L'agglo n'est pas (encore) propriétaire du site Thomson-Technicolor


Rédigé par Cédric SOULIÉ - Angers, le 15/03/2013 - 06:30 / modifié le 15/03/2013 - 17:20


Le président de l'agglomération d'Angers, Jean-Claude Antonini n'a pas confirmé le rachat du site du boulevard Gaston-Birgé, jeudi soir, lors du conseil communautaire. En revanche, il a réaffirmé sa volonté d'y installer un atelier partagé et confirmé les négociations financières en cours avec Technicolor. Le budget primitif 2013 a été adopté. Sans surprise et sans hausse d'impôt.



L'agglo n'a pas encore racheté le site de Thomson-Technicolor. Mais Jean-Claude Atonini y tient et croît à une reprise d'activité industrielle.
L'agglo n'a pas encore racheté le site de Thomson-Technicolor. Mais Jean-Claude Atonini y tient et croît à une reprise d'activité industrielle.
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On pouvait s'attendre un vif débat sur le cas du rachat du site Thomson-Technicolor par Angers Loire Métropole suite à l'annonce dans le presse locale, jeudi. Il n'en fut rien. Au final, de simples interrogations et un face à face entre Jean-Claude Antonini, le président, et Gilles Groussard, conseiller communautaire (Angers).

Ce dernier voulait "connaître la vérité", énumérant les sommes engagées et reprochant au passage le coût de la "publicité" et le rachat de l'outil de production par la collectivité. "Pouvez-vous donc nous dire, si ce soir l'Agglo est propriétaire de ce site ?", demandait-il. La réponse fut musclée mais limpide. "Non, nous sommes en négociation, rien n'est fait. Nous n'avons aucun titre de propriété et nous attendons l'accord du juge-commissaire. Maintenant, nous n'avons jamais caché notre souhait de racheter ce site. Une suite logique après avoir acquis l'outil de production, répondait Jean-Claude Antonini.

Plutôt remonté face aux questions de son interlocuteur, le président a même lâché fièrement : "Nous avons réussi à convaincre Technicolor de baisser leur prix de moitié : de 14 millions d'euros, nous nous sommes mis d'accord sur 6,5 millions d'euros". Quant à la reprise d'activité et le rachat du matériel, sujets sur lesquels des doutes planent toujours dans l'esprit de certains élus communautaires, notamment Marc Laffineur, maire d'Avrillé, le président a affirmé sa volonté, sans faille, d'installer un atelier partagé. "Je confirme que quelques entreprises, des donneurs d'ordre sont intéressés pour relancer une activité industrielle, mais là encore, rien n'est fait. Et je me refuse à la spéculation et surtout à créer un rêve éphémère".

De quoi rassurer manifestement Gilles Groussard qui semblait satisfait "par cet acte de franchise" (sic). Tout comme la dizaine d'anciens salariés de Technicolor, dont Odile Coquereau, ex-secrétaire du comité d'entreprise, qui assistaient au débat, ce jeudi soir. Ils n'ont d'ailleurs pas manqué d'applaudir la détermination - non dissimulée - du président Antonini avant de quitter la salle.

Pas de hausse d'impôt

Mais le principal dossier de cette soirée, rappelons-le, était le vote du budget primitif. André Despagnet en a donc détaillé les grandes lignes pour l'année en cours. Ce budget s'élève en dépenses à 330 millions d'euros et démontre un "niveau d'épargne amélioré" (58,4 millions d'euros) et un "effort d'investissement conséquent" (89,4 millions d'euros).

"Ce budget primitif doit garantir, dans la durée, la bonne santé financière de l'Agglo et ne pas alourdir les charges des ménages et des foyers de l'agglo", a-t-il précisé. Et le vice-président chargé des finances de conclure : " Notre Agglomération aborde donc cette fin de mandat avec une situation financière maîtrisée et trois équipements majeurs pour l’avenir du territoire réalisés et financés (tramway, usine de dépollution des eaux de la Baumette, centre de valorisation des déchets Biopôle). Logiquement, la dette s’est accrue mais son niveau est compatible avec nos ressources actuelles. Quant à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et au prix de l’eau, leur montant – s’il a augmenté au cours du mandat – reste en dessous des moyennes nationales alors que nous bénéficions d’équipements remis à neuf".

Bonne nouvelle, la fiscalité reste stable. Aucune hausse d'impôt à l'horizon 2013.



















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