Jean-Louis Bergère lui-même, avec ses mots, son univers, un concert envoûtant


Rédigé par - Angers, le Mercredi 25 Mars 2009 à 18:21


Jean-Louis Bergère nous a offert un de ses plus beaux concerts, le 3 mars dernier, sur la scène du Grand Théâtre du Ralliement d’Angers. Un lieu magnifique, envoûté pour l'occasion, par les mélodies et les textes d'une Chanson qui touche au cœur.



Une émotion sincère et partagée

Jean-Louis Bergère lui-même, avec ses mots, son univers, un concert envoûtant
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Moment important dans sa carrière, le chanteur poète a habité la scène, de bout en bout, avec beaucoup de simplicité et d’aisance. Avec une sensibilité profonde et dans la confidence, l’artiste a fait communion avec les spectateurs. Une relation privilégiée, au-delà de la simple écoute d’un album…La magie du concert !

L'univers Bergère en grande formation

Jean-Louis Bergère lui-même, avec ses mots, son univers, un concert envoûtant
Jean-Louis Bergère était accompagné pour l'occasion des cinq musiciens avec lesquels il a enregistré Au lit d'herbe rouge : Dominique Garnier (batterie), Hervé Moquet (basse), Alain Ricou (guitares), Yannick Coudreau (claviers, piano), Romain Desjonquères (violoncelle, bandonéon).
On a pu également découvrir les instants magiques de la danse inspirée et gracieuse de Maud Albertier du collectif EDA, du chanteur Frédéric Pellerin du groupe Memento Mori, venu prêter sa voix et des vidéos de Yannick Lecoq, soulignant chacun à leur manière, l’harmonie des textes chantés.
Une scénographie lumineuse, maîtrisée par de fidèles techniciens : Pasquale Ianigro au Son et Augustin Sauldubois à la Création Lumière.

Extraits...

Jean-Louis Bergère lui-même, avec ses mots, son univers, un concert envoûtant
Un ciel bleu et des nuages projetés en fond de scène tandis que le public entre et s'installe... puis le ciel orangé... Jean-Louis Bergère apparaît, parcourt la scène …en quelques mots... le spectacle commence, et nous sommes plongés immédiatement dans cette ambiance singulière…
C'est la voix posée qui chante le temps du désamour (Avec et sans vous). C'est la guitare qui harmonise l'espace et souligne le vide des solitudes quand le jeu de couple entre dans la saison morte (Vague à l'homme).
Jean-Louis Bergère place ses mots où il faut. C’est simplement émouvant. Et lorsqu'on plonge dans l'enfance avec Je me souviens, pas de nostalgie mais un piano mélancolique et des images d'enfants qui envahissent la scène, les mots font le reste, je me souviens...
Le ton pop/rock ensuite fait place à l'acoustique (il reviendra plus tard avec Mademoiselle Malraux, et dans le rythme singulier dela fatigue) : la présence du violoncelle et le charme de la danseuse nous emporte au-delà de l'écoute. C'est le corps ému tout entier qui vibre et glisse sous le jardin secret des amants...

Le concert donne ainsi à entendre un ensemble électro-acoustique, jouant sur la mixité et l’alternance entre l’intimité de l’acoustique pure et l’électrique plus ambiant. « Un univers tout en puissance et en retenue » comme l’écrivait justement Bertrand Guyomar , il y a quelques jours dans le Courrier de l’Ouest. À l'image des chansons qui nous invitent au voyage, tant dans la géographie du corps et de l'intime (Mon corps, Tu sais l'amour) que dans la géographie des espaces, de l'espace, d’une Rivière Dordogne ou d’une journée de marche dans le Mercantour... Un travail affiné et cohérent.




Yannick Lecoq
Rédacteur occasionnel, il anime les pages cultures en présentant des livres, des concerts ou des... En savoir plus sur cet auteur








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