Jamel Debbouze livre ses souvenirs avec tendresse et dérision


Rédigé par - Angers, le Samedi 26 Mars 2011 à 17:20


Après sept ans d’absence sur scène, Jamel Debbouze revient en 2011, avec un one man show intitulé « Tout sur Jamel ». Un titre plein de promesse, pour un public plus que ravi de le voir de retour en tournée. Il était à la salle Amphitéa d’Angers, mercredi soir, pour le plus grand bonheur de ses fans Angevins.



Tout sur Jamel : un show monté sur ressorts !

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A 21h00, très attendu par son public, Jamel est ovationné dès son entrée sur scène. Il s’amuse d’entrée de jeu à charrier les quartiers du Grand Pigeon, « plutôt grands pigeonniers ouais ! » et Monplaisir « mais j’ai pas pris de plaisir quand j’ai été là-bas ! ». Et les spectateurs se marrent.

Ce nouveau one man show est plus intime, Jamel y évoque ses études au collège Gustave-Courbet de Trappes, comme ce cours de maths où il bondi au tableau pour dessiner une parabole, « la plus belle parabole, avec même la prise péritel ! », avant de se faire exclure du cours. Avec les copains, il accumulait les heures de colles, et se « trouva fort dépourvu lorsque l’avenir fut venu ».

Souvenir de sa rencontre avec la sixième 1, que des élèves blonds aux yeux bleus. Ils suivent un cours de théâtre. Son mime de la vache ruminant lui vaut l’accès à ce cours et le début de son goût pour cette discipline.
L’aboutissement de son amour du théâtre et du rire ? L’ouverture du Comedy Club, où il lance de jeunes artistes en voie d’apparition. « 20€ la place et on est douze sur scène. 1€ par artistes, plus le technicien et le barman, et le reste est reversé à l’association qui œuvre pour le bien-être de la famille Debbouze. »

Les sujets sont larges et la dérision toujours présente. Les parties de foot avec Ludo, le seul blanc du groupe. Logique, le ballon était à lui. La mère de Nicolas, rebaptisée « le cyclope des Antilles » parce qu’elle entrebâillait la porte et ne laissait voir que la moitié de son visage. Le shampoing aux œufs pour rendre les cheveux soyeux. « Après ça puait, et quand tu sortais, on aurait dit une omelette qui marche ! »
Petit cours de politique version Jamel. Les centristes ? « C’est comme si pendant un match OM/PSG, tu votais pour l’arbitre. » Les Verts ? Sa mère à lui, elle a inventé l’écologie : « un bain pour neuf, douze dans une Renault 12 ».

Avec tendresse et humour, il parle de sa femme, rencontrée sur le tournage d’Astérix où il était en Numérobis. S’ensuivent la connaissance avec sa belle famille, les différences de cultures, notamment la sieste, le déroulement du mariage, dans une abbaye, par le père Guy Gilbert, son père qui lui fiche la honte. Alors Jamel le surnomme « hachuman » (ndlr : la hachuma, la honte en arabe), comme s’il parlait de Superman, mais version Super honte !
Emotion à l’arrivée de son fils Léon-Ali, l’accouchement où il réalise que « les femmes sont les maîtres du monde », la première vision de son bébé « bleu avec des tâches violettes, on aurait dit un clafoutis aux myrtilles, après heureusement, il devient beau ».

Facebook ? S’y étant inscrit récemment, il veut prouver que c’est bien lui qui répond aux messages. Un technicien le prend en photo, dos à la salle, les spectateurs angevin en arrière plan. Et pour ceux qui auraient encore un doute, la photo a été postée peu après le spectacle, dès mercredi, sur la page officielle de l’artiste.

Juste avant de quitter la scène, Jamel lance un dernier message. « Je vois des gens de toutes origines dans la salle, et ça fait vraiment chaud au cœur de vous voir rire tous en même temps ! »

Déjà, Michel et sa fille Séverine échangent leur impression unanime : « Le titre reflète parfaitement le contenu du spectacle : il retrace sa vie et c’est drôle, touchant. »
A côté, Laurence a été touchée par le clin d’œil à son bras handicapé, « quand il a dit « j’ai pris mon courage à une main ». J’ai bien rigolé et c’est génial d’utiliser autant la dérision pour raconter sa vie. Les photos de sa famille, projetées en fin de show, c’était une bonne surprise. Je ne m’y attendais pas ! »
Jean-Claude, lui, a bien apprécié que Jamel fasse une première partie avec un jeune artiste, pour le lancer. « Un jeune homme doué qui m’a fait rire. Jamel ? Son spectacle rencontre quelques longueurs, mais globalement, il reste fidèle à son personnage, j’ai ri et passé une très bonne soirée ! »

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En première partie, Malik Bentalha, issu du Jamel Comedy Club, avait donné le ton de la soirée, avec ses souvenirs d’école : la prof qui rend les copies de la meilleure à la moins bonne note. Rendu aux notes en dessous de 10/20, « tu gardais quand même espoir, en te disant qu’elle avait oublié ta copie ! ». Il était nul à l’école, parce que préférait regarder la télévision.

L’occasion d'évoquer quelques émissions phares : Fort Boyard, des nains avec des clés et un imam qui pose des questions dans sa tour, Un diner presque parfait, une émission d’hypocrites où les invités attendent d’être seuls face à la caméra, « dans un décor de salle de bain, pour confier que le repas était dégueu ».











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