Jeux Olympiques : une ouverture très pop’art


Rédigé par - Le 28/07/2012 - 10:09 / modifié le 28/07/2012 - 10:45


Magnifique, créatif, inventif, extraordinaire, les superlatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour saluer la performance très anglaise, du réalisateur britannique de Trainspotting, Danny Boyle. Suivi par plusieurs milliards de téléspectateurs sur la planète, dont nous, cette ouverture à l’imagination débridée dont seuls les Britanniques ont le secret, n’a laissé personne insensible.



les 205 pétales, une par par pays participant, de la flamme olympique anglaise
les 205 pétales, une par par pays participant, de la flamme olympique anglaise
Passant en accéléré toute l’histoire de la grande nation britannique, des vertes prairies où paissent les moutons, en passant par la révolution industrielle, l’émancipation de la femme, les hôpitaux pour enfants et la musique pop, tout ce qui a forgé l’identité britannique, le réalisateur de Trainspotting et Slumdog Millionaire, a réussi son examen de passage : sa cérémonie d’ouverture, excentrique et humoristique, à l'anglaise, marquera à jamais l’histoire des Jeux olympiques modernes.

Avec son imagination débordante, Dany Boyle a littéralement scotché les 80 000 spectateurs dont la reine Elizabeth II et la famille royale, soixante-dix chefs d’État et de gouvernement, installés dans le stade Stratford, avec une tonne d’invention et de gros moyens techniques et technologiques réglés au cordeau, même si sur le terrain semblait régner un joyeux désordre.

Bien sûr ont était à cent lieues de la démonstration de force des jeux de Pékin et ses milliers de figurants alignés comme à la parade, se déplaçant au millimètre. Danny Boyle a imaginé un spectacle moderne, haut en couleur, en son et en autodérision, dans le plus pur style Pop'art, né en Angleterre.

Avec un budget de 34 millions d’Euros, Danny Boyle a sollicité 10 000 volontaires dont des troupes de danse et notamment celle du NHS (service de santé anglais), mais aussi de figures du cinéma et de la musique anglaise et notamment Roy Atkinson (Mister Bean), Paul McCartney, et Daniel Craig en James Bond au service de Sa Majesté, avec laquelle il saute en parachute au-dessus de Stratford, ou presque.

Utilisant même les spectateurs, lesquels disposaient des palettes de diodes électroluminescentes, Boyle a transformé le stade en une immense salle de spectacle, avec des effets lumineux et pyrotechniques qui ont laissé les invités, dont le Premier ministre français Jean-Marc Ayrault, le russe Dimitri Medvedev ou encore la femme du président US, Michelle Obama, pantois.


Les facéties de Mister Bean et le final de Sir Paul

Dans un immense bazar Boyle a rappelé comment ce pays très cosmopolite a su se transformer au fil des siècles, ponctuant le tout d’hommages à ces groupes musicaux qui ont marqué à jamais le royaume britannique, les sous-marins jaunes des Beatles, les Rolling Stones, Freddy Mercury et Quenn, en passant par David Bowie et le rappeur anglais Dizzee Rascal. N’oubliant rien au passage, même une nuée de Mary Poppins ou les feuilletons TV et même le jeune groupe Arctic Monkeys, qui font la joie des adolescents britanniques.

Boyle n’a pas oublié le Grand Orchestre philharmonique de Londres, avec une interprétation magistrale des chariots de feu et un musicien de choix qui n’était autre que Roy Atkinson, lequel s’est livré, au piano, à ses habituelles facéties.

Après le long défilé des 205 délégations parmi lesquelles de nombreuses femmes, notamment dans les pays islamiques, le clou du spectacle fut l’arrivée de la flamme olympique dans le stade, d’autant que personne ne savait vraiment où se trouvait la coupole qui restera enflammée pendant toute la durée des jeux.

Transmise par le footballeur David Beckham à la légende de l’aviron Steve Redgrave, la flamme a été remise dans un ultime relais à sept jeunes athlètes britanniques lesquels ont enflammé 205 pétales, une par pays, posées au sol. Ces dernières se sont ensuite relevées, sous les tirs d’un somptueux feu d’artifice, pour former la grande flamme olympique qui brillera pendant les jeux olympiques et paralympiques qui suivront en septembre.

Un magnifique spectacle, clôturé par un concert de Sir Paul McCartney, à voir sur grand écran et qui valait bien le coup de se coucher à 1h30 du matin.




Yannick Sourisseau
Directeur publication Angers Mag et Angers Mag Info Journaliste web suivant plus particulièrement... En savoir plus sur cet auteur

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