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Divers culture
LA PAPERIE : une partition à 6 mainsPar Yannick SOURISSEAU - le 1 Septembre 2011 à 09:45
Lieu de recherche, outil d’expérimentation et de défrichage pour ce qui concerne les arts et l’espace public, la Paperie d’Angers est surtout l’un des neuf Centres Nationaux des Arts de la Rue labellisés par le sacro-saint ministère de la Culture. Ses missions : soutenir la création, organiser la diffusion et surtout servir de pôle référent et de moteur pour un territoire, en l’occurrence celui des Pays de la Loire pour ce qui concerne le CNAR d’Angers.
Les Centres Nationaux des Arts de la Rue, c’est le plus petit budget du ministère de la Culture, 1,6% du budget des arts vivants. Il nous faudrait pratiquement le double pour fonctionner correctement », explique Éric AUBRY, Directeur de la Paperie, ancien de LO’JO et de Jo Bithume. Et pourtant chaque année, la Paperie accueille une quinzaine de compagnies en résidence à Angers et dans des villes de la région des Pays de la Loire. Avec un budget Etat-Région-Ville de 500 k€, dont la moitié passe dans le fonctionnement même du centre, il n’a pas de quoi faire des miracles.
Pour autant, avec sa petite marge de manœuvre il ne verse pas dans la culture de masse, la plus facile, celle que l’on propose au titre du divertissement. Puisque cette œuvre se déroule dans la rue, elle doit s’intégrer à la cité. « C’est une participation à six mains, un acte politique entre l’artiste, les habitants et un opérateur », affirme le directeur, convaincu que l’approche à l’art de nos concitoyens est en train de changer. « Tant pis si ce que nous proposons ne fais pas rire, notre volonté c’est d’intellectualiser le débat, amener l’homme de la rue à réagir, à se poser des questions. La culture doit faire débat, pour enrichir l’homme », explique Éric Aubry, épinglant au passage les Accroches-Cœurs dont le côté programmation laisse au public le choix des spectacles qui lui conviennent en fonction de ce qu’il peut lire, sans effet de surprise. « L’art ce doit être une élévation de l’esprit, c’est ce que nous essayons de faire en surprenant, non pas un public, mais l’homme de tous les jours, pas obligatoirement préparé à voir cette forme d’art ». Bien sûr les réactions sont parfois violentes, surtout quand le commun des mortels estime qu’une partie de son impôt passe dans des projets pour lesquels il ne perçoit pas directement les retombées. Mais Éric AUBRY n’en a cure. « Si quelqu’un se demande à quoi ça sert, c’est que nous avons réussi notre mission. Il commence à se poser des questions, il commence à se cultiver ». Pour lui l’art ne doit pas se consommer comme un vulgaire produit. Rendre le citoyen acteur politique de l’acte artistique
Pour le directeur du CNAR la Paperie, il ne devrait pas y avoir de grand festival programmé à l’avance, mais une sorte de mouvement perpétuel, totalement improbable, dans lequel le citoyen serait un véritable acteur (et non pas consommateur), son rapport à l’art s’en trouvant considérablement amélioré. « L’œuvre puisqu’il s’agit bien de cela doit être pensée en fonction de l’endroit où elle sera produite. Elle doit être contextualisée », poursuit Éric AUBRY, pour lequel un spectacle conçu en Espagne pour un public chaleureux, et vendu clé en main dans un autre pays dont l’approche culturelle est différente ne pourra pas fonctionner de la même façon.
L’inconvénient majeur c’est que les élus ont tendance à considérer l’art comme un remède au malaise conjoncturel de leurs concitoyens. « Il faut subvertir l’acte artistique pour rendre le citoyen acteur politique. On y gagne certainement plus à rendre le citoyen acteur ». Mais cette démarche, entreprise par le CNAR d’Angers, prend du temps. « Le chemin est plus important que la destination », estime le directeur abusant de la métaphore pour bien faire comprendre, surtout aux bailleurs de fonds qu’il ne diffuse pas, mais plutôt laisse infuser la forme d’art qu’il est chargé de promouvoir : « infuser c’est mettre en relation deux éléments pendant un certain temps pour que l’un interagisse avec l’autre, prendre le temps de la demande artistique ». Chaque année, le CNAR la Paperie accueille sur de Saint Barthélémy d’Anjou et sur l’ensemble du territoire des pays de la Loire par le dispositif TER (Territoire en Résidence), une quinzaine de compagnies pour des durées d’une quinzaine de jours. Ces dernières ont ainsi la possibilité de créer, de s’essayer, voire se confronter à la Cité. Cette initiative permet aux troupes de développer de nouvelles formes artistiques et de se faire aider dans la rencontre avec la population locale. La Paperie est subventionnée par le Ministère de la Culture, la Région des Pays de la Loire et la Ville d'Angers, cette dernière prêtant en outre le terrain et les locaux. Dernièrement la compagnie Terrain Vague, en résidence à la Paperie, présentait dans les rues d'Angers, ZUT ! pour Zone d’Usurpation Temporaire (voir vidéo ci-après). La Paperie est parfois opérateur en co-produisant des troupes (dans la limite de son budget). C’est la cas de ZUR, une compagnie bien connue à Angers qui présentera son spectacle « HoriZøne », au Lac de Maine d’Angers, du 5 au 8 septembre à 21h, en prélude aux Accroches-Cœurs, mais aussi à Nantes, au Parc de Procé, du 26 septembre au 1er octobre en partenariat avec le Grand T et le Lieu Unique. Cette tournée régionale n'aurait pu être possible sans le soutien et l'accompagnement du Conseil régional des Pays de la Loire Responsable de publication et rédacteur en chef, assure le suivi technique du journal et son... En savoir plus sur cet auteur
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F. Hollande un président « sobre » et... « étanche », selon la presse étrangère
Vu sur le Monde.fr, le 16 mai 2012
Le président étanche. » Dans l'averse des commentaires relatant, avec plus ou moins de sarcasmes, l'entrée en fonction, sous des trombes d'eau, de François Hollande à la présidence de la République, la palme de l'habileté revient sans aucun doute à Kommersant. Visiblement impressionné, le quotidien russe décrit un François Hollande impassible face aux orages, sourd aux réprimandes de ses gardes du corps inquiets de le voir s'approcher de la foule et capable d'arriver à l'heure à l'Elysée « tout en s'arrêtant aux feux rouges et en laissant les piétons traverser au passage clouté »… Lire la suite sur Le Monde.fr Comment Hollande démine Notre-Dame-des-Landes pour Ayrault
Vu sur Rue89.com le 10 mai 2012
L’arrivée au pouvoir de Hollande donne du répit aux opposants de l’aéroport. Eviter de trancher dans le vif, sa méthode de gouvernement ? La méthode Hollande vient déjà d’être mise en œuvre dans le dossier très chaud du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, symbole du désaccord avec les écologistes. Bilan : on gèle tout, on laisse faire les tribunaux, et on verra dans deux ans… Lire la suite sur Rue89.com Plus de 1,6 million d'embauches prévues en 2012
Vu sur Huffington post.fr le 10 mai 2012
Une éclaircie se profile dans le secteur de l'emploi pour 2012. Les entreprises prévoient d'embaucher un peu plus que l'an dernier, selon une enquête annuelle de Pôle emploi publiée, jeudi 10 mai. Toutefois, les entreprises invoquent des difficultés croissantes pour trouver la perle rare. Ces difficultés seraient liées à l'inadéquation des profils aux postes, une pénurie de candidats ou encore aux conditions de travail et à un déficit d'image de l'entreprise, du secteur ou du poste… Lire la suite sur Huffington post.fr |
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