J’ai le parachuté doré


Rédigé par yannick Sourisseau - Angers, le 25/03/2009 - 08:17 / modifié le 25/03/2009 - 08:22


« Adieu mégaphone. Adieu calicot. Adieu représentants syndicaux. A moi le soleil et le calypso. L'ananas, la noix de coco… La boîte a coulé. Mais pouce! On va se la couler douce. La pilule on va se la dorer. J'ai le parachute... chute doré » chante Alain Souchon sur les ondes. Cette chanson sur fond de calypso, pourrait nous faire sourire et nous faire penser aux vacances quelque part sous les tropiques. Malheureusement elle nous rappelle la triste réalité.



J’ai le parachuté doré
Comment peut-on, à notre époque, admettre que des grands patrons qui n’ont pas su faire prospérer leur entreprise puissent partir avec une somme qui est sans commune mesure avec les salaires distribués à leurs employés. Société Générale, Valéo, l’histoire se répète et chaque jour l’un de ces patrons voyous, puisqu’il n’y a pas d’autres mots pour les caractériser, part avec le pactole.

Bien sûr, c’est leur salaire, sans doute trop élevé, eu égard des résultats, multiplié par les années de présence qui conduit à cette somme. Et eux, sans état d’âme aucun, alors que leurs employés sont sur la paille avec un salaire qui équivaut à leur dernière note de restaurant, crient au scandale, en affirmant que cette somme est justifiée. Les pauvres, il va bientôt falloir les plaindre.

Et que faire de leur incapacité à gérer leur entreprise et à la sortir de la crise dans laquelle, ils se sont eux-mêmes engouffrés, tout en sachant que quoiqu’il arrive, ils s’en sortiront en sautant par la fenêtre avec leur parachute … doré. Un peu plus bas de l’échelle, on aurait licencié un cadre, voire un ouvrier, sans indemnité, en lui disant qu’il n’a pas bien fait son travail.

Et l’Etat dans tout cela, qu’attend-il pour légiférer sur le sujet. Qu’un groupe d’ouvriers excédés pendent haut et court leur patron voyou devant la porte de l’usine en lieu et place de mannequin en paille et tissu. Comme il est écrit sur les banderoles dans les manifestations « La crise c’est eux … ». C’est donc a eux, d’être les premiers, à faire preuve de solidarité. Mais comme disait un de mes amis « le plus dur ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage … » surtout si l’on coupe les sangles du parachute.


















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