« Jobs », un film pour les accros de la marque à la pomme


Rédigé par - Angers, le Vendredi 23 Août 2013 à 09:56


Steve Jobs, l’inventeur très controversé du Macintosh, décédé en octobre 2011, est à l’affiche d’un film biographique, sorti en salle ce mercredi. Projeté au cinéma Gaumont Variétés à Angers et dans plus de 800 salles en France, « Jobs » qui retrace vingt années de la vie du co-fondateur d’Apple, attire surtout les geeks et les admirateurs de la célèbre marque californienne.



Ashton Kutcher interprètre Steve Jobs, ici dans le garage californien lorsqu'il découvre l'ordinateur personnel fabriqué par le co-fondateur d'Apple Steve Wozniak
Ashton Kutcher interprètre Steve Jobs, ici dans le garage californien lorsqu'il découvre l'ordinateur personnel fabriqué par le co-fondateur d'Apple Steve Wozniak
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Jobs, un biopic dont la pomme manque de jus », écrit un confrère dans une revue informatique. Informaticien de formation et aficionados de la marque à la pomme depuis son arrivée en France, il me semblait intéressant d’aller voir comment ce personnage très charismatique qu’était Steve Jobs pouvait être traité au cinéma.

Sorti après un livre et avant une probable statue, - un projet est en cours -, ce film retrace vingt années de la vie de Steve Jobs, de la création d’Apple Computers dans le garage californien de sa famille adoptive, à son retour triomphant, en 1996, à la tête de l’entreprise après en avoir été écarté pendant quelque temps. Avec plusieurs incohérences, des oublis importants comme la récupération du couple graphique - souris de Xérox et un acteur, Ashton Kutcher, trop caricatural, ce film fait l’impasse sur les aspects très controversés du personnage. Il évoque toutefois son refus de ne pas reconnaître Lisa l’enfant de sa petite amie de l’époque, nom qu’il donnera au premier ordinateur personnel commercialisé par la marque, et ses relations tendues avec le conseil d’administration de la firme dont il était le co-fondateur.

Si ce biopic ne verse pas dans la glorification excessive, fort heureusement, il présente un Jobs mystique, excessif et irrespectueux qui n’hésite pas à garer sa voiture chaque jour sur la place handicapée du siège d’Apple et vire ceux, même ses amis de la première heure, qui osent contester l’idée qu’il se fait d’Apple. « Ton pire ennemi c’est toi-même », lui dira John Sculley, le redresseur de la marque Pepsi Cola, recruté par Jobs et principal acteur de son départ quelques années plus tard.

« il manque des faits marquants sur la vie de Steve Jobs »

Si l’on ne peut pas nier les avancées technologiques extraordinaires que Steve Jobs a permises avec Apple il semble que les méthodes employées par ce dernier soient loin du personnage baba-cool qu’il montrait lors de ses fameux « Keynote ». Considéré comme un grand manipulateur, ses détracteurs l’ont souvent dépeint comme quelqu’un qui préférait l’obéissance de ses collaborateurs au consensus. N’oublions pas non plus qu’Apple fait fabriquer son matériel en Chine dans des conditions inhumaines. Tout cela, le film ne l’aborde pas ou pas assez. Un bon point tout de même pour les ballades de Bob Dylan qui illustrent le film.

Certains spectateurs ont tout de même apprécié ce film. « Jobs est un film passionnant qui donne de l'espoir à tous les jeunes créateurs d'entreprise et à ceux qui souhaitent se battre pour un projet », déclare Margaux. « On apprend en effet à connaitre Steve Jobs, ou plutôt à le détester tout en lui reconnaissant du génie pour fédérer autour d’une véritable vision et de ses concepts tout à fait novateurs », ajoute Raphael qui avoue avoir un iPhone dans la poche.

D’autres n’ont pas apprécié le film, considérant « qu’il passerait mieux à la télévision » ou sont restés sur leur faim. « Le film est intéressant, mais il manque des faits marquants sur la vie de Steve Jobs. A aucun moment, on ne parle de son cancer, de l'iPhone ou encore de l'iPad », relate Greg.

Raccourci sur les origines d’Apple et sur une partie de la vie de Steve Jobs, ce film intéressera surtout les inconditionnels de la marque, ceux qui considèrent le fondateur comme un demi-dieu, ont acheté son livre et participeront peut-être au financement de sa statue.




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur





1.Posté par lecritiquedepub le 24/08/2013 14:00 | Alerter
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Pour lire la critique de l'affiche du film Jobs, c'est par ici http://www.lecritiquedepub.com/jobs-le-retour-du-roi/








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