Jean-Michel Frodon, un précieux avis sur Godard

Festival Premiers Plans Angers 2012


Rédigé par Répliques - Angers, le 24/01/2012 - 10:13 / modifié le 24/01/2012 - 10:21


Du quotidien Le Monde aux Cahiers du Cinéma, en passant par le site d’information Slate, Jean Michel Frodon égrène ses connaissances depuis des années et fait partager sa passion du 7ème Art. Il était présent pendant le festival pour présenter Le Mépris et Notre Musique de Jean-Luc Godard.



Jean-Michel Frodon a fait découvrir Godard
Jean-Michel Frodon a fait découvrir Godard
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J’ai commencé à me construire un rapport avec le cinéma et l’écriture à quatorze ans en lisant les Cahiers du Cinéma ». Un magazine dont il prend la rédaction en chef en 2003, après quatorze ans passés au Monde. Une sorte de « retour à la maison » pour celui qui a par le passé, refusé ce poste à quatre reprises.

En 2009, nouveau changement d’employeur. Il rejoint la rédaction du site Internet Slate, préférant travailler dans une « rédaction généraliste afin d’être entouré de personnes qui ne parlent pas que de cinéma. Je trouvais ça plus vivant, plus enrichissant ».

Il a aussi choisi de diversifié ses activités : il dévient enseignant à Sciences Po Paris et transmet in situ son savoir. Ces échanges le stimulent. C’est dans ce même objectif qu’il est présent cette année sur le festival pour parler de l’œuvre de Godard.

« C’est un réalisateur extrêmement connu, mais dont les films sont en fait très peu vus ». Un cinéma qu’il juge accessible : « dans les films de Godard rien ne constitue une barrière qui les rendrait lointains ou incompréhensibles ».

Le spécialiste de Godard explique que ses films sont devenus moins attractifs des dernières années : « il y a beaucoup moins de spectateurs pour les films de Godard qu’il y en a eu autre fois. Je crois qu’une sorte de filtre s’est construit autour du cinéma de Godard. »

« Pour moi il suffit juste de s’asseoir dans le fauteuil, de l’écouter et de regarder sans avoir d’idées préconçues pour pouvoir apprécier son œuvre ». Une œuvre qui a servi de source d’inspiration pour des cinéastes du monde entier.

Ludovic Aurégan et Vincent Le Parc



















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