La Casta, ni diva ni blabla


Rédigé par Tristan LOUISE - Angers, le Jeudi 28 Janvier 2016 à 09:13


La comédienne, mannequin et désormais réalisatrice s’est confiée (un peu) sur ce qui l’anime. Et n’a pas été avare de son plaisir d’être au jury de cette 28e édition.



la superbe Laetita Casta, habituée des studios photos, sait capter la lumière naturelle
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Elle est belle, très belle, même si on la préférait avec davantage de formes. Prendre et rendre la lumière, c’est un peu son métier. Une essence ? Une évidence, assurément : « Cela n’a jamais été un boulet d’être belle. Cela m’a permis de faire des rencontres extraordinaires, d’avoir une vie extraordinaire. Vous savez, j’ai fait ce métier de mannequin et de comédienne parce que j’étais extrêmement timide et cela m’a sauvée, quelque part. Cela fait partie de mon équilibre ».

On la croit sur paroles - pesées, réfléchies, distillées avec modération - et sur gestuelle. Laetitia Casta se demande peut-être encore ce qu’elle fait là, s’interroge sur ce qui la légitime. Ses choix de carrière parlent pourtant pour elle. Si le grand public garde en mémoire sa silhouette de Falbala dans Astérix et Obélix contre César, de Claude Zidi, les curieux de cinéma se souviennent d’elle dans Les Âmes fortes,  de Raoul Ruiz ou dans le rôle de Sophie dans The Island, de Kamen Kalev et dans celui de le jeune femme dans Une histoire d’amour, d’Hélène Fillières. « Je ne crois pas qu’on devienne actrice. On est actrice. Pour moi, depuis que j’ai 19 ans, c’est une nécessité. Les gens s’imaginent que ce choix d’être actrice est venue après le mannequinat… mais j’ai toujours fait les deux. J’ai eu la chance d’être choisie par des réalisateurs. Et le cinéma est quelque chose de sérieux, donc je m’attendais à l’exigence qu’il implique. C’est un engagement absolu et j’aime m’engager ! ».
"Le cinéma est quelque chose de sérieux, donc je m’attendais à l’exigence qu’il implique. C’est un engagement absolu et j’aime m’engager !"

Si son premier souvenir de toile obscure se nomme Rambo 2 - vu parce que le frère le réclamait à sa mère - et qu’il demeure vivace (c’était un symbole de virilité, non ? (rire) », sa culture du 7e art se conjugue davantage avec Bergman, Bresson (Mouchette), Truffaut (L’enfant sauvage pour son noir et blanchet la force du personnage) et… Desplechin, son président ici à Premiers Plans : « J’ai vu et aimé tous ses films. Après « Trois souvenirs de ma jeunesse », je l’ai appelé pour que l’on se voie et pour lui dire que j’avais adoré. C’est un grand réalisateur qui parle de la vie de manière sensorielle ».

Sensoriel, c’est aussi le mot qu’elle utilise pour qualifier son premier court métrage : « La lumière et l’image ont prévalu. Et puis c’est un peu un bilan de ce que j’ai vécu depuis toutes ces années. Il s’agissait de poser une pensée et de m’interroger sur le pourquoi on donne autant à un photographe, à une image. Mais je ne peux pas dire que je me sens réalisatrice (elle a écrit un scénario de long métrage mais n’en dira pas plus…) ».

L’exercice lui permet en tout cas d’appréhender différemment les premières œuvres qu’elle doit évaluer avec ses camarades du jury : « Un film, c’est comme un accouchement. C’est difficile de diriger une équipe, d’arriver à raconter une histoire… comme je viens de la vivre, c’est vrai que je regarde le travail des autres autrement ».

Et quel type de spectatrice êtes-vous mademoiselle Casta ? « Je fonctionne avec le cœur. C’est instinctif, comme pour le choix des rôles. je ne regarde pas trop la technique, le genre. Un film, c’est une proposition et l’on accepte ou pas la rencontre ». La belle n’est plus timide pour parler de sa joie d’être à Angers cette semaine : « C’est un cadeau de pouvoir voir tous ces films. Je suis là pour me nourrir. Premiers Plans est un festival pointu et en même temps très ouvert. Je suis très honorée d’avoir été demandée, et très heureuse aussi de pouvoir échanger avec les autres membres du jury ». Celle qui « rêve de choses complexes », qui aime à se faire surprendre, vibrer avec un cinéma qui lui apprend des choses sur elle, aura sûrement "matière à" avec cette verte création européenne. « Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté. Toute la place est pour la beauté »

Laetitia Casta pourrait sûrement offrir la sienne à cette fulgurance de René Char.












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