L'Opéra "La Rose Blanche" au Grand Théâtre, ce soir


Rédigé par Rédaction Angers Mag Info - Angers, le 29/01/2013 - 11:53 / modifié le 29/01/2013 - 17:13


Angers Nantes Opéra présente ce soir et demain, mercredi, au Grand Théâtre, "La Rose Blanche" de Udo Zimmermann, un opéra de chambre en seize tableaux.



Sophie (Elizabeth Bailey) et Hans Scholl (Armando Noguera) dans la Rose Blanche
Sophie (Elizabeth Bailey) et Hans Scholl (Armando Noguera) dans la Rose Blanche
22 février 1943. Dans quelques heures, Sophie (Elizabeth Bailey, soprano) et Hans Scholl (Armando Noguera, baryton), la soeur et le frère, seront décapités. Ils sont jeunes étudiants allemands, idéalistes, croyants. Ils ont été livrés à la Gestapo le 18 février, après un lâcher de tracts dans la cour de l’Université de Munich. Ils ont été interrogés trois jours durant, jugés en à peine trois heures ce matin, doivent mourir ce soir.

En pleine Allemagne nazie, ils ont, et d’autres avec eux, fait fleurir La Rose blanche, un mouvement clandestin qui luttait contre la barbarie à la force des mots, comme ces « Liberté » « À bas Hitler » badigeonnés sur les murs de l’université de Munich, ou comme ces tracts qui associaient appels contre le National-Socialisme et citations de la bible, Novalis, Aristote, Goethe ou Lao-tseu. Ils seront décapités et l’ensemble des membres de la Rose Blanche connaîtra le même sort.

C’est là, dans la prison de Munich-Stadelheim et dans ces quelques heures de cachot qui précèdent la mort, là où le drame du monde ne parvient plus qu’étouffé, que Udo Zimmermann a enfermé son opéra. Il suit ses deux jeunes héros, compose avec leurs écrits et correspondances, laisse leurs peurs, leur foi, leurs convictions pures troubler le silence d’une incandescente humanité. Comme un ultime, universel, acte de résistance.

"Nous voulons, avec Stephan Grögler, le metteur en scène, que le spectateur s’immerge dans le drame et l’angoisse de ces deux jeunes utopistes condamnés à mort. Les solistes, confinés dans leur cellule exigüe, pris en étau entre la force instrumentale et le regard plongeant, observateur, des spectateurs, chantent tout ce qu’il reste de l’âme une heure avant sa mort programmée", explique Nicolas Farine, le chef d'orchestre du Nouvel Ensemble Contemporain (NEC).

Jouée ce soir et demain soir au Grand Théâtre d'Angers, "La Rose Blanche" est un opéra de chambre en seize tableaux, créé au Conservatoire de Dresde, sur un livret de Ingo Zimmermann, le 17 juin 1967.

Renseignements : www.angers-nantesopera.com


















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