Kanka de la weed, y a de l'espoir


Rédigé par Cyrille GUERIN - Angers, le Dimanche 13 Avril 2014 à 09:26


Jeudi, au Chabada, pour sa première collection "printemps 2014", Angers Dub Session invitait le cacique du mouvement stepper frenchy, Kanka. Joie d'offrir de good vibes, plaisir de les recevoir, nos oreilles ont pris sévère. Et ont été habillées pour les beaux jours. Vas y, man, fais nertour : c'est de la bonne !



Kanka de la weed, y a de l'espoir
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La prochaine fois, on vous l'avait dit vendredi matin, on vous le chanterait -référence à l'émission radio de l'onctueux Phil Meyer (spéciale cacedédi à l'ami Pierre M.). Sur cette même chaîne, donc, on vous chanterait quoi, au juste ? Le compte-rendu de la première Angers Dub Session sise jeudi au Chabada. Les lignes qui vont suivre seront, et ce n'était pas gagné tant nous nous y connaissons autant en matière steppa qu'en celle des cuissons des œufs, emplies de couplets et de refrains joyeux, guillerets. Et de cui-cui. Et promis, sur la tête des canards, on a rien gobé, juste beaucoup de Coke... pétillant.

Qu'est-ce qu'une soirée réussie ? A mon époque estudiantine puis parigote crevarde, les meilleures se passaient dans un cuisine, où en petit comité nous refaisions le monde en picorant les restes et vidant les fonds de bouteilles abandonnées par les autres convives qui se déhanchaient sur les tubes à la mode. Avec les ami.e.s, et des inconnu.e.s, toujours les bienvenu.e.s, nous préférions les plaisirs démodés, les yeux mi-clos, échangeant parfois joues contre joues. Flirtant avec l'état second. Aujourd'hui, visiblement, pour que la fête soit plus folle, elle doit être perchée. Amy W., Whitney H. ou Corey M. les appréciaient ces soirées. On sait comment ça a fini. Parenthèse fermée.

C'est donc dans la marge, dan les volutes, les discussions envapées, que ça s'est toujours passé, que le monde a évolué et évité le pire.

Ce jeudi soir, les organisateurs de la soirée Kanka -nous respecterons encore leur anonymat, ont su concilier fête officielle et marge. Le crew a réussi, et c'est fort, à faire sortir de la cuisine les réfractaires au mainstream, à la foule. Et faire du club du Chabada, un lieu d'osmose, de rencontres de tous publics. Bref, de synergies. Résultat : sur une jauge de 300 places, 250 ont trouvé preneurs. Un beau succès.

Apologie de l'Histoire

Pourquoi cette réussite ? Arbitrairement, elle tient d'abord à l'aptitude, au talent indéniable des chevilles ouvrières de l'association organisatrice. Sorti de la brosse à reluire, le line up était tout simplement éblouissant mêlant l'idole Kanka et deux ambianceurs locaux qui, aux platines, n'ont pas démérité : Jah Garden et Mystikal Sound. Une telle affiche ne pouvait que faire sortir de leur tanière les fans de dub angevins et... marseillais. Kanka, venu présenter son cinquième album "Watch your step", c'est l'assurance de convergences -quadras dégarnis, jeunes en sweet capuche, quelques dreads, et de montées auditives limite orgasmiques.

L'affaire a commencé à 22H30 pour se conclure à minuit. Pendant cette heure et demie, le Français consacré l'an dernier par les Vieilles Charrues a su faire se lever les bras, se mouvoir franchement, spontanément les corps. Tout en respectant ses codes, combinaisons de dub et d'électro. Le jeune homme a intégré les boucles inhérentes à la house à ses morceaux. D'où les ponts. Puis, forcément, les remontées. Aciiiid ? Pas vraiment. Plutôt acidulées, jouissives et rythmées. Comme un bon paquet de Régal'ad parfumé au chichon.

De fait, un béotien, voyant de la lumière au Chabada jeudi soir, entrant par hasard ne pouvait être que saisi et trans-porté. En cela, Kanka a illuminé notre début de fin de semaine en faisant se remuer son popotin à Angers. Certains, ouh les mauvaises langues, affirment que cette ville donne dans la pose, la "monstration". Les live rock rassembleraient donc un public souvent ennuyeux. Renseignements pris, ici et là jeudi, la cité si douce et belle endormie, un peu, quand même, se distingue bien par "son coté poseur".

So what ? Angers Dub Session a cartonné. Sur scène comme sur piste. Les steppeurs seraient plus enclins au divertissement qui tabasse que les pop-rockeurs ? Marc Bloch dans son Apologie pour l'Histoire a écrit : "La question en un mot n'est plus de savoir si Jésus fut crucifié, puis ressuscité. Ce qu'il s'agît désormais de comprendre, c'est comment il se fait que tant d'hommes autour de nous croient à la Crucifixion et à la Résurrection".

Un reporter assiste à des soirées, en l'occurrence. Il observe. Il s'interroge. Il écoute. Il recoupe. Il déduit. Il écrit un ressenti, sa vérité. Question à la lumière de tout cela : Angers dort-elle à ce point ? Comment se fait-il que nous soyons autant à y croire ? A suivre. En toute subjectivité étayée. L'espoir fait vivre...












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