Intermittents : menace sur le Festival d’Anjou


Rédigé par - Angers, le Mardi 10 Juin 2014 à 08:31


En colère contre le projet de réforme de leur régime, les intermittents du spectacle menacent de faire grève à l'occasion de plusieurs événements artistiques. Le Festival d’Anjou qui lève son rideau ce soir a fait l’objet d’un préavis de grève.



Les représentants des intermittents sont déjà intervenus en avril, lors de la présentation de la 65e édition du Festival d'Anjou
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Le Festival d’Anjou qui ouvre sa 65e édition ce mardi soir au Plessis-Macé, avec « Molière malgré moi » interprété par Francis Perrin, pourrait-il être contraint de ne pas lever le rideau ? Les 18 techniciens, régisseurs et intermittents qui travaillent pour le Festival ont déposé un préavis de grève pour ce mardi 10 juin à partir de 18h.

« Je dirige le Festival d'Anjou, menacé par la grève, mais je les soutiens », déclare Nicolas Briançon dans un entretien au Nouvel Observateur. Comme la plupart des organisateurs de spectacle, le directeur du Festival d’Anjou comprend la colère des techniciens et s’oppose à la réforme du statut des intermittents envisagée par le Gouvernement même s’il « considère que la grève n’est pas la meilleure solution ».

« Si tout s’arrêtait dans le pays, alors oui, l’impact serait violent. Mais bloquer Montpellier, bloquer Angers… Ça ne suffirait pas », poursuit Nicolas Briançon qui avoue discuter avec la CGT pour trouver un compromis. « Je voudrais que ce soir il y ait une intervention et que nous mettions à disposition du public un lieu pour qu’il comprenne la situation dans laquelle se trouvent les intermittents ».

Une fois n’est pas coutume, employeurs et employés font cause commune. « L’accord proposé par le gouvernement n’est pas à la hauteur des enjeux. Cette réforme s’est faite sur le dos de l’intermittence par des gens qui n’y comprennent rien », ajoute le directeur artistique qui estime que « cette situation est indigne d’un gouvernement de gauche ».

L’organisation du Festival d’Anjou est donc lourdement menacée tout comme celle d’Avignon et bien d’autres événements organisés en période estivale en France. Pour Nicolas Briançon qui sait que « les intermittents ne souhaitent pas la mort d’un festival », la situation est désespérée et certaines compagnies pourraient ne pas s’en remettre. « Le gouvernement est fou de laisser faire ça. C’est un climat terrible pour la culture ».




Yannick Sourisseau
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