Istom : 500 étudiants "curieux et ouverts" débarqueront à Angers en 2018


Rédigé par - Angers, le 15/01/2016 - 18:55 / modifié le 15/01/2016 - 23:46


C'est l'annonce phare des vœux du maire et président de l'agglo, Christophe Béchu : à la rentrée de septembre 2018, l'école d'ingénieurs ISTOM s'installera sur le campus de Belle-Beille, face à l'ESSCA. Se dirigeants étaient vendredi à Angers pour détailler leur choix et et le profil des quelque 500 étudiants qui fréquentent leur cursus : des futurs ingénieurs "engagés, curieux et ouverts".



Jean-Pierre Bernheim, vice-président de l'agglo en charge de l'économie, Jean-Benoist Portier (patron de l'entreprise Faliénor), vice-président du CA d'Istom, Christophe Béchu, Patrice Auguste, président du CA d'Istom et Eric Ducoudray, directeur de l'école.
Jean-Pierre Bernheim, vice-président de l'agglo en charge de l'économie, Jean-Benoist Portier (patron de l'entreprise Faliénor), vice-président du CA d'Istom, Christophe Béchu, Patrice Auguste, président du CA d'Istom et Eric Ducoudray, directeur de l'école.
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A l'agglo, pas de doute, c'est la saison des bonnes nouvelles. La preuve ? Chaque journaliste présent à la conférence de presse organisée vendredi matin dans les murs d'Angers Loire Métropole s'est vu remettre un petit corpus, document sobrement intitulé "6 bonnes nouvelles économiques sur le territoire".

Implantation, déménagement, développement, création d'emplois... il y en a pour tous les goûts (voir plus loin), mais c'est assurément la "Bonne nouvelle numéro 1" qui mobilise les attentions depuis la cérémonie des vœux du maire d'Angers et président de la Communauté urbaine -nouvelle réalité de l'agglo depuis le 1er janvier 2016- Christophe Béchu. A l'horizon de la rentrée de septembre 2018, l'Istom, école supérieure d'Agro-développement international, aura fait ses valises et quitté la région parisienne (Cergy-Pontoise exactement), pour rejoindre le campus de Belle-Beille. Sur la forme, ce sont près de 500 étudiants qui investiront un site déjà réservé face à l'ESSCA d'ici à deux ans, un investissement partagé (région, communauté urbaine, école) de 12M€, et une 8e école d'ingénieurs sur le territoire angevin. Mais il faut bien l'avouer, à bien entendre les interventions des élus et des responsables de l'Istom, c'est bien sur le fond que l'installation de l'école supérieure attise la curiosité. 

D'abord, parce que le choix d'Angers, parmi d'autres candidatures, interroge. "Il y avait ici, rassemblé sur Angers, un potentiel permettant le développement d'un projet et d'un rayonnement à l'international". Patrice Auguste, le président du Conseil d'administration de l'Istom, a détaillé vendredi matin les raisons pour lesquelles Angers avait été choisie. "Dans le développement de notre projet stratégique, nous devions prendre en compte l'évolution des métiers de l'agro-développement international, avec l'adaptation nécessaire aux besoins du marché international, mais également une nouvelle dynamique de recherche. Le développement des projets que nous avons découverts à Angers, notamment dans le cadre de Végépolys et la présence d'une très forte communauté scientifique, nous offrent de nombreux partenaires de qualité : je pense aux universités, à l'IUT, à l'ESA, Agrocampus Ouest ou l'INRA."
"Il y avait ici, rassemblé sur Angers, un potentiel permettant le développement d'un projet et d'un rayonnement à l'international" - Patrice Auguste, président du Conseil d'administration de l'Istom

Le ton est sincère et les équipes de l'Istom assurent également avoir été convaincues par le discours tenu lors des différentes visites. "A aucun moment, nous n'avons été assimilés à des concurrents potentiels, ni dans le monde politique, ni dans celui de la recherche, ni dans celui de l'entreprise", appuie Patrice Auguste, avant de conclure : "Le bâtiment ne sera près qu'en 2018, mais c'est maintenant que les projets démarrent. Je suis persuadé que l'Istom va apporter beaucoup au territoire."

Vieille de 108 ans, l'école a d'abord été installée au Havre, avant de rejoindre Cergy-Pontoise aux début des années 90. Surtout, elle constitue, un peu à la manière des Arts et Métiers, une vraie communauté solidaire. Concrètement, 2 500 "istomiens" travaillent aujourd'hui dans une centaine de pays, qui sont autant d'ambassadeurs pour leur école de formation... et la ville qui l'accueille. Pour un élu qui a fait du rayonnement du territoire l'une de ses priorités, c'est du pain bénit.

Reste à connaître le profil de ces ingénieurs-ambassadeurs, et la manière dont ils sauront ou non s'intégrer, le temps de 5 ans, à la vie angevine. Aucune inquiétude de ce côté-là, selon le directeur de l'Istom, Eric Ducoudray. "Notre école d'ingénieurs est un peu particulière dans le paysage. Les "istiomiens" ont la vocation de s'expatrier, car l'agro-développement international les emmène en Afrique, en Asie et en Amérique Latine. C'est un vrai choix qu'ils font dès le départ, avec une dimension d'ouverture sociale, économique..." Un engagement, donc, entretenu et encouragé durant la formation : "Il y a bien évidemment un socle scientifique -ce sont des ingénieurs- mais nous approfondissons les sciences humaines et l'économie, en faisant de l'ethnologie, de l'anthropologie, de la sociologie. Ils sont là avant tout pour comprendre l'environnement", complète Eric Ducoudray.

Le directeur l'assure : il faut s'attendre à voir débarquer des élèves "engagés, très portés sur l'associatif, pas endormis du tout ! A titre d'exemple, ce sont les istomiens qui ont formé la première AMAP sur le secteur de Cergy". Autre particularité : "moins de 20 % des 500 étudiants ont une voiture, mais tous ont un vélo", précise Eric Ducoudray. Il va donc falloir sérieusement envisager de bonifier les pistes cyclables menant de Belle-Beille au centre-ville. A moins que d'ici là, une nouvelle ligne de tram...

Un décollage pour les parcs d'activités ?
Parmi le stock de "bonne nouvelles" dévoilées vendredi matin en conférence de presse, deux concernent des zones d'activité jusqu'alors... désertes, ce que n'a pas manqué de souligner Christophe Béchu : "Le parc d'Angers Saint-Léger Saint-Jean et d'Angers-Marcé sont deux zones où nous n'avions encore jamais vendu un seul terrain"
Sur la première, l'entreprise Giffard a entamé la construction d'une usine dédiée à la production de sirop -avec l'ambition de produire 4 millions de bouteilles de sirop contre 2,3 actuellement- le site historique d'Avrillé conservant la fabrication des liqueurs. L'équipement sera ouvert à l'automne 2016.
La zone d'Angers-Marcé accueillera elle la première implantation à Angers du groupe allemand Dachser, prestataire international de solutions de transport et de logistique. "Un investissement de 5 M€ qui fait du site angevin (4100 m2 pouvant s'étendre à plus de 7000) un site clé dans l'implantation du groupe en France", se félicite le vice-président en charge de l'économie, Jean-Pierre Bernheim.





Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur








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