Journée de la Femme, Francis Cabrel offre des roses et des orties


Rédigé par A.S. - Angers, le Mardi 10 Mars 2009 à 21:27


Dernier artiste à intervenir dans la cadre du week-end de lancement de la salle Amphithéa rénovée, Francis CABREL a choisi le 8 Mars, journée de la femme pour offrir quelques feuilles d'orties et beaucoup de roses aux femmes présentes dans la salle.



Francis Cabrel, Dimanche soir, sur la scène d'Amphitéa
Francis Cabrel, Dimanche soir, sur la scène d'Amphitéa
la rédaction vous conseille
Quatre ans après l’album « Les beaux dégâts », Francis Cabrel, de passage sur la toute nouvelle scène de la salle de spectacle Amphitéa, a fait "carton plein " pour son dernier opus « Des roses et des orties ». Devant des gradins remplis de plus de 4000 spectateurs prêt à boire ses paroles comme on déguste un vin millésimé, Francis CABREL n’a pas déçu. Pour cette journée de la femme, contrairement au titre de son album il s’est bien gardé de jeter les orties, préférant adresser quelques roses parfumées à la gente féminine suspendue à ses lèvres.

« Quel bonheur de pouvoir savourer les chansons de l’un de nos plus grands poètes contemporains et de surcroit talentueux guitariste, dans cette salle dotée désormais d’une acoustique a la hauteur des musiciens qui entourent l’artiste » dira un spectateur qui venait juste pour voir. C’est en véritable fan qu’il est ressorti, disant à qui voulait l’entendre que désormais la bonne ville d’Angers, possède une vraie salle de spectacle, taillée pour un chanteur comme celui qu’il venait d’entendre.

Plus besoin de connaître les textes, pour les fredonner, à défaut de les entendre correctement. Désormais le moindre mot, le plus petit chuchotement ou l’accord le plus fin, est diffusé de bas en haut des gradins, aux quatre coins de la salle, avec la même qualité sonore. Et de ça personne ne s’en est lassé, surtout quand on aime les airs de guitare, et les mélodies d’un CABREL très en verve. Sans doute a-t-il, lui aussi, apprécié de chanter dans une salle d’aussi bonne facture.

Avec un mélange de chansons pour amoureux du dimanche, quelques airs aux couleurs hispaniques, ou des textes de chanteur engagé, dénonçant sans agressivité aucune, le racisme, l’intolérance, CABREL a réussi à rallier à sa cause, la salle toute entière. Le public aux anges connaissait même les paroles de ses plus récents titres, preuve s’il en est qu’en Anjou, loin de ses terres du Sud Ouest, le grand Francis sait trouver des gens qui partagent les mêmes valeurs.

Le public angevin est « un joli cœur » dira l’artiste aux spectateurs, alors que ces derniers reprenaient les paroles de « Petite Marie ». Après quelques pas de Flamenco, annonçant « la corrida », le chanteur s’est montré plein d'attention pour les couples qui s’enlaçaient, comme un jour de Saint Valentin, sur ses titres les plus anciens et toujours d’actualité. Ces titres efficaces, ancrés désormais dans la mémoire collective, comme ceux de l’album « un samedi soir sur terre (1994) » ont laissé rêveur plus d’un spectateur. Et pour notre fan de la dernière heure, ce Dimanche soir sur terre avait quelque chose d’enchanteur.


LES TAGS : musique










Angers Mag