Interpellations à Angers : les deux gardes à vue levées


Rédigé par La rédaction - Angers, le 19/11/2015 - 18:45 / modifié le 20/11/2015 - 14:24


Les deux gardés à vues, interpellés ce matin dans le cadre d'une vaste opération de police menée à Angers, ont été relâchés en fin de matinée et d'après-midi, les perquisitions administratives - pratiquées dans le cadre de l'Etat d'urgenc e- ne révélant aucun lien avec le terrorisme. Une actualité angevine qui se place dans le cadre plus général de la prorogation par les députés de l'état d'urgence, jusqu'au 26 février 2016. Eléments d'analyse.



Interpellations à Angers : les deux gardes à vue levées
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Du droit commun, sans lien avec le terrorisme. La vaste opération menée ce matin par une centaine de policiers des différents services de police - une dizaine de perquisitions administratives ont été menées en tout sur le Maine-et-Loire dans les milieux islamistes radicaux - avait débouché sur l'interpellation et le placement en garde à vue de deux personnes (voir ici).

Deux gardes à vue, donc, dont la première a été levée en fin de matinée, et la deuxième en fin d'après-midi : c'est ce qu'a indiqué le procureur de la République, Yves Gambert. Dans le premier cas, la perquisition avait permis aux policiers de saisir un ordinateur où figurait un dossier baptisé "pédophilie"... finalement un documentaire sur le sujet. En clair, RAS.

Le second cas est plus complexe, mais relève du droit commun, absolument pas du terrorisme. Une forte somme d'argent, "plusieurs milliers d'euros" selon une source policière, a été trouvée au domicile de l'individu, avec des soupçons sur l'origine de cet argent (trafic). Si l'enquête se poursuit, les faits révélés ne justifiaient pas, toujours selon le Procureur, le maintien en garde à vue.

Il s'agit là en tout cas d'une nouvelle série de perquisitions, après les 6 effectuées dans la nuit de mardi à mercredi, puis mercredi, à Angers et Cholet. A l'instar du Maine-et-Loire, de nombreux autres départements ont vu se réitérer ces opérations de police, à travers toute la France. Toutes ne conduisent pas nécessairement sur le terrain terroriste, mais la présence d'un officier de police judiciaire aux côtés des forces de l'ordre permet également de mettre en œuvres des saisies incidentelles liées, par exemple, à la détention illégale d'armes, au trafic de drogue ou au recel. Comme ce fut le cas ce matin à Angers.

Des perquisitions qui font craindre à certains, au sein des forces de police, de "froisser le milieu islamiste radical". Plusieurs le répètent à l'envi depuis plusieurs heures : "On peut tout à fait être pacifiste en étant rigoriste".
"Ce qui est aussi essentiel, c'est un meilleur partage d'informations en interne, au sein même des services de la Police nationale" Jérôme Hanarte, secrétaire départemental d'Alliance Police Nationale

L'ensemble des actions qui sont menées sur le territoire, moins d'une semaine après les attentats meurtiers du vendredi 13 (129 morts et plusieurs centaines de blessés), interviennent au moment où les députés ont adopté à la quasi-unanimité*, jeudi après-midi, la prorogation à 3 mois de l'Etat d'urgence, jusqu'au 26 février 2016 (à moins qu'il ne soit interrompu avant). Avec de nouvelles mesures à la clé : le régime des assignations à résidence est ainsi "élargi à toute personne à l’égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l’ordre public."

Interpellations à Angers : les deux gardes à vue levées
Par ailleurs, ce renforcement  -qui modifie les dispositions de la loi adoptée le 3 avril 1955-  précise le régime des perquisitions, établissant la présence d'officiers de police judiciaire lors des perquisitions administratives diligentées par les préfectures.

Un nouveau cadre législatif indispensable, car les perquisitions, à Angers ou ailleurs, devraient se poursuivre dans les prochains jours et semaines, comme le laissait entendre dès mercredi après-midi, lors de la réception du Ministre des Sports Thierry Braillard, la directrice de cabinet du préfet de Maine-et-Loire, Sandra Guthleben.

En préfecture toujours, les choses se précisent aussi peu à peu quant à la collaboration appelée de leurs vœux par les élus locaux. Le maire d'Angers la réclamait, lundi dans nos colonnes : il a été reçu cet après-midi par Béatrice Abollivier, un jour avant l'ensemble des maires du Maine-et-Loire, à l'initiative de l'Association départementale idoine.

Du côté de la police, on est plutôt favorable à une plus grande collaboration, et à un partage d'information, notamment avec la Police municipale. "Mais ce qui est aussi essentiel, c'est un meilleur partage d'informations en interne, au sein même des services de la Police nationale", argue Jérôme Hanarte, pour le syndicat Alliance.

Autre cheval de bataille : les policiers s'attendent chaque instant à de nouvelles opérations d'ampleur et y sont prêts, même si ces interventions, avec le soutien de la BRI et du RAID, posent la question des équipements. "Dans le contexte actuel, l'ensemble des services su Angers devrait bénéficier du matériel adéquat", avance Jérôme Hanarte, du syndicat Alliance, qui se satisfait cependant des annonces récentes du Ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. La plus récente d'entre elle, avec effet immédiat, donne la possibilité - "ça n'est pas une obligation" - aux policiers qui le souhaitent d'avoir leur arme en dehors des heures de service. Une annonce qui sera formalisée lors d'un comité technique en fin de mois. "Nous y sommes évidemment favorables", reprend le syndicaliste, dans "un cadre d'optimisation opérationnelle indispensable".
Car si François Hollande a confirmé, lors de son discours devant le Congrès, la création de 5 000 postes dans la police, ces nouvelles forces vives "ne seront pas opérationnelles avant deux ans, le temps d'ouvrir les concours et de les former".

*Le texte de loi passera devant le Sénat demain, vendredi 20 novembre.












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