L'été retrouvé : "Pleine conscience"


Rédigé par François-Xavier HELBERT - Angers, le 11/07/2014 - 09:12 / modifié le 11/07/2014 - 15:04


Comme chaque saison, l'été est reconnaissable à ses caractéristiques propres qui font d'elle, un moment de l'année où il fait bon vivre, s'extérioriser ou encore s'évader. Au-delà, l'été possède pour chacun, une singularité reconnaissable à de toutes petites choses ou évènements qui forment dans la mémoire personnelle des souvenirs marquants. Un objet, une anecdote, un lieu ? Des madeleines en forme de coquillages qu'il suffit parfois de porter à son oreille pour en libérer toute la nostalgie. C'est l'écho qu'offre l'été retrouvé.



L'été retrouvé : "Pleine conscience"
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La méditation à ceci de commun avec les vacances, plutôt qu'en parler, mieux vaut les vivre. D'ailleurs, quelle autre saison que l'été illustre le mieux un ici et maintenant, devenu le luxe de nos si trépidantes sociétés modernes ?

Pour les vacances, on choisit généralement une destination pour y vivre au jour le jour au gré de nos pérégrinations. Pourquoi alors voit-on autant de propositions touristiques clés en main submerger nos boîtes mail ? Faudrait-il, une fois de plus, combler ce temps sans prise ? Pire encore se laisse guider par une organisation toute faite, certes sur-mesure, mais qui nous oblige pourtant ?

Le seul intérêt visible est alors de ne plus penser à rien. Vraiment. Au-delà de l'organisation d'un itinéraire, le vagabondage estival s'adresse autant au corps qu'à l'esprit. Et l'évasion peut même s'accommoder d'un certain immobilisme. Il n'est qu'à voir pour cela les plagistes qui se ressourcent en position horizontale toute une quinzaine. Sur le sable comme dans l'eau, tout leur est offert sur un plateau. Et pour remplir un vide parfois trop encombrant, il suffit tout simplement de donner un sens à l'apparente inactivité.

Un alibi en béton

Pour quiconque l'appelle de ses vœux, la pensée ne s'arrête pas en vacances - à l'image d'aucunes des activités d'individus connectés que nous sommes par ailleurs. Elle revêt en fait une autre forme et prend un autre chemin que celle et ceux du reste de l'année. Elle ne disparaît pas mais s'évade emportant avec elle son propriétaire.

Celle-ci procède par un détachement qui nous conduit à revisiter toutes les angoisses, peines et événements refoulés de l'année afin de faire le vide au-dedans de soi. C'est un acte libérateur qu'elle poursuit. Une forme de dépouillement donc, de tout ce trop-plein qui encombre et entache la libre réflexion. Et l'on observe l'effet de cet acte de salubrité humaine qui recouvre les plages ensoleillés deux mois durant.

A ceux qui culpabilisent de ne rien faire, affalés telle une crêpe bretonne sur la plage cet été, vous avez désormais un alibi : vous vivez une séance d'introspection.












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