La Couleur des sentiments : un arc-en-ciel d'émotions !


Rédigé par Option Cinéma Lycée Renoir - Angers, le Lundi 14 Novembre 2011 à 07:57


Le récit de trois femmes des années 60, qui vont nouer une amitié autour de la rédaction d'un livre ayant pour but de faire exploser la société ségrégationniste de l'époque aux USA. Elles vont pour cela devoir braver beaucoup d'interdits, faire preuve de solidarité et de courage...



Skeeter (Emma Stone) est encouragée par ses amies, Aibileen (Viola Davis) et Minny (Octavia Spencer), à quitter la ville pour poursuivre sa carrière de romancière.
Skeeter (Emma Stone) est encouragée par ses amies, Aibileen (Viola Davis) et Minny (Octavia Spencer), à quitter la ville pour poursuivre sa carrière de romancière.
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Ce film, adapté du best-seller « The Help » de Kathryn Stockett, relate l'histoire de Skeeter (Emma Stonne) une jeune journaliste blanche qui essaie de percer en tant qu'écrivain dans les années 60. Alors que toutes ses amies sont mariées, ont des enfants et vivent dans la bourgeoisie, Skeeter préfère, elle, se consacrer à la rubrique ménagère qu'on lui a confiée. Un jour, dans le cadre de sa rubrique, elle demande conseil à Aibileen (Viola Davis), la domestique d'une de ses amies.

Cela va lui donner l'idée démesurée d'écrire un journal recensant les témoignages de domestiques noires, dont les conditions de vie sont épouvantables. Une idée très risquée qui pourrait attirer les représailles de certaines personnes... Aibileen, après hésitation, accepte et se confie à Skeeter pour la première fois de sa vie. Sa meilleure amie Minni (Octavia Spencer), son plus grand soutien depuis la mort de son fils, ne tarde pas à la rejoindre. C'est alors qu'une amitié sincère naît entre ces trois femmes, unies par ce projet dont elles ne réalisent pas encore l'ampleur...

Ce que l'on remarque en premier dans ce film c'est la photographie qui est magnifique et l'esthétique, très poussée. Avec les décors majestueux qui reconstituent à merveille le Mississipi de l'époque, elle retranscrit avec brio l'Amérique ségrégationniste des années 60 : le décalage entre le ghetto dans lequel les domestiques vivent et les résidences luxueuses où elles travaillent.

Il faut ajouter à cette ambiance des musiques majestueusement adaptées, qui savent rester discrètes et qui transmettent des émotions très subtiles. Cela fait ressortir un jeu des acteurs proche de la perfection. Leur interprétation est l'atout de ce film. Les personnages sont donc très charismatiques, ce qui pousse parfois le spectateur à vouloir interagir avec eux. Par exemple les remettre à leur place ou les consoler. Mais il n'y a aucun jugement dans le film, le spectateur se fait son propre avis des personnages.

Le réalisateur a su mêler finesse, émotion et humour, tout en traitant un thème assez délicat. Un sujet sensible car il est finalement assez récent, mais les acteurs vous emportent avec leur naturel et vous font tout simplement rire et pleurer. Pleurer, lorsque l'on voit comment sont traités les domestiques, ou l'histoire de la mort du fils d'Aibileen. Rire, lorsque l'on assiste à des scènes extrêmement amusantes comme celles où Aibileen et Minny se moquent de leurs patrons, ou encore la fameuse tarte au chocolat de Minny !

L'histoire regorge de belles valeurs, il nous rappelle les injustices et les combats passés qu'il ne faut pas oublier.

Un film attachant qui nous ouvre une fenêtre vers la couleur de nos âmes.

Gatien.












Angers Mag