Isabelle Carré : en toute simplicité

Festival Premiers Plans 2011


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le 24/01/2011 - 11:23 / modifié le 25/01/2011 - 11:13


C’est une immense actrice à la carrière prestigieuse. Malgré son jeune âge, le Festival Premiers Plans d’Angers lui a consacré un hommage et c’est tant mieux car des artistes aussi simples on aimerait en croiser plus souvent. Elle présentait hier soir au complexe Gaumont le film d’Alain Resnais : Coeurs



Isabelle Carré : en toute simplicité
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Elle est arrivée hier soir devant les spectateurs du complexe Gaumont, presque timide, impressionnée par le public qui lui faisait déjà une ovation. Ce petit bout de femme pourtant très à l’aise sur un plateau ou sur les planches, l’est un peu moins en public. Mais elle s’en sort tout de même avec les honneurs, parlant beaucoup plus facilement des films dans lesquels elle a brillé, que d’elle-même, de sa carrière.

Née le 28 Mai 1971, à Paris d’un père styliste et d’une mère secrétaire de direction quitte sa famille à l’âge 15 ans avec un rêve : celui de devenir danseuse. Très vite elle change d’avis pour s’orienter vers la comédie. Après des cours d’art dramatique elle joue son premier petit rôle au cinéma, en 1988, dans le film de Coline Serreau : « Romuad et Juliette ».

Après son bac, en 1989, elle entre à l’ENSATT (École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre) et commence sa carrière théâtrale et cinématographique. En 1992, elle obtient le César du meilleur espoir féminin pour film « Beau fixe » de Christian Vincent. Elle enchaîne les films à succès, pour être nommée une seconde fois meilleur espoir féminin pour son rôle dans « Beaumarchais l'insolent », en 1995, d’Édouard Molinaro.

Après avoir obtenu le Prix Romy-Schneider, son actrice fétiche, et une troisième nomination au César du meilleur espoir féminin en 1997, elle remporte la même année le prestigieux Prix Gérard Philipe. La consécration viendra en 2004 où elle reçoit le César de la meilleure actrice pour le film « Se souvenir des belles choses » de Zabou Breitman, dans lequel elle joue le rôle d’une femme atteinte de la maladie d'Alzheimer. L’année suivante elle remporte le Molière de la meilleure comédienne pour son rôle dans la pièce de Roland Topor « L'hiver sous la table », mise en scène par Zabou Breitman. A 40 ans Isabelle Carré a déjà tourné 37 films long métrage, 14 films TV et interprété 22 œuvres théâtrales, excusez du peu. Malgré cette carrière, cette grande star reste simple et relativement abordable.

« Je suis très touchée, voire gênée que l’on me rende déjà hommage. J’ai l’impression d’avoir 70 ans », déclarait l’actrice avec une sincère modestie. « Toutefois je suis très heureuse de présenter le film Coeurs d’Alain Resnais (sorti en salle en novembre 2006). Je me souviens de l’atmosphère qui régnait sur le plateau. Alain est quelqu’un de simple, accessible, (comme elle) qui ne parle que de cinéma ».

Et de poursuivre : « je me souviens aussi de notre première rencontre. Nous étions aussi intimidés l’un que l’autre, comme deux amoureux (du cinéma). Il m’a dit : j’ai tout vu de ce que vous avez fait. Je n’avais pas l’impression ».

Malgré quelques problèmes techniques, notamment de micros, l’actrice a pu continuer à présenter le premier film de l'hommage que lui rend le Festival cette année. « Plus de son, on va faire comme au théâtre », disait-elle avec humour, avant de conclure : « Je vous souhaite un bon film, un bon festival. Je viendrais présenter d’autres films, pour rester avec vous », se sentant soudain en confiance avec le public angevin.

Isabelle Carré est au moins jusqu’au 29 Janvier à Angers et notamment au Théâtre du Quai, dans une pièce intitulée « Une femme à Berlin », mise en scène par Tatiana Vialle, co-produite par le Théâtre du Rond-Point et le Nouveau Théâtre d’Angers.

Six Films sont présentés pendant le festival : « Cœurs » d’Alain Resnais, « La femme défendue » de Philippe Harel, « Se souvenir des belles choses » de Zabou Breitman, « Les Sentiments » de Noémie Lvovsky, « Holy Lola » de Bertrand Tavernier et en avant-première, celui qui sortira prochainement : « Rendez-vous avec un ange », de Sophie de Daruvar et Yves Thomas, alors que son avant dernier : « Les émotifs anonymes », est toujours en salle.




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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