L’élection municipale angevine, ça n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc…


Rédigé par - Angers, le 28/03/2014 - 16:29 / modifié le 28/03/2014 - 20:30


Vous n’avez pas glissé votre bulletin dans l’urne, lors du premier tour, parce que vous étiez en voyage ou aviez piscine. La politique ne vous intéresse guère et vous ne voyez pas bien ce que Christophe Béchu ou Frédéric Béatse pourraient changer votre vie, dans les années à venir… Ce papier est fait pour vous !



L’élection municipale angevine, ça n’est pas blanc bonnet et bonnet blanc…
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L’un, Frédéric Béatse, n’a certes pas décroché son siège de maire dans une pochette surprise, mais son arrivée à la tête de la municipalité angevine ressemble tout de même à un tour de passe-passe. Un putschiste ?

L’autre, Christophe Béchu, s’est présenté à toutes les élections possibles et imaginables depuis près de 10 ans, démissionnant la plupart du temps des ses mandats quelques mois après avoir été élu. Un boulimique ?

Dit comme ça, le duel dominical qui s’annonce dans les urnes n’invite guère à l’euphorie. Même génération, biberonnés à la politique –c’est leur métier, ne cherchez pas plus loin une réelle expérience de vie professionnelle en dehors de cette sphère- ces deux-là ont grimpé les échelons du pouvoir quatre à quatre.

Les deux sont clivants, loin des rondeurs et du centrisme pépère afférents au territoire. De leur origine angevine, ils ont sans doute hérité une certaine pondération dans le débat, un contrôle sans faille ou presque de leurs émotions. Mais il ne faut guère s’y fier.

Ils nous énervent...

Il y a forcément, dans ce qui énerve chez chacun, un fond de vérité.

Frédéric Béatse est un apparatchik du PS. C’est autour de lui et de sa garde rapprochée que s’est cristallisée, depuis le milieu des années 2000, la politisation du débat municipal. Pour parler clairement, beaucoup s’agacent –c’est d’ailleurs le sens de la candidature dissidente de Jean-Luc Rotureau- de voir le pouvoir angevin phagocyté par un petit nombre de « quadra », clique issue des bancs de sciences-po et affidés.

Chez Christophe Béchu, c’est plus l’ambition qui créé la défiance. Et le sentiment très présent que l’homme est prêt à tout pour parvenir à ses fins. De la stratégie à la manipulation, il n’y a qu’un pas que ses détracteurs franchissent allègrement, rappelant à l’envi –surtout depuis le débat télé de mercredi- que l’homme ne siégera pas dans l’opposition s’il est battu dimanche soir.

Lesquels de ces défauts sont le moins (ou le plus) insupportables ? La réponse à cette question conditionnera sans doute en partie le résultat du second tour.

... mais ont chacun fixé un cap

Dès lors, pourquoi aller voter ? Parce que les deux hommes ont deux réels projets pour la ville. Ils ont du talent à revendre, un gros sens du travail et ne peuvent être renvoyés dos-à-dos, sans autre forme de procès, sur le mode du « tous pourris ».

Choisir l’un n’est pas choisir l’autre : depuis dimanche soir et le résultat du premier tour de scrutin, mais surtout depuis le retrait lundi matin du « 3e homme », Jean-Luc Rotureau, on voit beaucoup plus clairement apparaître ce qui différencie les deux visions de la ville. Non pas que les sept autres candidats aient pollué la campagne avec leurs propositions –ils l’ont enrichi à tel point que Frédéric Béatse a fait siennes certaines de leurs idées durant l’entre-deux tours- mais pour les électeurs, le choix est désormais plus aisé.

A Angers, n’en déplaise à Gaétan Dirand et sa jeunesse extrême, il n’y a pas d’UMPS. Béchu et Béatse ne sont d’accord sur quasiment aucun projet structurant sur le territoire : le tracé du tram les oppose, comme l’aménagement des berges de Maine ou la question des rythmes scolaires.

L'abstention redoutée

L'un -le maire sortant- met en avant sa "capacité d'écoute", amendant son projet entre le premier et le second tour (niveau d'investissements rétoqués, gratuité des transports en expérimentation).

L'autre évoque sa "constance", ne déviant pas d'un iota, ni sur le fond, ni sur la forme, malgré les appels du pied de Laurent Gérault, "monsieur 2 %" finalement à 8...

Dimanche, ça ne sera pas blanc bonnet ou bonnet blanc, mais bien deux hommes, deux programmes, deux équipes et deux méthodes qui s'affronteront. Avec un ennemi commun : l'abstention.




Journaliste Animateur du blog " Des mots à la marge " En savoir plus sur cet auteur















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