Kimberley Gintrand : le long apprentissage du tennis de haut niveau


Rédigé par - Angers le Mardi 4 Novembre 2014 à 21:34


Pas facile de se hisser au plus haut niveau du tennis mondial. L’Angevine Kimberley Gintrand, « Kim » pour ses proches, en fait l’expérience, avec un espoir, celui de remporter l’un des tournois mythiques du circuit international. En attendant, de Doha à Londres, elle peaufine son coup droit, avant de montrer son joli minois sur un court central du grand chelem.



Kimberley Gintrand à l'entrainement.
Kimberley Gintrand à l'entrainement.
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Quinze ans, mais déjà l’assurance d’une professionnelle du tennis sur le terrain et une rage de vaincre qui la conduira peut-être sur les plus hautes marches du podium. Pour Kimberley Gintrand, tout est affaire de persévérance.  Et de la persévérance, la jeune joueuse en a revendre, elle qui a abandonné ses études et s’est éloignée de ses parents à 13 ans pour se lancer dans une carrière internationale en catégorie junior.
 
Convaincus qu’elle a des aptitudes, ses parents, anciens sportifs de haut niveau, sont prêts à rogner sur leurs économies pour permettre à leur fille d’arriver à ses fins. « C’est une expérience de vie, qui demande du travail et de l’abnégation », explique Thierry Gintrand, son père. « Elle avait besoin de pratiquer un vrai tennis, nous mettons les moyens, dans la limite de nos possibilités, mais nous savons que cela demandera un peu de temps ».
 
Originaire de Rodez dans l’Aveyron, la « petite » Gintrand qui mesure aujourd’hui 1.73m, a tout essayé, la danse, le karaté, la natation pour finalement choisir le tennis. « J’ai commencé le tennis à 8 ans, alors que les filles que je rencontre aujourd’hui ont débuté à 4 ans ». Si elle n’a pas pu être prise en charge par la Ligue de Tennis, elle a tout fait pour rattraper son retard, même si,  lors du Championnat de France des 10 ans, les entraineurs disaient que « je ne savais pas jouer au tennis, mais je courais sur toutes les balles ».
 
Arrivée à Angers en 2010, avec ses parents, Kimberley fait ses gammes au club de Bouchemaine, puis à l’Angers Tennis Club (ATC) et enfin au club des 4 saisons à Saint Melaine-sur-Aubance, « son club de cœur », comme elle aime à le dire, celui où elle a appris le jeu sur terre battue.
 

« J’ai découvert un entraineur qui me fait travailler encore et encore, sans relâche, 4 à 6 heures par jour »

 
Sa progression régulière l’amènera tout naturellement au pôle espoir tennis du Creps de Nantes.  C’est sa participation au tournoi  de Clermont-Ferrand où elle accède au tableau final, qui lui fait « prendre conscience qu’elle pouvait jouer des tournois internationaux », même si elle se fait battre par une Chinoise de 2 ans son ainée. « J’ai surtout pu mesurer l’écart qui séparait, sur le plan technique, des meilleures joueuses ».
 
Pour elle c’est une évidence, le pôle espoir ne lui permettra pas d’atteindre le niveau qu’elle ambitionne désormais. C’est un stage chez un coach réputé d’Aix en Provence, Bernard Larrière, qui la pousse à changer de braquet.  « J’ai découvert un entraineur qui  me fait travailler encore et encore, sans relâche, 4 à 6 heures par jour, plus la préparation physique. Avec lui j’avais l’impression de redécouvrir le tennis ».
 
Afin de lui donner toutes ses chances, ses parents l’autorisent à partir vers le sud, poursuivre sa carrière. « Mes parents m’ont permis d’arrêter mes études à Angers et de les poursuivre par correspondance auprès du CNED ».  Absente de la maison familiale 44 semaines par an, elle voyage d’un court de tennis à l’autre, de Doha au Qatar, en passant par Londres, Édimbourg, Porto ou encore Tlemcen en Algérie  « En plus de jouer sur les plus beaux terrains du circuit international, je peux parfaire mon anglais », s’amuse Kimberley qui n’en revient toujours pas d’avoir marché sur les traces des plus grands.
 

« Mes parents me donnent pleinement la chance de vivre ma passion en faisant de gros sacrifices, sachant que tout pourrait s’arrêter à la suite d’une contre-performance ou d'un accident ».


« A Doha j’ai vécu 15 jours de rêve en jouant sur les courts où d’ordinaire je vois s’affronter à la télé les plus grands joueurs. On nous apportait des fruits sur le terrain », poursuit la sportive qui veut tout de même garder la tête froide. « C’est un projet de longue haleine, rien n’est gagné à l’avance. D’autant que sur le terrain les filles que je rencontre ne lâchent rien. Elles se battent comme si leur vie en dépendait ».
 
Si Kim a « le caractère et le potentiel physique pour accéder au plus haut niveau », selon ses entraineurs il reste encore du chemin à faire pour participer aux plus grands tournois, comme celui de Wimbledon, qu’elle « aimerait gagner un jour ».
 
En attendant, la jeune angevine commence à enregistrer des résultats. Après une finale en double en Algérie et une demi-finale à Londres, Kimberley pointe autour de la 1000e place mondiale et dans les 10 premières françaises de la sa catégorie d’âge, « sans l’aide de la Ligue de Tennis », précise son père qui regrette que cette dernière ne s'intéresse pas à sa fille.
 
« Mes parents me donnent pleinement la chance de vivre ma passion en faisant de gros sacrifices, sachant que tout pourrait s’arrêter à la suite d’une contre-performance ou d'un accident. Ce serait une grande déception, pour moi, comme pour eux », conclut Kimberley avant de repartir vers Marseille, avec des rêves et des anecdotes pleins la tête d’une adolescente qui a les pieds sur terre… battue.
 




Yannick Sourisseau
Web Journaliste suivant plus particulièrement les technologies digitales Formateur technologies de... En savoir plus sur cet auteur

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