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Festival d'Anjou

L'illusion conjugale...


Par - le 29 Juin 2010 à 12:51

Lundi soir, malgré le ciel menaçant du matin, la météo s’est finalement montrée clémente près d’Angers. C’est sous un ciel peu nuageux et sans pluie que L’illusion conjugale d’Eric Assous s’est jouée au Plessis-Macé, dans la cour du château.



Le couple Jeanne/Maxime, interprété par Isabelle Gélinas et Jean-Luc Moreau.
Le couple Jeanne/Maxime, interprété par Isabelle Gélinas et Jean-Luc Moreau.
Après un passage remarqué l’an dernier, avec Les belles sœurs, pour la 60ème édition du festival, Eric Assous revient cette année avec une nouvelle création intitulée L’illusion conjugale. Mise en scène par Jean-Luc Moreau, elle raconte l’histoire d’un couple, Jeanne et Maxime, mariés depuis douze ans, sans ombre au tableau. Un jour, Jeanne décide qu’il est temps de faire un état des lieux de leur relation et demande à son mari le nombre de maîtresses qu’il a eu depuis leur mariage. Commence alors une importante remise en question, où chacun tente de faire parler l’autre, sur ses écarts conjugaux.

Maxime, interprété par Jean-Luc Moreau, estime de son côté que ce n’est pas le nombre de conquêtes qui est important, mais la nature de la relation en elle-même avec la tierce personne. Ainsi, lui en aurait eu une douzaine, mais « les corps se mélangent, les têtes restent séparées », ainsi « plus elles sont nombreuses, moins elles existent », explique-t-il à Jeanne, jouée par Isabelle Gélinas. Jeanne quant à elle, n’a eu qu’un amant, mais durant neuf mois, ce qui semble paradoxalement catastropher Maxime, pour qui cette liaison à un aspect cérébral, donc plus dangereux pour son couple.

« Le doute s’apparente à l’intelligence, et la certitude à la bêtise », annonce Claude, interprété par José Paul.
« Le doute s’apparente à l’intelligence, et la certitude à la bêtise », annonce Claude, interprété par José Paul.
Entre alors en scène Claude, interprété par José Paul, dans le rôle du meilleur ami de Maxime, qui donne des cours de tennis à Jeanne. L’interrogatoire se poursuit, incluant ce nouveau venu dans la discussion du couple Jeanne/Maxime et chacun de soupçonner l’autre de tromperie, y compris Claude, qui « est le suspect idéal : marié, divorcé depuis peu ». On apprend également que Jeanne l’a aidé à changer d’avis sur Maxime, car « une femme comme elle ne peut avoir choisi un homme aussi con ».

Le jeu des comédiens est finement mené et les répliques métaphoriques volent, de telle sorte que le spectateur se laisse surprendre par les rebondissements que l’auteur a malicieusement placé après l’entrée en scène de Claude et qui mènent au rebondissement final. « Ce n’est pas un mari qui souffre, mais un propriétaire qui se plaint qu’un rôdeur est entré par effraction », lance Maxime à sa femme.

Les spectateurs qui ont vu Les belles sœurs reconnaîtront la griffe de l’auteur dans cette nouvelle création, sur les relations hommes/femmes, l’infidélité et l’amitié, traitées avec humour.




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