Interfaith Tour : les artisans du dialogue interreligieux à Angers


Rédigé par - Angers, le 04/06/2014 - 12:38 / modifié le 04/06/2014 - 16:44


Rentrés fin avril d'un Tour du Monde des initiatives interreligieuses, les cinq jeunes globe-trotters français soutenus par l’association Coexister étaient à Angers mardi pour témoigner. Et pour soutenir qu'un rapprochement entre les hommes d’opinions et de religions différentes est non seulement possible mais souhaitable.



Quatre des cinq globe-trotters de la foi, lors de leur passage à Angers
Quatre des cinq globe-trotters de la foi, lors de leur passage à Angers
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Après le voyage, le témoignage. Rentrés du Canada fin avril après dix mois de rencontres et d'expériences de l'Inde au Brésil en passant par le Kenya, le Liban ou... le Vatican, Josselin, Ilan, Ismaël, Victor et Samuel ont choisi de partager leur périple et leurs convictions. Après trente-trois villes et une quarantaine de conférences, les cinq jeunes de l'Interfaith (Interconfessionnel) Tour étaient de passage à Angers, mardi, accueillis par la délégation Coexister locale, dans le cadre du Festiv'all Together .

Lors de leurs diverses rencontres, dont une avec l'évêque d'Angers, Mgr Delmas, ils ont apporté la preuve par l'exemple qu’un dialogue entre les différentes communautés religieuses est bien possible, loin des images de tensions diffusées dans les médias.

Eux mêmes, chrétien, juif, musulman, agnostique et athée, en prenant en compte les pratiques religieuses de chacun, ils ont bouclé un tour du monde dont l’objectif était de faire connaître les diversités des projets interreligieux existant dans une cinquantaine de pays.

Désormais, ils veulent démontrer que la notion du « vivre ensemble » n’est pas un vain mot

Écouter Josselin Rieth 20 ans – agnostique, « le consensus incarné » selon ses amis, présenter l’Interfaith Tour

interfaith_tour.mp3 interfaith tour.mp3  (1.73 Mo)



Lutter contre le repli communautaire

Mais pour autant ces jeunes d'origine et de confession différentes, ne sont pas dupes et savent que des conflits existent. « C’est un droit fondamental que de pouvoir exprimer ses convictions. Chacun peut croire, ou ne pas croire, c’est son opinion, c'est en apprenant à la respecter que le dialogue devient possible », explique Samuel Grzybowski, membre de l’équipe et président de l’association Coexister.

« Le dialogue interreligieux est plus dur en France que dans d’autres pays, la laïcité y est beaucoup trop aiguë et chacun a peur d’aborder ses divergences. Pendant notre périple nous avons observé les populations et nous savons que les hommes peuvent s’entendre quelle que soit leur croyance », poursuivent les globe-trotters. « Nous luttons contre le replis communautaire encouragé par certains politiques et les fondamentalistes qui veulent en tirer profit. Nous savons que ce n'est pas ce que souhaitent les communautés religieuses ».

Et le message passe auprès de ceux qui les accueillent au cours de leur périple français. « Partout le public nous attend. Les gens se sentent soulagés d’entendre qu'ailleurs des gens de confession différentes ont fait le pas. Ils nous disent que le message d’optimisme que nous diffusons leur fait du bien. Mais nous n’avons pas de message politique ou religieux à faire passer, nous sommes de simples observateurs d'une société en mouvement ».

"Promouvoir un journalisme de solution"

Les mêmes avec les membre de la délégation Coexister d'Angers, " l'une des plus importantes de France ", selon Samuel Grzybowski
Les mêmes avec les membre de la délégation Coexister d'Angers, " l'une des plus importantes de France ", selon Samuel Grzybowski
Au passage, les voyageurs de la foi pointent du doigt les grands médias qui font la promotion « du désenchantement du monde » dans une logique d’information commerciale. « Le sang, la haine, la peur ça fait vendre. Pour notre part, nous voulons promouvoir « un journalisme de solution » qui fait connaître des actions porteuses d’espoir ».

Participants à de nombreuses conférences, comme ce mardi 3 juin, à la faculté de Droit d’Angers, les cinq globe-trotters intéressent les plus grandes universités qui souhaitent profiter de leur travail d’observation de la société contemporaine. Pionniers dans la démarche ils seront suivis par d’autres équipes qui partiront a leur tour étudier les projets existants dans le monde, afin de contribuer au rapprochement des cultures, toujours dans le respect de l'autre et de ses convictions.




Yannick Sourisseau
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