L’UNEF dénonce l’augmentation du coût de la vie étudiante


Rédigé par - Angers, le 18/08/2014 - 10:07 / modifié le 28/09/2014 - 10:29


Hausse des loyers et des frais obligatoires, gel des bourses, les étudiants auront de plus en plus de difficultés à poursuivre leurs études, estime le syndicat étudiant UNEF. Cette année les étudiants et leur famille devront débourser 799 euros par mois soit une augmentation du coût de la vie de 2%.



Cette année le coût de la vie d'un étudiant va grimper de 2% selon l'UNEF
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Si la croissance atone que connaît notre pays entraine une baisse de certains produits de consommation, ce ne sera pas le cas pour les étudiants qui devraient voir le coût de « leurs chères études » grimper de 2% en moyenne cette année, « soit quatre fois de plus que l’inflation », rapporte l’UNEF dans l’enquête qu’il vient de publier.

En cause : les loyers des petits appartements dont le prix est en constante augmentation (+3.1% à Paris et 2% en province) et les charges locatives (+ 10 % à 14 % selon le type de logement). À cette hausse s’ajoute celle des frais obligatoires liés à la scolarité : frais d’inscription dans les universités et les écoles supérieures, ticket de restauration, cotisation de sécurité sociale...

« Et pourtant le président Hollande avait fait de la jeunesse l’une de ses priorités », dénonce William Martinet le président de l’UNEF. Pire, dans son plan d’économie le gouvernement a décidé de geler les aides sociales accordées aux étudiants et notamment les bourses d’études. « Une décision inédite depuis le début du quinquennat et qui pénalisera le pouvoir d’achat des 640 000 étudiants boursiers », ajoute le représentant du syndicat étudiant. Les deux années précédentes, la revalorisation était de 2,1% et 1%.

Et ce dernier enfonce le clou en affirmant que « pour la majorité des étudiants, le coût de la vie a augmenté depuis l’élection de François Hollande », obligeant la plupart des étudiants à travailler pendant leurs vacances estivales, mais surtout pendant leurs études. « Le salariat devient de plus en plus pénalisant pour les étudiants. Les étudiants qui doivent travailler en plus de leurs études ont de moins bons résultats lors des examens. Ils n’ont pas de temps à consacrer à leur travail personnel ». Selon le syndicat la proportion d’étudiants salariés à temps plein est passée de 18,5 à 29,6% entre 2006 et 2014

Continuer le combat contre la précarité étudiante

Selon le syndicat, la réforme du système d’aide sociale des rentrées précédentes a permis d’améliorer le pouvoir d’achat de 160 000 étudiants (-7,4% du coût des études). Mais la plupart ont été confrontés à une hausse importante des études (+5,5% pour les boursiers et +3,6% pour les non-boursiers), remettant en cause l’accès à l’enseignement supérieur.

« Avec 799 euros de dépense mensuelle pour un étudiant le coût des études est devenu de plus en plus difficile à supporter pour les familles », poursuit l’UNEF. En effet, si le budget d’un étudiant représentait 43% du revenu médian en 2011, il devrait atteindre 48% en 2014, pour des familles dont les revenus, calqués sur l’inflation, sont aussi en berne.

« À mi-mandat, la réforme du système de bourses est encore loin de la promesse d’allocation d’autonomie de François Hollande », appuie le syndicat qui appelle le gouvernement à continuer le combat contre la précarité étudiante « pour qu’elle ne grippe pas définitivement l’ascenseur social dans l’enseignement supérieur ».

Le syndicat étudiant exige une revalorisation des bourses à la hauteur de l’augmentation du coût de la vie constatée, et pour la prochaine rentrée un investissement de 200 millions d’euros afin de permettre l'accès à une bourse échelon 0 bis (1000 euros par an) aux 100 000 étudiants dont le foyer à un revenu inférieur au revenu médian, mais qui sont exclus du système de bourses. Il réclame également une augmentation de 50 euros par mois du montant de la bourse maximale (échelon 7 à 550 euros) pour atteindre le montant d’un RSA.

Pour tenter de déminer les éventuels conflits de rentrée, Benoît Hamon et Geneviève Fioraso ont annoncé « la revalorisation de l’ensemble des bourses sur critères sociaux à hauteur de 0,7 % ». « Insuffisant » déclare l’UNEF qui maintient sa demande à hauteur de 2%.

Dans le contexte d’austérité dans lequel se place le gouvernement, il sera difficile de faire aboutir ces demandes d’ici la rentrée étudiante.




Yannick Sourisseau
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