Indochine : 6 500 fans en délire à l’Arena Loire de Trélazé


Rédigé par - Angers, le Mardi 26 Novembre 2013 à 13:23


Pour le complexe Arena Loire de Trélazé, Indochine c’était le baptême du feu. Non pas qu’il s’agissait du premier concert, puisque la salle est ouverte depuis juin dernier, mais celui qui nécessitait la plus grosse jauge. Un essai transformé ce lundi soir grâce à un groupe rock particulièrement généreux et un public sous le charme.



Le Black City Tour d'Indochine, ici à Brest (photo Wikipedia - Photo Jejecam)
Le Black City Tour d'Indochine, ici à Brest (photo Wikipedia - Photo Jejecam)
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Sokhna Fournier, la jeune directrice de l’Arena Loire de Trélazé avait annoncé la couleur lors de présentation de la programmation 2013-2014. « Indochine ce sera notre plus grosse jauge en matière de spectacle ». 6500 spectateurs étaient donc attendus pour cette soirée qui devait permettre aux gestionnaires de faire les ultimes réglages avant d’accueillir d’autres pointures musicales.

Deux heures avant l’ouverture des portes, plusieurs milliers de personnes s’étaient massés aux abords des grilles, sans vraiment savoir où se situait la file d’attente. Quelques inquiétudes naissaient chez les spectateurs et notamment chez les plus âgés qui visaient une place assise.

Au moment de l’ouverture, la bousculade ne fut pas ce que d’aucuns imaginaient, le public d’Indochine étant visiblement raisonnable. L’âge sans doute, car le groupe qui tourne depuis 1981 traine derrière lui plusieurs générations de fans, les plus vieux ayant la cinquantaine et les plus jeunes, moins nombreux, à peine 18 ans.

Et pourtant le leader charismatique du groupe, Nicola Sirkis, la cinquantaine bien sonnée également, éternel adolescent à la mèche rebelle, met tout en œuvre pour attirer le jeune public avec des titres prenant en compte leurs problématiques et une musique plus en phase. « Black City Tour » qu’il présentait hier soir à Trélazé en est la preuve, les puristes regrettant certainement ce qui a fait la gloire du groupe : «L’Aventurier », « 3e sexe » ou « Canary Bay », trois titres majeurs qu’il n’a pas oublié d’interpréter sous les hourras de fans de la première heure, les bras levés.

Dans un décor très futuriste, lumineux et circulaire, autour duquel se déplaçaient des voiles permettant la projection d’images, Nicola Sirkis est apparu, tel un enfant qui venait de découvrir les sucettes, presque espiègle, en interprétant le titre phare de son dernier album, le 12e, « Black City Parade ».

Dans une débauche de lumières, de jets de confettis et de vidéos donnant du relief au concert, Sirkis et sa bande ont mis progressivement le feu à la salle passant en revue les titres majeurs de leur production tel « Little Dolls » issue du titre précédent « la République des Météors » ou encore « j’ai demandé à la lune », avec un ballet de lampes bleutées du plus bel effet.

Nicola Sirkis ne connaît pas encore Trélazé

Dans la salle, la tension montait progressivement pour s’exprimer avec « Trois nuits par semaine ». Le style Indochine était bien présent et Sirkis, toujours en forme n’a pas failli à la tâche n’hésitant pas à faire le tour de l’Arena au milieu du public. « Tu te rends compte, j’étais à un mètre de lui », s'exclamait une jeune fille, à peine remise de ses émotions. Malgré les interdictions de filmer tous les smartphones étaient de sortie pour illustrer la scène, ce qui vaudra à Sirkis de dire, « putain de salle, elle est grande », en s’épongeant puis un « putain de public », pour saluer ses fans venus des quatre coins de l’ouest.

Parmi le public, Marc Goua, avait fait le déplacement, debout comme le reste du public pour applaudir à tout rompre les « Indos » de passage dans cette salle qui en verra beaucoup d’autres. Seule ombre au tableau, Nichola Sirkis qui n’a toujours pas enregistré que son spectacle se déroulait à Trélazé et non pas à Angers, comme il l’a répété de nombreuses fois.

Le public unanime pour saluer du « grand Indochine » ou « c’est encore mieux que les précédents concerts », a apprécié le rappel qui a démarré avec un feu d’artifice pour se terminer avec un vol de ballons lumineux au-dessus du public sur fond « d’Europane ou le dernier bal ».

Il n'y a pas à dire, Indochine c’est un vrai groupe rock français qui sait offrir une longue et généreuse prestation avec des musiciens qui savent faire durer le plaisir. Le public était aux anges, certains ayant même couché devant la salle depuis dimanche pour être sûrs d'avoir une place.

Côté technique les gestionnaires de l’Arena n’ont pas vraiment rencontré de difficultés, comme l’a évoqué Nicola Sirkis pendant son concert. « Pour Indochine, la fiche technique de ce concert a été modifiée au cours de l’année. Nous avons dû nous adapter rapidement pour prendre en charge leur imposante structure et faire quelques modifications pour assurer la sécurité du, public. Désormais nous avons tout ce qu’il faut pour accueillir d’autres groupes du même niveau », confirmait Sokhna Fournier ce matin.





Yannick Sourisseau
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1.Posté par Langevincent le 26/11/2013 19:50 | Alerter
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