Jean Goblet : Souvenirs d’un journaliste d’Angers


Rédigé par Catherine NEDELEC - Le Mardi 11 Septembre 2012 à 14:00


Dans son troisième livre, « J'ai été envoyé spécial à bicyclette », Jean Goblet évoque de nombreux évènements qu’il a couvert, durant sa longue carrière de journaliste.



Jean Goblet en séance de signatures à la librairie Richer
Jean Goblet en séance de signatures à la librairie Richer
« J’ai commencé avec Maurice Thorez en 1946, et j’ai fini avec François Mitterrand en 1988 », souligne Jean Goblet pour cadrer sa très longue carrière de journaliste. Durant plus de quarante ans, il a relaté des sujets aussi variés qu’insolites. Ses débuts dans le métier de l’information étaient peut-être annonciateurs de ce parcours étonnant.

Jean Goblet entre dans la profession en février 44. La Dépêche du centre cherche alors un rédacteur. Après deux articles tests, « l’un sur un match de foot fictif, et l’autre sur un jardin public de la ville », il décroche son premier contrat. Quelques mois plus tard, Il s’engage dans l’armée de l’air pour trois ans, mais ses obligations prennent fin après 15 mois de service. Il débute alors sa carrière à La Nouvelle République du Centre-Ouest, basé à Bourges dans un premier temps, puis à Angers, où il dirige pendant 20 ans l’édition de Maine et Loire.

Jean Goblet : Souvenirs d’un journaliste d’Angers
Dans son recueil, J’ai été envoyé spécial à bicyclette, Jean Goblet témoigne de nombreux faits divers, de secrets de journalistes, de moments historiques. Dramatiques, cocasses, humoristiques, ses souvenirs vont du simple concours de boule de fort, ou de ses déplacements à bicyclette au comice de Châteaumeillant, jusqu’aux coulisses du monde politique angevin.

Cette riche actualité n’a pourtant pas empêché Jean Goblet de sortir de l’Anjou. Régulièrement, il a informé les lecteurs d’évènements importants qui se sont déroulés notamment en Algérie, au Japon ou au Vatican, dont Il a gardé un vif souvenir de sa rencontre du pape Jean XXIII.

Extrait : Et cette confidence de Charles Barangé : « Il restait un secrétaire d’Etat à désigner ; il était impératif pour l'équilibre gouvernemental qu'il appartienne à un parti déterminé. En sortant de Matignon, où je venais de m'entretenir avec le Président du conseil, je tombe sur deux députés membres du parti auquel devait appartenir le futur secrétaire d’Etat. « Tirez à la courte paille, leur ai-je demandé, le gagnant sera secrétaire d’Etat. ». Il le fut.

En librairie – 16 €
Editions du Petit Pavé




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