High Tech : les tablettes numériques se vendent mieux que les PC


Rédigé par - Angers, le 14/02/2014 - 09:18 / modifié le 14/02/2014 - 09:19


Les bons vieux PC au placard ! Selon la dernière enquête GFK sur le nombre de biens techniques vendus en 2013, la vente de tablettes dépasse désormais celle des ordinateurs de bureaux et portables, avec un grand perdant, Microsoft, qui équipe seulement 3% des tablettes.



Pour les hommes d'affaire, la tablette numérique remplace désormais l'ordinateur portable
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On le savait depuis l’an dernier, le marché des tablettes tactiles a le vent en poupe. Selon le cabinet GFK, source d'informations de référence sur les marchés et les consommateurs, l’an dernier il s’est vendu 6.2 millions de tablettes numériques en France, toutes marques confondues, alors que dans le même temps il ne s’est vendu que 4,8 millions d’ordinateurs de bureau et portables.

« Smartphones et tablettes restent les produits les plus convoités, mais entraînent avec eux l’essor, voire la renaissance d’un ensemble de matériels traditionnels désormais connectés », indique François Klippel, Directeur Général Adjoint chez GFK Consumer Choices France.

Ce sont surtout les Netbooks, les plus petits des ordinateurs portables, qui ont souffert de la montée en puissance des tablettes. Moins chère, pour certaines marques, moins encombrantes et surtout plus rapides à démarrer et moins gourmandes en énergie, les tablettes numériques intéressent de plus en plus de consommateurs qui vivent désormais en mode connecté. Des résultats qui vont dans le sens du développement des réseaux de télécommunication hertzien, 4G ou WiFi en liberté à l’exemple de WiFi’Lib à Angers qui permettent de connecter ces nouveaux outils au réseau Internet.

« 2013 est une année record pour Internet en Europe avec un gain de plus de 2 points de parts de marché valeur sur les ventes offline, et la France contribue à ce rythme soutenu » souligne Matthieu Cortesse, Directeur de Clientèle Distribution chez GFK.

Le syndrome Kodak pour Microsoft ?

Autre avantage des tablettes, les applications qu’elles embarquent étant peu chères voire gratuites, le principe étant désormais de ne plus acheter de logiciels lourds mais de se connecter pour en utiliser ce qui correspond aux besoins et surtout de pouvoir se partager rapidement les contenus. C’est le cas notamment de Google Doc qui remplace allégrement Word et Excel.

Selon l’enquête GFK, les consommateurs français adhèrent aux produits connectés. Ils représentent même 50% des achats de biens techniques en 2013, ces derniers comprenant les écrans plats, les appareils photo, le matériel hi-fi et vidéo, les tablettes et les smartphones.

Désormais on compte en moyenne 5,9 de ces appareils par foyer, la France qui était en retard au début d’internet, se situe désormais au-dessus de la moyenne Européenne en grande partie grâce aux ventes de tablettes et aux offres des opérateurs Télécom.

Si les Français sont devenus, après les smartphones, des adeptes de la tablette tactile, ils considèrent, dans 71% des cas, qu’elle ne remplace pas l’ordinateur de bureau ou le portable pour travailler.

En 2014, GFK prévoit une augmentation des ventes de tablettes même si le taux de pénétration de ce marché en pleine croissance n’est que de 29% actuellement. Les tablettes hybrides (tablettes-PC) devraient également augmenter d’après les analystes. A ce jour 7,9 millions de foyers Français sont équipés d’une tablette selon GFK Médiamétrie

Le plus grand perdant dans l’histoire c’est Microsoft qui, s’il reste largement majoritaire sur les ordinateurs portables et de bureau avec Windows, il n’équipe que 3% des tablettes numériques. La société de Redmond (USA) pourrait connaitre le syndrome Kodak(*), selon les observateurs, si elle ne se ressaisit pas.

(*) Entreprise à succès, dont l’histoire remonte à 1880, Kodak dont la marque était passée dans le domaine public, tout comme Frigidaire pour le réfrigérateur, a complément raté, par manque d’innovation, le passage de la photographie analogique au numérique. Une erreur stratégique selon les chercheurs.




Yannick Sourisseau
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