Hôtel Woodstock : à chacun son idéal !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Samedi 24 Octobre 2009 à 18:05


Il est difficile d’annoncer à ses parents son idéalisme. Par l’organisation du festival, Elliot Tiber s’affirme tel qu’il est, et vit pleinement son choix de vie.



Elliot et deux hippies ayant une hallucination, après avoir pris de l’acide.
Elliot et deux hippies ayant une hallucination, après avoir pris de l’acide.
la rédaction vous conseille
Elliot Tiber, après avoir passé de mauvais jours à Greenwich Village, revient vivre chez ses parents dans le nord de New-York pour reprendre la place de gérant de leur hôtel. Ayant une mère, tyrannique et irascible, et un père qui n’arrive pas à payer les dettes de son hôtel, Elliot ne sait pas comment leur déclarer son homosexualité.

Il entend par ailleurs que sa voisine a refusé qu’un festival de musique se déroule sur ses terres. Elliot, qui détient une licence l’autorisant à organiser un festival musical, appelle les organisateurs... Quelques semaines plus tard, sur les terres de son voisin Max Yasgur, se déroule le festival qui amène plus de cinq cent mille personnes.

Le film ne nous fait pas assister aux concerts, on n’entend pas de morceaux de rock, de soul… Mais avec l’organisation qui est mise en valeur, on se sent vraiment au cœur de ce festival, et on est plongé dans son déroulement. Ce qui est montré, c’est à la fois le bouleversement qui est provoqué par ces milliers de jeunes hippies, dans un petit village juif, mais aussi et surtout, le changement de vie d’Elliot, jeune homme encore très proche de ses parents, qui n’arrive donc pas à couper le cordon, et qui grâce à ces jeunes esprits libres, adeptes du Flower Power, arrive à affronter sa mère, et à assumer son identité gay.

Ang Lee a un regard généreux sur cette philosophie « Woodstock », et il n’omet pas les aspects de la contre culture de l’époque, comme les troupes de théâtre nudistes, l’absorption de stupéfiants, ou encore les brownies au hash. On retrouve dans ce film les thèmes qui lui sont chers : la liberté, la tolérance, l’homosexualité… selon lui, c’est une « comédie sans cynisme ».

Défi réussi pour Ang Lee, « Hotel Woodstock » retrace parfaitement l’atmosphère du festival d’août 1969, les décors, le mode de vie de tous ces jeunes, les images : tout nous remémore les films et les photographies de l’époque.


Marie-Marthe.












Angers Mag