Les nettoyeurs d'Attac en pleine action, sous la surveillance du directeur de l'agence bancaire
Ils sont arrivés en début de matinée, en tenue de technicien de surface, avec balais et plumeaux, pour nettoyer symboliquement l’agence du Crédit Agricole du Ralliement à Angers. Indignés et altermondialiste d’Attac, voulaient surtout informer clients et badauds sur ce qu’ils considèrent comme une main mise exercée par les grands groupes bancaires sur l’économie mondiale. Même si la France ne connaît pas une crise aussi aiguë que ses voisins espagnols, de plus en plus de citoyens s’insurgent et n’apprécient pas forcément la manière dont les banques gèrent leur argent. C’est ce qu’ils voulaient faire savoir hier aux représentants locaux de deux des plus grands groupes bancaires : le Crédit Agricole et la Société Générale.
« Nous leur avons prêté notre argent en 2008, par l’intermédiaire de l’État, et nous ne savons pas vraiment ce qu’ils en ont fait. En tant que client il est normal que nous exercions notre pouvoir », déclaraient les militants d’Attac. « Les citoyens veulent devenir les agences de notation des banques ».
À l’aide de leurs balais, ils sont entrés dans le hall de l’agence Crédit Agricole du Ralliement afin de la nettoyer, selon leurs propos, de tout ce qu’elle dépense de manière hasardeuse, au grand dam du directeur d’agence présent pendant l’intervention.
« Ce qui m’ennuie, c’est que nous sommes là pour faire notre travail et faire vivre l’économie locale. Nous sommes des boucs émissaires, qu’ils s’en prennent aux politiques, aux collectivités, lesquelles gaspillent plus d’argent que nous », déclarait en substance le responsable d'agence, Serge BOUCAUD. « Ce n’est pas la première intervention, c’est l’inconvénient d’être aussi bien placé ».
« Les banques doivent rendre des comptes », poursuivaient calmement les militants. « Le Crédit Agricole, mais aussi la Société Générale que nous allons visiter ensuite, sont très mal notées ». La notation des altermondialistes porte sur la spéculation et la prise de risque, la politique commerciale et salariale, l’impact sur l’environnement et la démocratie. Seuls la NEF, le crédit coopératif et la Banque Postale sont mieux ou très bien notés.
Pour Attac, les banques visées sont trop présentes dans les paradis fiscaux. « Elles font exploser les coûts et cachent le pactole de leurs riches clients des yeux du fisc. Nous les tenons pour responsables du démantèlement de nombreuses entreprises. Elles jouent pour s’enrichir sur des fonds ultra risqués, perdant parfois notre argent au passage ».
Un dialogue de sourds s’est rapidement installé entre le représentant de la banque et les militants, chacun accusant l’autre de ne pas comprendre le message qu’il voulait faire passer. Selon le Crédit Agricole, la banque fait du « business » et fait vivre l’économie locale, avec les 75 % des résultats que les caisses régionales conservent, alors que les militants cherchent un monde meilleur, avec une gestion citoyenne et plus transparente. Deux mondes opposés, même s’il y a parfois un terrain d’entente comme celui de séparer les banques de détail de celles de l’investissement financier, c'est-à-dire celles qui utilisent les paradis fiscaux pour échapper aux taxes et faire fructifier un capital auquel la masse des petits clients n’a pas accès.
C’est principalement cette pratique spéculative et risquée, laquelle profite à une poignée de très gros clients, affameurs du reste de la planète, que dénoncent, par ces petites interventions ciblées les militants d’Attac et le mouvement des indignés. C’est parce qu’ils ont le sentiment d’être spoliés qu’ils demandent une gestion plus transparente, et non l’opacité dont la plupart des grands groupes bancaires abusent pour mieux profiter de l’argent que tout un chacun leur confie.
Cachés dans leurs bunkers les banquiers et financiers ne se montrent pas vraiment inquiets de ces mouvements d’humeur qu’elles considèrent comme marginaux. Force est de constater qu’ils ont tendance à se répéter . Ils sont peut-être les signes avant-coureurs d’une prise de conscience collective et d’un réveil d’une population étranglée et qui pourrait un jour se révolter si l’on n’y prend pas garde. D’autres pays n’y croyaient pas, et pourtant …
Pour en savoir plus, consulter le rapport sur la notation des banques établi par ATTAC et les Amis de la Terre
« Nous leur avons prêté notre argent en 2008, par l’intermédiaire de l’État, et nous ne savons pas vraiment ce qu’ils en ont fait. En tant que client il est normal que nous exercions notre pouvoir », déclaraient les militants d’Attac. « Les citoyens veulent devenir les agences de notation des banques ».
À l’aide de leurs balais, ils sont entrés dans le hall de l’agence Crédit Agricole du Ralliement afin de la nettoyer, selon leurs propos, de tout ce qu’elle dépense de manière hasardeuse, au grand dam du directeur d’agence présent pendant l’intervention.
« Ce qui m’ennuie, c’est que nous sommes là pour faire notre travail et faire vivre l’économie locale. Nous sommes des boucs émissaires, qu’ils s’en prennent aux politiques, aux collectivités, lesquelles gaspillent plus d’argent que nous », déclarait en substance le responsable d'agence, Serge BOUCAUD. « Ce n’est pas la première intervention, c’est l’inconvénient d’être aussi bien placé ».
« Les banques doivent rendre des comptes », poursuivaient calmement les militants. « Le Crédit Agricole, mais aussi la Société Générale que nous allons visiter ensuite, sont très mal notées ». La notation des altermondialistes porte sur la spéculation et la prise de risque, la politique commerciale et salariale, l’impact sur l’environnement et la démocratie. Seuls la NEF, le crédit coopératif et la Banque Postale sont mieux ou très bien notés.
Pour Attac, les banques visées sont trop présentes dans les paradis fiscaux. « Elles font exploser les coûts et cachent le pactole de leurs riches clients des yeux du fisc. Nous les tenons pour responsables du démantèlement de nombreuses entreprises. Elles jouent pour s’enrichir sur des fonds ultra risqués, perdant parfois notre argent au passage ».
Un dialogue de sourds s’est rapidement installé entre le représentant de la banque et les militants, chacun accusant l’autre de ne pas comprendre le message qu’il voulait faire passer. Selon le Crédit Agricole, la banque fait du « business » et fait vivre l’économie locale, avec les 75 % des résultats que les caisses régionales conservent, alors que les militants cherchent un monde meilleur, avec une gestion citoyenne et plus transparente. Deux mondes opposés, même s’il y a parfois un terrain d’entente comme celui de séparer les banques de détail de celles de l’investissement financier, c'est-à-dire celles qui utilisent les paradis fiscaux pour échapper aux taxes et faire fructifier un capital auquel la masse des petits clients n’a pas accès.
C’est principalement cette pratique spéculative et risquée, laquelle profite à une poignée de très gros clients, affameurs du reste de la planète, que dénoncent, par ces petites interventions ciblées les militants d’Attac et le mouvement des indignés. C’est parce qu’ils ont le sentiment d’être spoliés qu’ils demandent une gestion plus transparente, et non l’opacité dont la plupart des grands groupes bancaires abusent pour mieux profiter de l’argent que tout un chacun leur confie.
Cachés dans leurs bunkers les banquiers et financiers ne se montrent pas vraiment inquiets de ces mouvements d’humeur qu’elles considèrent comme marginaux. Force est de constater qu’ils ont tendance à se répéter . Ils sont peut-être les signes avant-coureurs d’une prise de conscience collective et d’un réveil d’une population étranglée et qui pourrait un jour se révolter si l’on n’y prend pas garde. D’autres pays n’y croyaient pas, et pourtant …
Pour en savoir plus, consulter le rapport sur la notation des banques établi par ATTAC et les Amis de la Terre








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