L’angélisme envahit la ville

Festival Accroche-coeurs 2009


Rédigé par Yannick Sourisseau - Angers, le Samedi 12 Septembre 2009 à 19:13


Ils étaient plusieurs milliers ce samedi 12 Septembre, en début d’après-midi à rejoindre Gilbert Bodin et son équipe, place Freppel à Angers. Pour ce premier rendez-vous intitulé «l'armée des anges vint », les angevins, déguisés en anges célestes ou en démons ne s’étaient pas fait priés. La folie de la bande à Bodin déferle sur la ville.



Les anges se balançant au dessus de la foule.
Les anges se balançant au dessus de la foule.
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Pour l’édition 2009 des Accroche-cœurs d’Angers, dixième du nom, la fête est partout. Tous les espaces du centre ville laissés libres par les travaux du tramway, sont occupés par les équipes d’anges et autres renifleurs de démons, recrutés pour la circonstance par l’ineffable Gilbert Bodin. Exhortant la foule des badauds angevins à la rejoindre, c’est la joyeuse débandade dans les rues au point que l’on se croirait presque au carnaval de printemps, sauf que nous sommes à la veille de l’automne.

C’est de la folie à l’état pur. Une meute d'anges suit à la lettre les recommandations du gourou Bodin. Baptisé « angéologue et démonologue » pour la circonstance, lui et sa bande de personnages déjantés, n’hésitent pas à user de tous les arguments pour faire croire qu’une prophétie est en train de se réaliser. Même l’incendie du logis royal du château annoncerait le début de l’apocalypse dans les rues d’Angers. Quant au tracé du tram, il constituerait, selon Bodin, une fissure dans laquelle les angevins vont s'engouffrer si ils n'écoutent pas la bonne parole du maître de cérémonie.

Bien sûr personne n’en croit mot mais tout le monde s'amuse. Que l’on soit ange ou démon, on se promène bras dessus bras dessous dans les rues, entre la place Freppel et celle de la Poissonnerie, en riant des facéties de la bande à Bodin.

Et ils ne sont pas à une près comme ces grosses crottes de démons, autour desquelles s’affaire une bande de scientifiques, des « anges décrotteurs » tous aussi déjantés que leur maître. Ces derniers en profitent pour arroser la foule ou plonger dans un bain d’excréments (faux bien sûr) un pauvre bougre censé être un démon. A coté les bennes à ordures de la ville ont été transformées en engin de nettoyage de démons. Quand on chasse le malin on y met les moyens.

Au niveau de centre Fleur d’eau, un des haut lieux de la chasse démoniaque, des anges féminins se balancent au dessus de la foule pendant que les mercenaires traquent l’ennemi à l’entrée du parking des Halles. Explosion plus vraie que nature, flammes et fumées, les artificiers s’activent pour faire croire à la foule en délire qu’un démon vient de se faire exterminer. C’est tout au moins ce que raconte un chroniqueur tout aussi barré que les autres, juché sur une machine infernale.

Et la foule, descendue dans la rue, ensemble, de toutes les couleurs et catégories sociales, comme le souhaite depuis le début des accroche-cœurs, le Maire d’Angers et son équipe, est aux anges. Le souhait de Gilbert Bodin, de la compagnie Jo Bithume, cheville ouvrière et surtout artistique, avec Lucie Lom et bien d’autres troupes de théâtre de rue, est en train de se réaliser : les angevins sont venus, plus décidés que jamais à faire la fête dans les rues d’Angers.




Yannick Sourisseau
Yannick Sourisseau
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