des tensions, dans un contexte rendu plus compliqué du fait de l'engagement d'accueil européen pris à l'égard des réfugiés de Syrie et d'Irak. Et du flou qui entoure celui-ci... Début décembre, le sujet a fait l'objet d'un courrier envoyé par une trentaine d'associations (on citera, sans prétention d'exhaustivité, la Ligue des Droits de l'Homme 49, la Cimade 49, l'Union nationale des lycéens, le Secours populaire, Quazar ou encore l'Unef) à la préfète Béatrice Abollivier et aux élus du Conseil Départemental (voir notre tribune du lundi 11 janvier).

Et c'est justement l'absence de réponse à cette lettre qui a motivé le rassemblement ce mercredi d'entre 200 et 300 personnes (dont une trentaine d'associations) place Michel Debré, devant la préfecture. "Une, deux, trois personnes restent chaque soir dans place pour la nuit à Rouchy (le site d'hébergement d'urgence pour les sans-abris et demandeurs d'asile, NDLR)", a témoigné Catherine Jamil, la présidente de la Ligue des Droits de l'Homme 49. "Dans un état de droit, on ne peut pas laisser dormir des gens dans la rue".
Ce qui s'est passé en septembre nous a permis de relancer les actions. Il y a eu un élan de solidarité de la part de nos concitoyens. - Catherine Jamil, Ligue des Droits de l'Homme 49

La mobilisation a connu une nouvelle impulsion en septembre avec ce qui a été appelé la "crise des migrants" et fait suite à la publication de la photo du petit Aylan, comme l'explique Catherine Jamil : "Ce qui s'est passé en septembre nous a permis de relancer les actions. Il y a eu un élan de solidarité de la part de nos concitoyens. Nous avons saisi cette occasion pour organiser cette solidarité, réunir ces personnes qui avaient envie d'aider et les mettre en lien avec les associations qui s'occupent depuis des années de l'accueil des migrants".

Les associations réunies ce mercredi réclamaient donc, entre autres, de mettre fin à Rouchy, estimé indigne et irrespectueux, que plus aucun enfant ne soit dans la rue, de jour comme de nuit, et la protection des personnes qui dorment dehors, notamment les femmes victimes de violences. "J'ai reçu hier une jeune femme africaine en demande d'asile et qui n'est pas hébergée. Elle dort à la rue tous les soirs et est malheureusement importunée", raconte Martine Pasteau, présidente de l'association Soleils 49.

Reçus en délégation à la préfecture, les quatre représentants sont ressortis déçus, à l'image de Jasmine Imbert, membre de l'Union nationale des lycéens : "J'ai l'impression que les choses ne sont pas prêtes de changer. Nous n'avons pas obtenu de réponse concrète à nos questions". De son côté, la préfecture n'a pas souhaité communiquer.

"Si on veut faire bouger les lignes, il faut que l'on se mobilise plus largement que ce soir. Ca va être extrêmement dur", avouait Michel Cartron, de la Ligue des droits de l'Homme 49, lui aussi présent lors de la rencontre. Un nouveau rassemblement est annoncé pour mercredi prochain, 3 février, à 18 heures, place Michel Debré.












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